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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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*90 la dioptriqje ocvlaire,

des commençans à les animer à vaincre peu, à peu, le travail, Sclesdiffî-gultez , qui font inséparables , de* l’obfervation des autres Phénomènes : $5qui demande necessairement, outre l’afsiduité , plus de constance , Le de dex-térité 3. pour obtenir la jouissance , d’un désir , duquel la pieté , mefmelaplus fevere, approuve la curiosité innocente , comme tres-juste , & tres-fain-rg. Car nous y faisapt admirer les œuvres de Dieu , il nous meut jmissarnj*ment à y reconnoistre Le adorer fa Majesté suprême , fa Sagesse infime, Le laGrandeur immense, puisque selon lq témoignage du Prophète ; le Ciel, est l alangue la plus diserte, Le la plus éloquente 5 qui nous puisse parler, de la gloi-re de Dieu.

CHAPITRE , I, ,

Du Corps de la Lune.

Ntre toutes les beautez, que P Oculaire Dioptrique , nousdonne lieu de considérer au Ciel, dans ces œuvres furadmira-bles de Dieu : le plus sage , Le le plus sçavant de tous le*Rois, comparant la beauté singulière de son Espouse à cellede lá Lune 3 Qjuœ est ista ( dit-il, ) quœ progreditur quasi auroraconsttrgtns , palchra ut Luna. Cantic. 6. nous asseure que l’ex-cellente beauté de la Lune , surpasse toutes les autres beau-tez r Et l’Ecriture Sainte en l’Ecclesiastiquc au Chapitre 43. en parlant patantonomase, nous la décrit magnifiquement en ce peu de paroles : Lma , vatCaftrorum in excelfis , in fîrmamento cœli , refplendens glonofê. >

L’antiquité, privée de la connoissance de l'Oculaire Dioptrique, ayant laveuë trop foible , pour discerner au vray , les apparences 3 qu’il nous fait naï-vement voir, fur leDisque,de la Lune : s’estoit persuadée, qu’il portoitlassgure d’un visage humain. Ce que Plutarque mesme, son fidele Interprété»nous insinuë 3 au traitté, qu’il a intitulé fur ce sujet : JDe facie , in Orbe Lan^'D’autres, beaucoup plus Modernes, ( comme Longomontanus, &c.)y° nl?reprefenté la figure, d’un homme portant un fardeau. Mais depuis l'inven-tion de s Oculaire, le Docte Galilée, qui commença ses observations du Ciebpar celles de la Lune : ( car il ne l’avoit alors, que de moindre longueur 3 no 1 *encore capable, de faciliter la spéculation des autres objets du Ciel, plus élo^gnez, & de grandeur moins apparente : ) l’ayant appliqué avec un bonhe^íàns égal, à ce premier, 8c plus facile objet 3 y contempla luy seul, Le le p re "mier, en cet heureux moment 5 plus, que toute l’antiquité ensemble, n’avo 1 ^

f )û, en tant de siécles, qui l’avoient precedé. Et ce fut íàns doute, ce ss 1 *'excita à travailler, avec non moins de bon succez , que de diligence 3construction exacte, des longs Oculaires : Lc à perfectionner ce noble Instf^"ment, pour le rendre capable, de satisfaire, à l’eíperance qu’il avoit conceue»de découvrir par son moyen , les merveilleuses apparences -, qu’il exposa ée-puis avec í’étonnement universel des Doctes, 8c des curieux: dans le Livres»qu’il intitula pour ce sujet ^Sidereus Nunciw, 8CC.

Les Astronomes tiennent unanimement que de toutes les autres Planètes, 1 *Lune est la plus proche de la terre ; d’autant, qu’iîs observent premierewent»Qu’elle a son parallaxe plus grand. Secondera ent,Qsselle les couvre, 8c eclip* e