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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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â 5 4 LA dioptriqve ocvlaire,

pose, ) il en pouvoir admettre aucun, qui ne luy fust pas perceptible en l’exa-men de son Ouvrage, exactement comparé à son objet original, veu par l’Qcu-laire: considérée la proportion tres-grande de cette coppie , avec son originalainsi augmenté ; il ne pourroit à plus forte raison estre perceptible en cette pe-cite copie ;ny par conséquent, d’aucune considération.

Que si nous comparons maintenant cette coppie contretirée, avec la gran-deur véritable de son objet prototype ; c’est-à-dire, le petit objet qui est con-tenu dans la petite circonférence du verre de l’ceil, de l'Oculaire ; avec celuy,qui est contretiré augmenté, par le moyen du parallélogramme, en cette co-pie: je rends de mefme évident, que le défaut qui s'y pourroit estre glissé,trompant les diligencesde í’Artiste expert - ne pourroit estre non plus aucune-ment sensible, ny par conséquent aussi, d’aucune considération. D’autant,qu’encore qu’il tire réellement cet objet, du petit; au grand ; c’est neantmoinsavec tel avantage, pour la précision de cette réduction, comme s’il le tiroir ef-fectivement, du grand, au petit ; puis que l’Oculaire qui est tres-naturel en soneffet., luy augmentant tres notablement la circonférence du verre de l'ceil, SCtoutes les parties de l’objet qu’il contient , luy donne lieu d’agir, ( faisant ab-straction de ce petit espace réel, de la circonférence du verre de l'ceil, qui nSluy fait aucun obstacle:)toutde mefme, avec la mefme feureté, exactitude, Scprécision, ( supposée la dextérité de l'Artiste, Le la construction parfaite de l’in-istrument, ’j comme si i’objet, que l’Oculaire luy represente de cette grandeur,Testant réellement j estoit en cette mefme grandeur , parcouru de l’index duparallélogramme, & au mefme temps, parle mouvement proportionnel ducrayon ; destiné du grand, au petit, en la copie que Ton en tire: quoy-qustoujours cette copie soit réellement tirée, du petit au grand ; Sc effective-;ment,dans une fort petite proportion, à son original ; en laquelle par confe-íquent, ce défaut f supposé, ) feroit toujours encore imperceptible.

11 reste donc seulement, s’il y a sujet d’appréhender quelque défaut, en l’u-!sage exprimé de cet instrument ; que ce soit plus spécialement de la part, dupa-'rallelogramme, ; qui est plus proche du centre de son mouvement; Sí qui doseparcourir, & indiquer le petit objet original ,dans le peu d’espace de la circon-férence du verre de T œil : d’autant, que la pointe de T index, qui le doit con-tourner , devant estre tres-delicate, comme le sont réellement les parties de ceEobjet, en tant que contenues dans un si petit espace ; ilíembleroit impossible/de pouvoir parcourir si subtilement, Sc si exactement, des parties si petites dans ,leur original, qu’il ne s’y gliffast du défaut ; Sc par conséquent aussi dans la co-ipie,qu’en décriroit le mouvement de sangle opposé, du parallélogramme»Mais l’augmentation notable, que TOculaire fait au mefme temps, de cet es-pace, de la superficie du verre de l’ceil ; & de toutes les parties de l’objet, qu'sscontient, à l’ceil qui le regarde ;ostant,( comme j’ay fait voir, ) tout le sujet-de cette appréhension : Par conséquent, il ne reste aucun doute bien fonde»de la certitude, Sí de la précision, en cet usage de l’Oculaire Dioptrique $ ^contretírer proportionnellement, ( par le moyen de nostre parallélogramme : )les objets, qui font éloignez à fa portée, pour en estre bien veus.

Maintenant, pour ne priver l’Artiste curieux, de ce qu’il pourroit tirer d’uti-lité ,de l'usage du treillis; appliqué à l’Oculaire: Sc luy faire produire quelq uffchose, de ce que nous venons d’effectuer , avec le parallélogramme propos-,tienne! ( autant qu’il en peut estre capable ; ) je fais fuccintement voir en ce ■