3 oS LA DIOPT R.IQV;E OCVLAIRE,
culaire ; que ces deux Planètes, tournent â l’entourdu Soleil : comme centrede leur mouvement. Et que leur circuit, ne contient pas la terre.
Maniéré L’on observe commodément les conjonctions inferieures, de Venus, Le dever^e," Mercure ; avec le Soleil. Car en ayant reconnu le temps, par les Ephemeridesjconjon- Le dressé l'o culaire ,sur íonappuy, dans la chambre obscure- recevant lesdes°pL- rayons du Soleil, fur le plan, commé au Chapitre 5. de la Section 9. les corpsnetes de de ces deux Planètes, y paroistront tous noirs,fur le Disque du Soleil j com-Je Mer’ & me estants privex de lumière , au respect de la terre .- leur hémisphère lumi-cure ; avec neux, estant alors tourné vers le Soleil. On les peut encore observer ,avecle Soleil. l’Oculaire Helioscope, à l’œil simple 5 en ia maniéré commune.
CHAPITRE X.
Des trois Planètes supérieur es , Mars, Iupiter Saturne,
en général.
Es trois Planètes, de mesme que les inferieures ,n’ayantsau-cune lumière, quedu Soleil j ilifcst certain, en conséquence,qu c si nous n’y remarquons pas les mesmes phases , qisen laLune, Venus, & Mercure : c est d’autant que leur situation,au respect de la terre , & du Soleil ; ne le permet pas. Car enleur conjonction avec le Soleil, comme encore devant, 6c a-prés j elles iuysont superieures : c’est-pourquoy , elles tour-nent vers la terre, leur mesme face, qu’elles tournent vers le Soleil -, commefont Venus, Sc Mercure. Mais en leur opposition, tout de mesme que la Lu-ne, elles font auísi voir à la terre ; leur meíme face éclairée du Soleil. Par con-séquent, en ces deux posicions , elles nous parfissent necessairement pleines.Mais en toutes les autres, ( 6c mesme dans leurs moyennes longitudes , ) ellesnous paroissent toujours, plus que demy pleines. D’autant , que les rayonsPhasfSjdcs ou lignes droites, qui leur seroient tirées de la terre, Lc du Soleil - fer oient toû-noufi» jours des angles aigus, qui devroient neantmoins estre droits ; pour nous lesxeàr». pouvoir faire paroistre demy pleines : ou mesme obtus , pour qu’elles nouspussent paroistre croissantes, ou décroissantes 5 c’est-à-dire ,moins que demypleines.
Neantmoins, il est évident, que ces trois Planètes, reçoivent leur luîmesdu Soleil. Prcmierement, parce que toutes les Planètes , tournants autour djíSoleil ; les plus célébrés Astronomes, comme Ticho, Copernic, Lee. le consti'tuent pour centre de leur mouvement. Secondement, d’autant que l'experieu-ce fait voir, que les Planètes ont plus de lumière ; à proportion, qu’clles íontplus proches du Soleil. Car Mercure , en a plus que Venus ; Venus, en aplus que Marsj Mars, plus que Jupiter ; & Jupiter, en a plus que Saturne- £ lîtroisième lieu, cela fe prouve, de ce que îes Planètes, comparées aux Etoile 5fixes,n’ont pas une lumière si vive,si brillante, ou scintillante : car encore, q uCMercure étincelle un peu, 6c quelquefois Venus 5 ce n’est point en comp 3-raison des Etoiles fixes. Et meíme de ce que Mercure , Sc Venus étincellesquelque peu ; cela estant un effet, de la cause, que nous avons touchée aul e-ctrad argument jc’est-à-fçavoir, d’autant que ces deux Planètes estants pm s