^,96 LA DIOPTRIQATE OCVLAIRE,
seigneray, de deux semblables Oculaires, de quatre verres, il produit un effet,qui surpasse tout ce que l’on peut dire, & espererj de quelque autre sorte, d’O-culaire simple, que ce soit.
iì^cx^exsfxsûsxf
CHAPITRE VIII.
Reduffion positive , d! une huitième efpece d'Oculaires , qui reprefente l ob-ietenfk Jitmtion naturelle,par cinq verres convexes.
E me fuis à dessein un peu étendu, en Pexplication de la Constru-ction positive, de l'Oculaire Dioptrique de quatre verres j d’autantque je l’estime uniquement capable de satisfaire la curiosité de 1 * Ar-tiste ; pour representer parfaitement les objets de la terre. Etd’au-rant, que j’impreuve la multiplication des verres, en í’Oculaire, ( comme j’aydéja dit dans le Corollaire de la 40. Proposition } ) je tiens inutile, (de le con-struire de cinq, ou davantage de verres. Car en effet, celuy de quatre, bienproportionnez , est le seul, duquel la disposition des verres, est tres-naturelle-ment ordonnée j à la distance conjointement, de l’assemblage de leurs deuxpoints de concours : ce que j’ay remarqué en la 5. Observation du Chap. pré-cédent. Secondement, la construction de cinq verres , en l'Oculaire Dioptrí-que,ne peut estre si sincere 5 que ces quatre derniers verres,ordonnez selon quel-conque disposition ; devants neantmoins toujours estre de petites sphères, SCpoíez tres. proches, les uns, des autres ; leurs grandes réfractions, multipliées,en si peu d'espace ; puissent faire un effet, bien régulier, 6c excellent. Jointl’obstacle, que la matière des verres, quelque pure quelle soit ; fait à la lumiè-re, 8c auxespeces. Mais, pour en donner exemple, 6c le faire avouer à l’Arti-ste, par fa propre expérience ; je réduis icy positivement, la construction quej’en ay démontrée , en la 40. Proposition - t où j’ay suppléé par un cinquièmeverre , 1 e défaut d’une juste proportion ; des quatre verres, ae l’Oculaire pré-cédent.
' Soit donc requis icy d’augmenter I’eípece de l’objet, par l’adjonction d’ustcinquième verre z il faut en premier lieu, qu’il soit de puissance graduée, ou deplus grande sphere ; que le quatrième donné : 6c dans une juste proportion. Se-condement , il le faut placer dans le mesme tuyau, du quatrième verre, telle-ment qu’il luy soit presque contigu, mais bien parallèlement: en sorte, qu’e-stant devant le quatrième verre, il soit immediatementà l’oeil. En troisièmelieu, l’on observera pour réglé generale, qu’en tous les Oculaires, composezde seuls convexes, où l’on ajoute en cette maniéré , un verre, tout proche deceluy de l’oeil ; pour augmenter I’espece de l’objet : il diminue toujours à dou-ble titre , la longueur de l’Oculaire : premierement, d’autant, que ces deux der-niers verres, ainsi conjoints, estants supposez d’égale puissance> diminuenttoujours la distance du concours d’un seul, de la moitié, par la 5. Proposition :faiíànts ensemble le mesme effet, queferoitun simple plan-convexe , si onletravailloit du costé plan, de la mesme sphere , de son autre costé convexe : maisce cinquième verre, estant icy de moindre sphere, que le quatrième , il dimi-nue seulement son concours, à proportion de fa puiííance. C’est-pourquoy,il faudra en fuite retirer ce quatrième verre, pour le placer avec son ajouts»moins avant qu’il n’estoit, dans son tuyau ; à proportion , qu’il soustraira de l adistance de son concours. Secondement, d’autant, que ces deux derniers ver-
mm\