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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PARTIE.

proches du Soleil, elles en reçoivent une plus forte lumière.-) C’est en consé-quence une confirmation évidente , que toutes les Planètes reçoivent leur lu-mière qu Soleil , 6c confequemment, qu’elles n’en ont point de propre. Maisla cause, pour laquelle les Planètes n’édncellentpas , c’est d’autant que leurssuperficies estants fort inégales, elles ne nous réfléchissent les rayons , de lalumière, qu’eìles reçoivent du Soleil 3 qu’affoibiis, par plusieurs réflexionsreïterées 5 ques’en font réciproquement leurs inégalitez.

Ces trois Planètes superieures, Mars, Jupiter ,5c Saturne 3 qui ont le Soleil, ,( de mefme que Venus,6c Mercure,) pour centresoeleur mouvement 3 com-prennent la terre, dans l’efpace de leur circuit : ce que ne font pas, Venus, 6cMercure-, comme nous avons dit. Cela íe prouve, en ce que le Soleil, estantpar exemple, vers f Orient -, au respect de la terre : ces trois Planètes fupe-rieures,peuvent estre veuës, en la partie opposée, qui est TOccident. D’oùl’on peut inférer par supposition, que si quelqu’un , estoit hors de la région desPlanètes 3 comme nostre terre, est hors des orbes de Mercure , & de Venus } ilverroit ces trois Planètes, faire leur mouvement àTentour du Soleil 3 commenous le voyons frire à Venus , 6c à Mercure: c’est-à-fçavoir Mars, le plusproche ; d’autant,que les Astronomes observent, qu’il a un plus grand paral-laxe, ou diversité d’afpect : & que par fois, il éclipíè Jupiter. De plus, d’au-tant qu’il fe meut plus viste, que Jupiter : qu’il rétrogradé plus loin , & qu’ilfait son retour plus promptement. Êt d’autant, que ces mefmes effets, con-viennent tout de níéfme par proportion , à Jupiter ; au respect de Saturne : ils’ensuit, que comme Jupiter, fait son circuit autour du Soleil, plus loin, queMars de mefme Saturne, fait auísi le sien autour du Soleil 3 plus loin , que

Phases, &

De la Planète de Mars , en particulier. &

( "ìEtte Planète, 11’a donc point de lumière propre* empruntant du Soleil,j celle quelle nous communiques qu’elle nous fait voir, en íà partie éclai-rée : fa partie opposée, est entierement obscure ; 6c jette un ombre conique.

Le Soleil, est le centre du mouvement de Mars, 6c c’est ia cause , pour laquel-le , il nous parois! quelquefois plus proche 5 6c d’autres fois, plus éloigné.

Lors spécialement, que Mars, est âl’oppositedu Soleil 3 il est beaucoup plusproche de la terre j que lors qu’il est avec luy erì conjonction : csest-pourquoy,il nous paroist alors, beaucoup plus grand. Mars a ses phases, ou mutations,comme la Lune, Venus, 6c Mercure; à l’exception ^ comme nousavonsdit , )qu’il ne nous peut paroi stre cornu. Mais nous le voyons un peu plus, que demyplein ; lors qu’il est Périgée , 6c en aspect quarré , avec le Soleil i comme re- macu!Parquent Kepler, en l’Epitome de l’Astronomie de Copernic ; 6c Hevelius , de kdans les Prolégomènes de la Selenographie 3 où il asseure savoir observé le d* anet arsr 6. de Mars, de Tannée 1645^ 7- heur. du soir, Mars-, en toutes ses autrespositions,paroist toujours plus, que demy plein.

L’Oculaire Dioptrique , fait voir fur le Disque de Mars, une grande macu- q 1 able, qui change fort diversement de figure , selon l’aípect, que le mouvement , 0 ' ’de cette Planète luy donne vers la terre -, la faisant par fois difparoistre,en-tierement:6c d’autres fois , yen faisant voir plusieurs petites. Ces diversesapparences, prouvent un mouvement de Mars, fur son centre 3 qui a esté ob-servé de 24. heures 40. minutes environ. Ces cinq figures & reprefententtoutes les apparences de Mars ;lapremiere , 6c la seconde , !e font voir com-nae il a esté observé le 3. Mars, au matin, en Tannée 1666. estant lors acro-

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