TROISIE'ME PARTIE. 271
pour les observations moins ordinaires, qui l’y peuvent exiger. Et en I’une, Scî’autre de ces deux maniérés ; j e luy donne avec une agréable facilité, tous lesmouvemens nécessaires, Sc que l'on y peut deíìrer.
CHAPITRE I.
ConfiruBion du premier appuy , pour appliquer les longs Oculaires • aux
observations ,des obietsdu Ciel.
E t appuy, pouvantestre construit en diverses maniérés ,fui- q- ABt ,,vant les differentes longueurs des Oculaires que l’on y veutmonter ; j’en donne à cet effet de deux fortes, pour les objetsdu Ciel : comme j'ay fait pour ceux de la terre. Le premier,que je reprefente en cette figure , est pour servir à des Ocu-laires de 15.20. ou 25. pieds de longueur. J’en feray voir unautre au Chapitre suivant, pour les plus grandes longueurs ;comme de 30.40.50. 60. ou 80. pieds. Pour ce premier donc, l'on pourra faireIon empâtement de trois pieces feulement; lesquellesassembléesen tiers point,formeront le triangle abc, qui servira de baseàsà colomne v L ; qui y doitestre solidement établie, en v. Cette colomne , est intérieurement cavée,pour recevoir bien justement dans íà longueur, le cric de fer f h ; qui se peutélever abaisser par le moyen de lamanuvelle r. Pour retenir cet instru-ment stable , en l'u sage, à telle hauteur que l'on voudra ; l’arbre de son pignon,porte d’un costé la manuvelle 1, doit porter sur l’autre une petite roue de8. ou 10. dents à crochet, comme z ; dans lesquelles l’on fera engrener un ar-rêts en ressort, en la maniéré du Roché des Montres de poche. L’extrémitëfuperieure f, de l’arbre de ce cric , peut estre formée de deux façons; confor-mément à celle dont on se vòudra servir, pour donner le mouvement vertical,
3 cet appuy : c’est à-dire, ou par le moyen d’une teste plate, ou ronde, en char-nières , comme je la reprefente icy ; ou d’une simple fourchette. J'ay exposé laconstruction de l’une,&; de i’autre maniéré, au Chapitre z. de la Section 6 .C’est-pourquoy ,je remarque seulement icy, qu’en ce globe, ou charnière ; sàbase f , & son tenon g , ne font conjointement qu’une seule piece, ,La base f , 'e st rondement percée en son milieu, peu moins profondément que la longueurdu pivot f , de l’arbre du cric f h ; qui y entre juste, pour servir au mouvementhorizontal de l’appuy. Je n'ay fait ce globe, fa base , Sc toute fa charnière, qued’une racine de noyer : c’est-pourquoy,j’ay doublé la cavité de fa base d’unedo Lille, ou tuyau foncé, de leton, Sc bien rondement foré par dedans, pour fa-ciliter , Sc adoucir son mouvement.
Maintenant, pour la longueur du support de l’OcuIaire, elle est principale-ment composée icy de trois pieces r s, t p , q^y. Celle du milieu r s, est quar-te,de trois pouces en tous sens, Sc de longueur d’environ deux pieds Sc demy ;elle porte comme en charnière, dans ses deux extrémitez les deux limandes vT » x y ; en maniéré des branches d’une fausse équerre. Ces branches se pour-ront bien plier en dessus, mais estants étendues, elles ne se pourront abaisser ,qu’à l'alignement de la piece r s , qui les porte 5 en estants empêchées pour cete ffet, par le recouvrement de leurs extrémitez v, x,prolongées, outre les deux