Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
83
JPEG-Download
 

SECONDE PARTIE. 8 z

figure, de la 9. Proposition, ils n’en peuvent pas mesme sortir parallèles,comme en la seconde, pour le défaut de la concavité de ce verre 3 bien loind’en sortir divergents, comme en Ia troisième figure de la mesme 9. Proposi-tion , pour estre utiles à l’une des deux sortes de veuës plus ordinaires, commenous avons remarqué parla 16. Proposition. Par conséquent, le verre con-cave est necestairement de plus petite íphere, que le verre convexe, auquel ildoit estre accommodé : en la construction de l’Oculaire Dioptrique.

Et le simple raisonnement, confirme encore cette vérité ; car ce verre con- Tab.iicave, estant posé de deux égales concavitez, &. de mesme sphere, que les deux Sg. r.égales convexitez, du verre convexe: si ces deux verres íont posez contigus,^ un 5 surl’autre 3 comme font icy a b, c d, l’une des convexitez du verre con-vexe , remplira justement une des concavitez du verre concave ; Le par con sé-quent, ces deux verres ainsi unis ensemble , comme ne faisants qu’un seulCor ps, iì aura deux superficies parallèles, l'une du verre convexe , Sc l’autre duconcave • Comme font a e b , & c f d 3 Lc ce corps ainsi composé de ces deuxver res ,n'aura point plus d’eíRt pour augmenter, ou diminuer les objets,qu unsimple verre, de deux superficies parallèles : d’autant que la superficie concaveA e b, diminuë autant l’objet, que biconvexe cfd , l’auroit pu augmenter:

2c que la convexe l'augmente réciproquement au contraire. L un de ces ver-res ainsi conjoints, détruisant totalement faction de l'autre. Et bien loin,qu’estants séparez , Le éloignez à quelque distance l’un, de l’autre, ils produi-sent un meilleur effet 3 les rayons visuels ayants traversé le verre convexe ,tomberont encore plus convergents fur le verre concave, comme l’on voidles rayons rompus p n , q^o, en la figure precedente : C est-pourquoy, le con-cave ne pourra plus les rendre meíme parallèles en 1 œil, comme il pouvoir ^lors qu’ilsestoient conjoints. Confequemment , bien moins les pourroit-rlrendre divergents. Que si en conséquence, un verre concave de mesme sphè-re en ses deux concavitez, que celles du verre convexe, est inutile pour en con-struire 1 ’ Oculaire Dioptrique, comme nous avons veu 3 à plus forte raison, sile verre concave estoit de plus grande sphere, que le convexe, Lee. Donc leverre concave en l’Oculaire Dioptrique , est necestairement de plus petiteIphere, que le verre convexe. Ce qu’ilfaloit démontrer.

PROPOSITION XIX.

lE y ERRE CONVEXE ESTANT DE P LV S GRANDEJpbere, que le verre concave, en la conftruclion de t Oculaire Dioptri -^e -, U augmente le/pece de l'obiet.

’Est icy une conséquence, de la précédente Proposition cariéverre convexe íeul, augmente l’eipece de l’objet, par les 6. Le 7. Pro-positions précédentes 3 Lc encore que le verre concave aussi seul, aucontraireíadiminuë, parlesiz. LC14.Propositions; &c qu’ilsoitvray,v c „ e est veu par le seul verre convexe, paroistplus grand, que lors qu’on

del lOUt - e Un verreconcave > neantmoins,par lay.Proposition, l’augmentationD f objet, par le convexe, & parla 14. ía diminution , par le concave, íontE ls § r andes, lors que ces verres font plus éloignez de l’œil : par conséquent,verre concave devant estre tout proche de l’œil, en l’Oculaire Dioptrique,fr la 17. proposition; Ia diminution qu’il fera de l’objet, fera peu sensible,^aisau contraire, le verre convexe devant estre fort éloigné de l’œil, par la

L ij

M