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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. $* 7séparés leur font mutuellement nécessaires. La connoissanceintime des choses dépend de leur concours ; tantôt l’une lesobserve , 8c l’autre les explique ; tantôt celle - ci prévient8c annonce les phénomènes , celle - là voit ôc confirme ccque l’autre prédit. Depuis Nevton , de grands progrès ontillustré les deux sciences. Bradley a découvert l’aberration desétoiles 8c la nutation de Taxe de la terre. Le retour descomètes a été constaté par l’obfervation. On a déterminé lesréfractions 8c leurs variations ; on a découvert l’inflexion desrayons solaires dans la petite atmosphère de la lune. Toutesles méthodes ont été perfectionnées. On a remédié à la disper-sion des rayons de lumière par les verres achromatiques. Desvoyages ont été entrepris au pôle 8c à l’équateur , pour me-surer la terre ; à l’cxtrémiré de l’Asrique, pour décrire le cielaustral , pour déterminer la distance de la lune ; enfin danstoutes les parties du monde , pour observer deux fois le passagede Vénus, 8c mesurer par la parallaxe la distancée du Soleil àla Terre , cette grande base de toutes les mesures astrono-miques.

En même tems la géométrie s’est avancée, en perfection-nant les deux calculs inventés par Newton. L’un descenddans les détails des choses , par une marche qui n’est jamaisarrêtée , qui peur aller aussi loin que l’imagination 8c lapenlée , c’est le calcul différentiel ; celui-là est sorti en entierdes mains de Newton. L’autre, le calcul intégral, qui remontede ces détails 8c des parties des choses à leur assemblage ,est borné , comme nous le sommes , dans la plupart denos œuvres. 11 nous est facile de diviser ; il nous est péni-ble de reconstruire. La nature semble nous avoir soumis tousles corps existans du monde créé ; la destruction est dansnos mains , la récompoíìtion est son secret : nos efforts