Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
111
JPEG-Download
 

SECONDE PARTIE.

m

-Ci 4*

><&<**■

BEH

PROPOSITION XXXVII.

PAR TROIS VERRES CONVEXES 9 EâL F0/R TRL^-d'tfitnSIement les obiers renversez, ; fi? beaucoup augmentez, de gran-deur .

E t t e Proposition, démontre la maniéré de perfectionner la con-struction , des deux verres convexes ; exposée en la Proposition 35. S "

8c de suppléer leur défaut de proportion , lors qu’ils reprefententl'objet trop petit. Soit donc reïteréeicy , la mefme figure de la 35.Proposition, 8c consequemment, supposée la mesine disposition des deux ver-res C D , & v x, qui representent l’objet a b , â l’oeil 1 K, tres-distinctementrenversé ; mais trop petit, par le défaut ( supposé ) de leur proportion de con-vexités. Il faut à cet effet remonter premierement le second verre v x, plusproche du concours g h ,du premier verre cd, en forte que l’œil 1 k , n’ypuisse plus voir l’objet a b , que confusément renversé : de mefme, qu’en la 35.Proposition, nous avons remonté l’ceil,de L m, en i k j a fin qu’il receust uneplus grande divergence, des rayons de l’objet a b .

Soit pour cette mefme raison, remonté icy ce second verre vx, comme en y fig> ,

2 > en la seconde figure : sans varier la situation de l’ceil 1 k , on luy interposeraun troisième verre rs , en deuë proportion de convexité, 6c de distance; deforte, quel’œil 1 k, soit toujours entre son point de concours n , comme ile ftoit entre le point de concours n ,du second , en la mefme 35. Proposition:a lors,l’ceil 1 x,verra de mefme l’objet a b, renversé, mais beaucoup plus grand;

& neantmoins tres-distinctement, par les trois verres c d, y z, r s : qu’il ne leVo yoit auparavant, par les deux c d , v x , seulement. Car le second, ayantesté remonté figure z. en y z , plus proche du concours g h , de l’objectif c d ,

Pour recevoir une plus grande divergence des rayons de l’objet, par le Corol-laire de la3o. Proposition, 6c la convergence de l’humeur cristallin de I’œil 1 k,

Hui jointe à celle de ce second verre , n’estoitpas auparavant capable d’uneplus grande divergence ; estant maintenant augmentée, par l'adj onction de cetroisième, 6c rendue capable de corriger cette plus grande divergence desrayons quelle reçoit en y z, par le second verre , maintenant approché duconcours g h ; ces deux verres y z, 6c r s, ne faisants icy tous ensemble, avecí oeil 1 k, que la fonction de l’œilseul, par la 4. Proposition, ( comme j'ay dé- Là t«-Ja remarqué du second, 8c de l’œil, dans la 35.) 11 est par conséquent, renducapable, d’avoir en cette plus grande divergence de rayons, la vision distincte j^ntemëcde l’objet ab. Donc aussi, de le voir plus grand, puisque fous un plus grand aveci’osì),.an gle, par la 31. Proposition converse, 6c le Corollaire de la 30. Mais néant-î^oins, toujours renversé ; d’autant, que les deux verres y z, r s, font ton- fonctionjours avec l’œil, au dessous du concours g h , du premier verre c d , par la 30.Imposition; & que ces deux verres, ne faisants qu’un commun concours au eu ‘P°int n, par la 4. Proposition, entre lequel, l’œil 1 k, est situé ; ils ne luychan-gent point la situation de l’objet, par la 5. Proposition. Ce qu’il faloit dé-montrer.