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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE.

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OBSERVAT ION J.

C Et Oculaire pour estre également excellent, Lc commode à P usage pourles objets de la terre, ne doit estre ny trop long, ny trop courr. C’estpourquoy, le plus long, ne doit pas exceder 10. pieds - y ny le plus court, eílreè moináre longueur, que trois pieds : Pexperience m'ayant fait voir, quece uxqui excedent, ou défaillent de ces deux termes ; déchoient d’autant plus, ^° cuîair *ae la perfection des médiocres, qu ils s en éloignent ; ou n’augmentants pas verre*,suffisamment Pefpece del’objet, dans la proportion de leur longueur, ou en P ou f.. cf * te^obscurcissant. D’autant, que les trois derniers verres, estants toujours ne- ““usige,c eflairement de petites sphères ; si P Oculaire, est de moindre longueur que ne deictrois pieds 5 ces trois verres , devront estre à proportion , de tres-petites fphe- moZdre ,res , pour produire quelque effet. Mais estants de si petites sphères, ils feront longueur,c ^ e fort grandes réfractions j Le causeront, ( outre P obscurité, ) des couleurs ^ r "‘î s tíc^ iris, fort importunes à Pœil. Que si l'on diminue leur proportion , les fai- pieds ; ny^Nt de plus grandes sphères * ils feront aussi réciproquement , tres.peu d’effet. P lus »Eourles grands Oculaires, comme de y 5. ou 20. pieds, ils déchoient aussi ne- piedst*affairement, de la perfection des moyens ; ne pouvants porter les trois der-niers verres, de si petites sphères, qu'ils devroient estre, â proportion de íeur°bjectif . d’autant, que íà distance du fécond de ces verres, estant grande 5 lesra yons de l’objet s’affbiblissent trop, fur une si grande longueur : de forte, qiteto mbants en fuite assez obliquement, fur les superficies ( fort convexes ) dests ois derniers verres j les grandes réfractions qu’ils y souffrent, devant que deparvenir à Pœil ; les amortissent ( pour ainsi dire ) tellement, qu'ayants enco-re à peine fuby, celles de la pénétration de ses humeurs ; ils ne portent plus furà rétine , qu’une languissante image de l’objet, fans aucune vivacité. C’estP°Urquoy, l’on est contraint de diminuer, la proportion de ces trois verres, lesAugmentant de sphères ; 6c rendant par conséquent, tout POculaire, de moin-dre effet ; 8c de plus grande longueur : quoy qu’en cette maniéré, I’effet en*oit neantmoins tres-agreable ; mais qui peut estre donné pareil, par un sem-blable Oculaire bien proportionné, 8c de beaucoup moindre longueur. Joint,

S lle plus POculaire de quelconque eípece, est long, moins il étend la base, de*°n cône visuel ; d’autant, que l’œil, posé comme il doit estre, en P extrémité"U tuyau, opposée au verre objectif, ne peut voir l’ouverture de ce verre, âljne si grande distance, que sous un fort petit angle ; 8c conséquemment, quefort petit, par le 23. Axiome. Mais par une si petite ouverture, il ne peut aussiv °ir, que peu de l’objet j à proportion, de ce qu’il en verroit par la meime ou~

Ver ture, en un Oculaire de moindre longueur ; 8c de laquelle, il feroit moinséloigné. La longueur de cet Oculaire de quatre verres, doit donc estre mode-rée , 6c limitée, dans les termes que j’ay prescrits ; pour estre d’ufage com-^ode, 6c agréable.

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