$So LA DIOPTR1QVE OCVLAIRE,
chines -, pour diriger la main de l’Artiste , dans le travail des verres qui ferventà la construction de TOculaire : j’ay fait en forte, 'qu'eiles fussent les plus sim-ples, ou moins composées ; queí’effet que j’en ay voulu faire resulter , me Tapû permettre. Ce que j’ay déja effectué, ( comme l’on peut voir, ) dans lerChapitres 4. j. 6. de laSection première, en celles, dont j’y ay exposé les figu-res, &. l'usage singulier, à concaver, Le convexer spheriquement les formes.L’Artiste intelligent, 8c bien versé dans la Mechanique, l’avouëra fans doute;s’ii les considéré comme il doit,avec.la discrétion qu’il y faut à cet effet,neceíïài-rement faire, de l’efsentiel qui donne la forme ; d’avec l’accidentel, quiiuy estétranger, Car il connoistra certainement, que tout cet accidentel, de mef-meque ie pied ,ou lamaindel’Artiste ; qui ne servent feulement qu’á donnerl’im pulsion, 8c le mouvement à l’eísentiel de la machine : n’altëre aucunement,Ja simplicité de íaconstruction, ny de son action.
Aucuns ont prétendu, former spheriquement les verres qui fervent â l’O-culaire, par des machines de mouvement composé , donnants l’utj, à la forme ;8c i’autre, au verre : 8c à chacun séparément le sien, pourconcourir en un mes-ure effet, ne voyants rien de répugnant à leur dessein , dans les principes de laMechanique, ( qui fait toujours abstraction, de la plus -, ou moins exacte pré-cision; en leur opération : ) lesquels moins pratics en la Dioptriquc positive,pour n’avoir pas considéré l’extréme exactitude, qui est requise en ce travail jn’y ont pas réussi.
O'autres avec pareil succez, ont plus subtilement pensé pouvoir faire lemesme, par le mouvement compliqué de lâ contàction sinìple du verre, fur laforme meuë : car donnants à cet effet immediatement par leur machine, lemouvement à la forme, 8c en fuite, la forme par contàction seulement au ver-re, quiestmastiquésur l’extrémité du rayon, ou demy-diamètre de fa sphere }qu ils ont supposé se porter perpendiculaire sur le costé de sa forme , pour ^faire appliquer juste, 8c de toute fa superficie, le verre , hors de Taxe de sonmouvement horizontal, afín qu’il neluy fist obstacle : mais leur prétention,quoy-que bien fondée dans la spéculative , au respect de quelque travail quin’exigeroit pas une pareille exactitude ; n’est pas secondée, ny foûtenuë de lapratique , avec un bon effet. Car l’experience, qui ne fait voir que trop sou-vent les diligencesde l’Artiste pour adroit, Sc accomply qu’ilToit, manques, 8Cáefectucuses en la formation des verres,spécialement de grandes sphères ; où lésdéfauts se glissent si subtilement, qu’estants absolument imperceptibles, 8c à íamain, 8c à ion.œil: Tépreuve feule,(qui en est la véritable pierre de touche, ) Iuyíjait souvent voir son travail ( avec étonnement, ) ou imparfait, ou entierementinutile. La mesme expérience, fait aussi toujours voir , que la Mechaniqueye peut donner positivement, deux larges superficies, mouvantes fur diverscentres ;( comme fonticy laforme, qui íe meut horizontalement, 8c lé verremonté fur son rayon , qui se meut perpendiculairement, fur le costé de la for-me 5i ) si exactement contiguës,.qu elles fe touchent, ( comme il feroit nécessai-re pour ce travail , } de toutes, leurs parties ; fur une assez large étenduë : Lédans tout le temps de leur motion , requis à l’entiere perfection d’un verre.
C’est-pourquoy, demeurant dans les principes posez ; que cet art, pour estreparfait 5 doit parfaitement imiter Ja nature: qui ne multiplie point lesmoyens,pour joindre une fin ;fans y estre nécessitez : j’en excluds les machines de mou-vement composé, lors que l’Artiste en peut suppléer un , parTindustrie, SCl’application actuelle de sa main. Car estant animée, 8c guidée de íà raison , el-le est d’autantmoins sujete à Terreur; qu’estant encore doiiée de sentiment »elfe fait connoistre en fa maniéré, si elle, applique exactement, estant libre en