TROISIEME PARTIE.
3 oi
S®S?5«^5fES?S5îî8 , îS3fSS?ííS?S5^5 ! ï$5ïî5?5J'?5î?5S?î5ÎÇSÎ5Sf5î?S5fí5^SSP5^S?S5í$5^5ÎÎÇ®5^^ 5 P 5 W 5 î? 5 í® s ^ sr í ! 3?®
CHAPITRE VI.
Du Soleil , <A- ^ fit Lumière.
Ovr suivrel’ordrenaturel,delâ situation des Planètes, eûce Traité, des nouveaux Phénomènes découverts au Ciel ;par ie moyen de l'Oculaire: les agréables observations de laLune, qui nous y ont donné entrée, devroient icy, estre im-médiatement suivies, de celles des Planètes Mercure , Lc Ve-nus ; qui font comme elle, in 5 erieures au Soleil. Considé-rant neantmoins , que les diíScultez qui íe trouvent enleurs observations, semblent supposer pour leur intelligence, celle du Soleil yde laquelle, en effet, elles ne tirent pas moins d’éclaircissement , que leurscorps tres-opaques reçoivent, de splendeur de fa lumière : Je la préféré icy ,pour ce sujet. Et rnesme ,si nous considérons encore , que toutes les planè-tes ,sereconnoiíTants redevables à cette tres-feconde source de lumière, decelle qui nous les fait admirer j par les agréables varietez de leurs apparences,qui font o-eneralement causées, de leur diverse maniéré de la recevoit : nousjugerons & sans doute, qu’elles ne font leur mouvement chacune à 1 entour qe rJuy, que pour en reconnoiílre le benefíce, luy en faire hommage, & en iuy , aDieu me/me - qui Payant voulu avantager fur les autres, 6c ii magnifiquementplacer au milieu de leurs orbes , semble savoir spécialement creé , (commeparle le Prophète Roy, ) pour y établir leThrosnede sa gloire ln sole , fo~fait utíernaculuìn fawn. Psal. ) 8 - Et c est-pourquoy rnesme, 1 Ecriture Saintele nomme par Antonomase, l'Ouvrage duTres-haut 5 Vus admirabile , Opus£xcelfi. Ecolefiaflici caf. 43.
Les anciens Philosophes, comme encore quelques Modernes, qui ont pré-cédé la connoiffance de ì’Oculaire Dioptrique ; ont creu , que les Etoiles fixes,aussi bien que les Planètes, recevoient leur lumière du Soleil ; c’eíl T opinion Les Eto{ _
- du P Clavius au Commentaire fur le premier Chapitre de la fphere. Et quel- les fixes,ques-uns mesines, des Récents, ( qui en ont eu lusage > } ont prétendu s.’cnfervir,pour démontrer : qu encore, que le Soleil semble perdre pour cette icuriu-cause par l’émission continuelle de ses rayons, quelque chose de sa substance, fisfi, “c'ess neantmoins seulement en apparence , demeurant dans la vente, tou- m3 ; s e jj csjours égal, & fans en rien diminuer, lis allèguent pour ce sujet l’authonte de luisent^l’Ecriture,enl’Ecçlesiasteauchapitre 1. Oritar Sol, é'occidtt , & ad locumfuum meS;Com .revertìtur : ìbìque nnafeens tytat fer meridiem , & ficlitur ad aqmlonem^ : tyrans m. aa»ncuniverfa. Jn circuitu perdit fairitus , tn circulos fuos revcrtiìur. Qmnïa fiumìna
ìntrant in Mare , & Mare non redundat. Ad locurn unde eiceunt flutnina , rever-*untur , utìterumsuant. De rnesme,( disent-ils ) que les vents vont toûjourstournoyants, 6e retournent continuellement sur leuis propies contours, &-révolutions. ' De rnesme, que les Fleuves, entrent dans la Mer, fans quelleregorge ; 6c que les Rivières retournent au lieu, où elles ont pris leur naissan-ce - pour y recommencer leur course. Tout de rnesme , que le Soleil se leve , RR couche nuis retournant à i’Orient , y recommence de nouveau à paroistre :
P p iij