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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

tage.- car n’ayant point d’air , il ne se fçauroit gaster j mais demeurant eiìcharbon : il fait en fuite dans l'usage, un excellent poly j&peut-eílre employésec, Lc détrempé.

DE LA POTE'E D’ESTAIN.

L A Pôtée, est de deux sortes ; car les Lapidaires, qui travaillent le cristaldéroché, & les pierres fines , ( â l’exclusion du Diamant, qui se tailleávec fa poudre propre, que l’on nomme eísence de Diamant ; ) se servant' pour cela de l’éméril, le recueillent, Lc le lavent dans plusieurs eaux, pour lenettoyer, 6c le vendre aux Orfèvres , Horlogeurs, Armuriers, 6c autres qui:s’en servent à polir: ôc ils nomment cette laveure d’émeril usé, de la potée:faisants allusion du nom, à fesser de la véritable potée d’estaín, de laquelleles Potiers d’estain se servent, à polir leurs marteaux, 6c enclumes 5 pour con-server le lustre, à leur vaisselle , en la forgeant; laquelle autrement devien-<lroit grise, & matte. Cette potée, se fait d’estain calciné , en deux manié-rés rl’une, immédiatement au feu, que l’on nomme potée blanche, àladistin-•âion, de celle que l’on calcine avec seau sorte; que l'on nomme potée grisesCette potée grise, est facile á faire, n’y ayant qu’á prendre des ratures d’estainfin, que les Potiers d’estain, font en tournant leurs vaisselles 5 Lèses mettrè-dans de seau fortevous fy verrez précipiter, 6c se refondre toute en poussiè-re grisastre, tres-subtile ; de laquelle ( bien lavée ) on se pourroit servir à po-lir le verre j elle estneantmoins trop grossière, 6c ne donne pas un poly vif.Mais l’excellente potée , qui est la blanche,se fait en deux maniérés : la pre-mière ,( qui est feulement cafuelle, ) a enseigné à faire , la seconde: que sortfait exprès. Car les Potiers d’estain, estants obligez d’avoir un fourneauoù ils entretiennent toujours du feu, pour chauffer leurs soudoirs ; ne pou-vants autrement faire, qu’il ne reste toujours de l’estàin á ces fers, qui sc fond,•6c tombe par gouttes, dans les cendres du fourneau , qui font ordinairementtres-chaudes 5 6c ces gouttes d’estain y demeurants quelques jours, s’y calci-nent, 6c réduisent en chaux. Etcn cette maniéré , se fait cafuelíement sepotée d’estain , la plus excellente ; q u’ils recueillent parmy les cendres deleur fourneau , toute formée en petits grains ronds, qui s’écrasentfacilementMani- “du doigt,quand ils font su ffi fa m m en t calcinez; 6c se refolvent comme en farinede calciner tres fu brise, 6c tres-blanche. Voila la premiere façon , en laquelle se fait sel'estain, p ot ée blanche. L’autre,( qui est ad instar , ) se fait exprès , mettant patfa°irc î’a--exemple, úneiivred’estàin fin d’Angleterre , dans un pot de terre qui résistaceiisme au feu, 6C l’ayant couvert Lcbien lu té, avec de la terre de potier bien corro yée,po£cc * 6c mêlée avec de la bourre ,pour luy donner la liaison ; ce lut estant parfai-tement sec, l’on mettra se pot dans un four de potier de terre , avec ses autresvaisseaux ; 6c on l’y laissera tant que ses vaisseaux soient entierement cuits jl’y.•laifiant refroidir de soy- mefrne : 6c l’ouvrant en fuite, l’on y trouvera l’estaio»parfaitement calciné : 6c la potée toute faite, blanche comme de la neig e *Les Potiers d’éstáin , ont coustume de laver celle qu’ils recueillent de seu rfourneau, pour en ester quelque peu de cendres, qui y peuvent adhérer ; i^ais"Payantainsi pure , 6c faite exprès ; il ne là faut point laver : d’autant q u ’ eiîcette laveure, elle perd une partie de ía qualité détersive ; en quoy consistéToute fa botìté , pour ce qui concerne nostre sujet.

Pour les autres utensiies, desquels l’Artiste doit estre garny ; il doit spécia-lement avoir une main, ou deux, d’excellentpapier, bien égal, 6cbien colse*•Une bonne pointe de diamant, bien montée, dans une virole , qui se puih e