Ï>E L’ASTRONOMIE MODERNE. 341a chercher que de petites quantités qu’il faut atteindre avecles mêmes moyens, qui ont réussi pour des quantités plus sen-sibles. Les obstacles, les erreurs fe multiplient, les difficultésde calcul hérissent chaque question , & la solution peut scperdre dans leur incertitude. . •
Quant aux instrumens de l’Astronomie pratique ;■ ceux dcla mesure du tems ne paroissent pas susceptibles d’êtrc sensi-blement perfectionnés. Le pendule marque l’intervalle d’uneseconde , l’oreille partage facilement cet intervalle en ‘deuxparties ; mais une portion de la durée , plus petite qu’unedemi-scconde , ne seroit point saisie par 1 organe. Les iristru-mens pour mesurer l’efpace , font également portés à unegrande perfection , ou du moins les legères améliorationsqu’ils peuvent recevoir, ne changeront point l’état des choses.Mais nous voyons dans certaines mesures astronomiques, faitespour concourir ensemble, un défaut dc correspondance 8c d’éga-lité, qui peut être dénoncé à l’esprit inventeur. Quand l'Astro-nomie veut déterminer la position d’un astre dans le ciel ,elle y atteint en mesurant la déclinaison 8c l’afcension droitede cet astre. La déclinaison est mesurée par un quart de cerclequi ne comporte qu’une erreur de deux à trois secondes dcdegré ; l’afcension droite est obtenue par la comparaison destems (a) : il en peut résulter une erreur d’unc seconde , quirépond à quinze secondes de degré. La première mesure aune précision cinq fois plus grande que la seconde. II fa u droitdonc, pour l’avantage de l’Astronomie , que le second moyenmontât au niveau du premier. L’emploi du tems, dans lesmesures astronomiques, a fait une première révolution dans
(a) Supra , Tome II, p.