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LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
CHAPITRE V.
Des Eclipses de h Lune.
’Ocylaire Dioptrique, nous fait clainpment voir , quef Antiquité , qui a observé les Eclipses deÇa Lune, simple-ment à i’œil ; ne les a pas fidèlement observées. Et mesines,qu’elle ne Ta pu , pour les raisons suivantes, que je remar-que avec les Doctes Gassendi, 6c Hevelius. La premiere,d’autant que les observant á la simple veuë, l'on voit la Lunecommencer à «'obscurcir, plustost, qu’elle ne commence esteffet : 8c au contraire, recouvrer plus tard fa lumière. La seconde raison »est que l’Eclipse observée à l’oeil simple , paroist toujours moindre d’un de-do.fs rV dcs my doigt ; 6c souvent mesmes, d’un doigt entier : qu’elle n’est en effet. CeEclipses q ue l'O culasse , prouve tres-évidemment ; 6c la cause en est manifeste : Car,pour^uoj le Corps de la Lune n’entre pas en un moment, dans la véritable ombre de sepeu ex---' terre, pour y estre auísi. tost, fortement obscurcy } mais il s’y insinuë peu, àvanV tu" P eu > êc comme insensiblement : cette obscurité, n’y paroiííant dessus au corn-sage dc * mencement, que comme une fumée assez rare ; qui s’épaiffit de mesine peu, »l’òculairc. p gu} jusques â devenir tres-obscure , 6c tres-noire. Cela se peut aisémenCconcevoir, par la figure , que j’en ay donnée } expliquant au Chapitre se-cond de cette mesine Section, la cause de la troisième espece de lumière, quela Lune, reçoit du Soleil ; qui est celle, qu’elle paroist avoir dans son Eclipse»par la réfraction de Pair plus dense de l’Athmosphere. La cause, de ce derauCde l’oeil simple, en l’observation de -l’éclipse, tant au respect du temps qu’elsecommence, 6cqu’elle finit 3 que de la supputation des doigts de son ombre 1provient donc manifestement, de ce que ne pouvant faire distinction de sepen-ombre. il la prend pour le vray commencement de l’écîipse, quinel'csepas. D'où il faut necessairement inférer, qu’il est impossible, d’obíèrver exa-ctement les éclipses de la Lune ; fans l’ufage de l’Oculaire Dioptrique.conséquemment, combien, les observations que nous en faisons par son moy est »sont à préférer, aux plus exactes, de l’Antiquité.