i§4 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
CHAPITRE VIL
çonftruttion positive, d'une septième ejpece <£ Oculaires , qui representeCobïet en sa fituation naturelle -, par quatre verres convexes : tres-grand , comme tout proche ; tres-dismcíement , O m tres-grand osp&~ce 9 d’un seul aspect.
U o y - q^v E P O culaiîè, positivement construit au précédent Cha-pitre , soit également admirable en ía construction -, Sc en son effet ;estant le premier composé de seuls convexes, qui ( dans P uíage}puisse representer lesobjets, en leur propre situation naturelle. Soneffet, laiíîant neantmoins quelque chose à desirer, (joint, qu’il demande unegrande longueur de tuyau ; ) & l’efFet, des autres qui le précédent,ne satisfai-sant pas pleinement 5 veu queceluy de la premiere eípece, qui admet le verreconcave, ( pour excellent qu’il soit au reste-, J rend toujours la base du cônevisuel si étroite ,plus il augmente son effet, paria longueur ; qu’en cela messme, qu’il represente plus naïvement l’objet ; il cause au mesme temps, un dé-plaisir sensible: d’en representer une si petite partie, d’un seul aspect. Celuy,qui le suit en excellence, composé de deux seuls convexes, est à la vérité ex-quis en son effet 5 mais suppléant le défaut du premier, par la grande étenduede la base, de son cône visuel $ qui represente assez agréablement, un grand esspace de l’hemisphere, d’un seul aspect ; il tombe dans un autre pire : car ren-versant Peípece de l’objet, il semble en cela mesme, renverser encore toutesnos espérances, de trouver mieux. Or quoy que l’un, Sc l’autre de ces Oculai-res, ait ses utilitez, qui surpassent de beaucoup ses défauts ; estants tous deuxtres-agreables en leurs usages , comme je feray voir : cela n’empesche pasneantmoins, que les Curieux n’ayent lieu d’en souhaiter quelqu’un, tellementaccomply ; qu’ayant toutes les perfections de ces deux . il ne participe aucune-ment à leurs défauts. Et en cela, je peux dire , que P Art a si heureusementconspiré dans leur dessein, en la construction de celuy. cy : que satisfaisantpleinement leur désir, il y a mesme surpassé leurs espérances. En effet, c’estPunique, pour representer les objets de la terre ; puis qu’il produit son effec( toutes choses pareilles, ) non seulement dans l’excellence de tous les autres jdroit, Se distinct ; mais qu’il étend largement la base de son cône visuel, Sc q uefaisant voir d’un seul aspect, une tres-vaste étendue d’objets : il en rend si ré-gulièrement, si vivement, Sc si naïvement les especes , Sc apporte leur image,si sensiblement ál’oeil, qu’il surprend agréablement, ceux qui en ont l’uíàg^moins fréquent. C’est.pourquoy , la jugeant mériter fur tous les autres, Pest 1-me des Curieux, Sc Intelligents": Sc voyant que personne n’en a écrit nette-ment , Sc selon son mérité ; comme je me suis de dessein étendu en ía démon-stration dans la seconde Partie de ce livre, je leur donne encore volontiersicy toutes les Observations que j’ây faites, Sc qui peuvent positivement con-tribuer , à perfectionner fa construction.
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