34° HISTOIRE
l’Astronomie suivra lentement la nature, en Rapprochant sanscelle, comme ces lignes assymptotiques, qui serrent toujoursune courbe de plus en plus près , fans jamais la toucher. Onne peut rendre à l’Astronomie des progrès rapides que par unerévolution dans ses moyens Lc dans ses méthodes. Ces nou-veaux moyens, ces nouvelles méthodes changèrent, pour ainsi-dire , la nature , cn la présentant sous un nouvel aspect , enmettant à portée de voir plus loin & plus profondément. Ilfaudroit que l’Astronomie devînt une science neuve ; la nou-veauté produit la curiosité , Sc le génie s’anime par la facilitédes découvertes. C’est cette facilité qui tourne tous les espritsvers les sciences encore peu cultivées ; la curiosité Sc l’amourde la gloire y trouvent saliment qui leur est nécessaire. De-IÀcette espece de mode que les sciences éprouvent commetoutes les choses humaines. Les gens de génie s’y portent ,parce qu’ils y trouvent des succès ; les gens du monde s’enoccupent, parce qu’ils font avides des connoiffanccs nouvelles.L’Astronomic devenue plus intéressante par les vues de Galilée,de Dominique Gais.ni, de Halley , fut la science du derniersiécle. Au milieu de celui-ci , les applications brillantes duprincipe de Nevton , firent prendre un nouvel essor à la.géométrie.
La révolution que nous demandons ne peut avoir lieu quedans les instrumens ; car si nous ne changeons point d’or-ganes , nous verrons toujours la nature comme nous savonsvue. II faut demander au tems Lc au génie une méthode gé-nérale d’intégration, un autre procédé de calcul qui nousdébarrasse des approximations, ou qui du moins les rende Lcplus sures pour ne point laisser de doute, Sc plus subtiles pourqu’elles puissent aller plus loin. Les nôtres semblent avoir faitJtout ce qu’ellcs peuvent faire ; aujourd’hui nous n’avons plus