TROISIEME PARTIE. z 8!
cette action, Sc non nécessitée, ou contrainte d’ailleurs ; comme seroit unéipachine inanimée. C’est donc icy une vérité connue, que nostre Artiste doittenir pour maxime : de ne jamais prétendre , pouvoir construire une machine,parle moyen de laquelle il puisse aussi exactement effectuer en cet art , par unmouvement compliqué: ce que celle d’un simple mouvement, peut faire ai-dée de fa main j qui luy en supplée un second. Sur quoy il faut neantmoins re-marquer 5
Qu’encore, que pour l’extréme difficulté , de faire joindre dans Inexacti-tude nécessaire , deux superficies ; ( comme scroient celle du verre, 8c celle dela forme, meuës fur divers centres; ) j’impreuve ces deux mouvements ensem-ble , par une mefme machine. 11 ne s’eníuit pas, que j’impreuve pareillement,le mouvement de l’outií, conjoint avec celuy de la forme, par une mesme ma-chine ; comme je feray voir dans les Chapitres suivants : ny celuy du verremefme , Sc de l’outil qui le travailleroit immediatement, à la maniéré que l’ou-til travaille les formes concaves, ou convexes : ce que je feray voir aussi en laSection suivante. D'autant que la cause qui est cette extrême difficulté, de he-xacte contiguitéde deux superficies larges, comme font celle du verre, Sc cel-le de la forme 5 le défaut qui en resulte , n’ypeut avoir lieu, nes’y trouvantpas, joint, que ce mouvement de l’outil , en ces machines ; n’en est pointtellement dépendant, que la main de i’Artiste qui les conduit, n’y en soit laprincipale guide , au travail.
CHAPITRE I.
Préparer, (ef former les T latines , pour y travailler en fuite les <verresde L'Oculaire ; par la conduite des mefmes machines , qui ontferwy d les former.
A petite machine du tour, que j'ay reprefentée enlasecon,,de figure, de la table 46. Sc expliquée au Chapitre 2. de laSection premiere, nous devant encore servir, dans les deuxsuivantes 5 tant à faire les formes, qu’à y former, adoucir , Scpolir les verres : je luy accommode icy , ( non comme aulieu allégué, la croisée pour porter les platines : mais ) uneboëte de singulière utilité, 8c tres. commode á cet effet. La%ure quej’en ay donnée en la mefme table 46. la représentant tres. naïve-ment jj’explique icy succintement sa construction. Et premierement , le-p-^fer, ou le cuivre, en peuvent estre la matière. La seconde, est de plus facile fi g<structure ,d’autant, quelle peut estrejettée en moule ; mais la premiere, estpréférable, pour estre plus solide. La piece marquée g , est une placque defer, d’épaisseur d’environ cinq lignes, fur son milieu, de deux pouces de dia-,Métré ; droite à la réglé , du costé intérieur g : mais doucement déchargée,par dessous, vers sa circonférence, à venir à l’épaisseur de trois lignes. Cec-îe placque, s’étend en trois branches r>, e , f , de longueur d’environ quatrepouces, de ~ de pouce de largeur, mais á venir à deux lignes feulement de-,paisseur, fur leurs extrémitez, qui se terminent en un cercle de fer , de leurfiieíme épaisseur, Sc dey. pouces environ de diamètre, fur \ de pouces de
B b b ijj