m LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
Tab.14 Soit donc proposé, quelconque Oculaire Dioptriquede la premiere efpece,fig. $• déja construit, pour voiries objets éloignez: fans rien changer en la proportionde ses verres, convexe, Lc concave ; l'on ajustera le petit objet propoíë à voirf g , à telle distance de l’objectif a b , que s’il est plan- convexe par la premiereProposition,ou de deux égales convexitez, parla z. cette distance , excedequelque peu la longueur du diamètre , ou du demy-diametre , comme icya e , ou b H, deíà convexité 5 parla3.Conséquence de la z. Proposition: afinque ses rayons, faits convergents par leur réfraction, en fa pénétration ; faíTentleur concours à une tres-grande distance, comme je suppose celle des pointsk, i,l ,par la 4. Conséquence, de la 2. Proposition. Ce verre concave cd,estant construit avec son objectif a b , à la mesme distance de ce nouveau con-cours k 1 L, des rayons f a l , g b k, Scc. de ce petit objet proche f g 5 qu’ilestoit auparavant, au respect du concours des objets éloignez, par la 20. Pro-
{ >osition. L’ceil, pose proche de ce verre concave c d , verra maintenant pares deux mesmes verres a b,c d , le petit objet f g , tres grand, Sc tres-distin-ctement, en fa situation naturelle. Et premierement, il le verra tres-distin-ctement ; car encore, que l’ceil estant en cette construction, tres éloigné duverre objectif, il le voye sous un fort petit angle, par le 26. Axiome ; Sc consé-quemment tres-perit, par le 23. Ec qu’il produise réellement à P œil pour ce res-pect , le mesme effet, que s’il estoit de tres-petke superficie ; faisant la base ducône visuel, fort étroite, par le Corollaire de la 7. Proposition; Sc conséquem-ment , transmettant à l’œil peu de rayons, au respect d’un grand objet éloigné}neantmoins eu égard à un petit objet, tres-proche, comme je le suppose icy}&qui par conséquent, n’a pas besoin d’une ample largeur du verre objectif,
f iarle mesme Corollaire de la 7. Proposition ; suffisant qu’il reçoive seulementes rayons plus directs, & proches de Taxe Optique , pour faire la vision de cepetit objet proche , plus forte, Sc plus distincte, par le 22. Axiome. Par consé-quent, ces deux verres a b , c d , qui font supposez en deuë proportion, puisqu’ils faisoient tres-distinctement voir les objets éloignez ; feront ( d plus for-te raison) voirie petit objet proche fg , tres-distinctement, par la 25. Propo-sition. Ils le feront voir droit, par la 5. Proposition .- d’autant que l’œil, avecle verre concave, sont entre le verre objectif, Sc le concours k 1 l , des rayonsde ce petit objet. Or pour les mesmes raisons, que l’oeil void tres-distincte-ment ce petit objet proche, il le voidauffi tres-augmenté de grandeur 5 quoy-queá divers respect:, parle Corollaire de la 7. Proposition. Car plus l’œil estéloigné du verre convexe, entre son point de concours, plus l’objet, Iuy paroistgrand , par la mesme 7. Proposition. Mais en la construction de ces deux ver-res de l’Oculaire , suivant le nouveau concours, des rayons de ce petit objenproche ; l'œil, est tres-éloigné du verre objectif; estant conjointement avec leverre concave, tres-proche de ce concours k 1 l. Par conséquent , il void cepetit objet proche, tres-distinctement, Sc tres-grand, par cet Oculaire Dso-ptrique, de la premiere espece. Ce qu’il faloit démontrer.
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