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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PARTIE. 3J y

démonter de son manche, pour se monter sur un compas, propre à tracer lescirconférences de toutes sortes de verres. Un Grugeoir, ou une Pincette, pourarrondir grossièrement Je verre ; devant que luy faire son bizeau, Lee.

CHAPITRE VIII.

D u choix que Ion doit faire , de la matière du verre j N defa préparation au travail .

A préparation du verre, au travail ; consiste en trois choiesprincipalement : pour la premiere, le choix de la matière, esticy de singulière conséquence5 c’est-pourquoy, l’Artiste ydoit apporter toute la diligence possible -, afin de travailler ensuite avec certitude , Le plaisir 5 dans I’esperance de tirer deson travail, l'ester qu’il s’en est promis. La matière pour estreemployée à la construction de l'Oculaire Dioptrique , doitdonc estre tres. diaphane, Le suffisamment solide ; pour recevoir, Le conserverla forme , que l’on luy veut donner. Et pour ne parler icy précisément, quede celle que l’experience fait voir plus propre á ce travail: je préféré le ver-re, bien qualifié, à toute autre. Or T excellent verre , est tres. pur, tres-net,& tres-égal en fa substance; sans flatuositez, ou bouillons considérables 5 lemoins coloré qu’il se peut, & sur tout sans ondes, sinuositez, nuages, ny fu-mées, qui le rendroient ( pour excellemment travaillé qu’il pust estre, ) abso-lument inutile, á la construction de l’Oculaire. Etd’autant, que le verre e-stant brut, l’on ne peuteonnoistre, s’il a les qualitez requises ; qu’il ne soit dumoins grossièrement découvert, & poly, des deux costez : L’Artiste fera aver-ty, de ne travailler aucun verre brut, fans le découvrir ; s’il ne veut s’exposersouvent, à un long travail, inutile.

Le verre, estant donc supposé regusierement transparent, découvert, Sc po-ly des deux costez ; comme sont les fragments des miroirs de Venise, ou autres :on l’examinera en cette maniéré. Premierement ,on l’exposera au Soleil, rece-vant ses rayons au travers fur un papier blanc, qui fera clairement paroistres’il y a des filets, ou fibres sinueuses, Le autres inégaíitez de transparences. Puisl’on regardera au travers, quelque objet médiocrement proche , Le élevé furl’horizon , comme seroit quelque pointe de clocher ; haussant Le baissant leverre devants œil, Le considérant avec attention, si dans ce mouvement, l’ob-jet ne paroist point ondoyant, au travers du verre : cela estant, il nepourroicservir à l’Oculaire ; car le verre pour estre bon , doit nonobstant ce mouve-ment, rendre toujours l’apparence de l'objet parfaitement stable, & fans au-cun mouvement. Ce défaut procédant de l’interieur de la matière, ondoyan-te dans l’épaisseur du verre, qui s’est replié, Le refroidy , dans le mouvementde íbn travail, en la verrerie. Secondement, l’on considérera fa couleur, quidoit estre tres-legere, Le fans corps ; les bonnes couleurs au verre, font ou ti-rant fur l’eau vinée, ou fur le bleu , ou fur le verd , ou mesme sur le noir, niaistoujours fans corps. Le verd, ou couleur d’eau marine , est la plus ordinaire.L’excellence de toutes ces couleurs se connoist spécialement, mettant toutesces sortes de verres, fur un papier blanc jcarceluyqui le rep refermera bien

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