Band 
Tome troisième.
Seite
339
JPEG-Download
 

DE ^ASTRONOMIE MODERNE. 339

pas espérer mieux. Les méthodes d’approximation ont puêtre suffisantes dans les grandes recherches , quand il fallucalculer Sc sommer des effets particuliers pour en composerun effet considérable , Sc représenter un phénomène très-fensible, tel que le dérangement de la Lune, le mouvementde ses nœuds Sc de ses apsides , les perturbations de Saturne ,de Jupiter 6c de ses satellites, la préceffion des équinoxes ,Lee. La théorie se trouve affez d’accord avec l’observation surla quantité de chacun de ces phénomènes , parce que la causeest: vraie , Lc que la méthode tend à déterminer ces effets.Mais la méthode approche fans atteindre , il y a toujours unedistance entre le résultat Lc la vérité. Quelque petite que soitcette distance, si la quantité cherchée est elle - mème très-petite , elle peut se trouver dans ces limites , 6c hors de notreportée. C ? est cé qui nous âïfivc peut-être, lorsque nous des-cendons dans les détails des choses , lorsque nous estimonsune force élémentaire, doit résulte un leger effet qui ne peutdevenir sensible que par l’accumulation. Les dérangemens deJupiter Sc de Saturne en font un exemple. Ce petit effet a pufe perdre dans les quantités négligées ; il ressemble à ces cor-puscules que la vue distingue à peine , Sc que nos instrumensgreffiers ne peuvent saisir. La nécessité de les manier demandeun nouvel instrument, un instrument dont la sensibilité ré-ponde à la ténuité de ces corpuscules, Sc donc les pointes sub-tiles puiffent embrasser leur petitesse.

Dans l’état actuel où est l'Astronomie, fous un ciel oùpresque tout est connu , nous ne serons bientôt plus que le»témoins des phénomènes périodiques que le tems ramené ÔC re-nouvelle fans cesse ; Sc si l’amour de la science subsiste , si nou»sommes assez constans pour les suivre, chaque siecle ajouteraun petit degré de perfection aux connoiffances acquises » Si

Vvij