TROISIE’ME PARTIE. r6y
dis que l’espece del’objet, luyparoistratres-claire, & distincte $ jusques à cequ’elle paroisse enfin, aucunement diminuer de clarté 5 Sc alors , ostant ce der-nier verre de l’œil, l’on remettra le précédent, avec cet objectif, qui fera ce-luy , avec lequel ayant la vision exquise , il se trouve en plus grande propor-tion. Asm neantmoins, que l’Artiste commençant, Sc encore moins expert,
P e hésité j se trouvant trop indécis : Sc se proposant des extrêmes trop vagues,en la recherche de cette proportion ; je luy donne un facile moyen, d’y réussirdans la pratique, au Chapitre suivant.
CHAPITRE II.
Estants connu'ès les proportions , des sphéricités ou puissances y des verres 3de deux excellents Oculaires Dioptriques , íunde médiocre > §§' t autrede grande longueur ; trouver généralement par une pratique finguliere ,la proportion des sphéricité 5^, ou puijsances 3 des verres , de tous les en-tremojens j (dp mesme des plus grands , & des moindres 3 que les don-ne%.
O v r fonder cette pratique , j’y suppose d’abord les deux choses,que j’ay spécialement exprimées au précédent Chapitre ; la premiè-re , c'est la mesme excellence de diaphaneité en la matière , ou si l’onne peut, au moins ( pour faciliter la pratique,) une suffisamment bon-ne . La seconde, c’est l’excellence en la forme des verres : ou du moins, qu’el-k y soit aussi suffisante, pour produire un bon effet. Et cela posé, soit par exem-ple connue , la proportion des sphéricité? des verres, de deux excellents Ocu-laires Dioptriques, l’un de 20. pieds de longueur ; auquel ils font en propor-^on commet, à 48. LL l'autre de z. pieds, où ils font en proportion, comme t. à2 4 - parla 59. Proposition. L’on tirera fur un plan, disposé à cet effet, une li- * AB,Ï *§°e droite quelconque indéterminée , fur laquelle ,d’un point pris à volonté S ’ *'c onime a , l'on portera, de quelque ouverture de compas que l’on voudra,
( petite neantmoins, pour la facilité de la pratique ; ) 20. parties égales, •com-ni e de a , en b ; qui représenteront les 10. pieds de longueur, du plus long deCe s deux Oculaires. Sur cette ligne ab, comme base, l’on fera un trian-gle équilatéral a b c j & ayant pris fur cette base a b , trois de ses parties, on* es portera du sommet c, sur les deux costez c a , c b, de son angle a c b ,auxpoints e f , par lesquels on tirera une ligne droite e f, parallèle à la base ab ; ôcc ette ligne e f, contenant 3. parties de celles de la base, representera les 3. pieds,
^ e Ia longueur du moindre Oculaire donné. S oient en fuite prolongées d’uneRosine part, les deux lignes a b, Sc e f , indeterminément. Et d’autant que le^ e rre de l’œil, duplus grand Oculaire proposé, pour estre en proportion âío n objectif comme r. à 4.8. par la 59. Proposition converse j s'il est plan-con-Ca ve, ou plan-convexe, il doit estre formé d’une fphere de 5. pouces de diame-^ e ,oudedemy-diametre, s’il est de deux égales concavité?, ou convexité?.
point B , fur la ligne A B, prolongée, l’on portera en g , la longueur de y.
P°uces effectifs, mesure du Roy : le dernier desquels, l’on subdivisera, en sesy. lignes ; asin que comme la base a b , du triangle équilatéral abc,
°it servir de commune mesure r’accourcie, de toutes les longueurs entre-P’oyennes , des Oculaires Dioptriques - y entre le plus long donné de 20. Ss.e Poindre de 3. pieds : fa partie prolongée b g , serve aussi de commune me-
X iij