z8r LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
largeur de circonférence: le tout d’une seule piece, est justement, quoy-quarudement limé, 6c sur tout, le fond intérieur d e f g , de cette boëte, est exa-ctement dressé à la réglé -, il reçoit en son centre G,quarrément percé, la testequarrée i, du tenon i k l , qui y doit estre solidement rivée, 6c brazée sur fabase k. Le reste k l , de ce tenon , est tarodé en viz , de mesme pas exacte-ment, que le canon du tour 5 pour y pouvoir estre monté juste. L’on rap-portera aussi , trois petites oreilles ,en tiers point, fur le bord de la circonfé-rence de cette boëte j à l’allignement de ses trois rayons : elles font de mesmelargeur, d’une ligne d’épaisseur ,8c de deux de hauteur seulement j sans aucu-ne saillie, hors de la circonférence du cercle de la boëte, car elle doit estre par-faitement ronde. Cest-poijrquoy,l’ayant montée, 5 cgoupillée fermement,fur i’arbre du tour ; on l’y dressera bien rondement à l’outil, tant dedans, quedehors. L’on fera en fuite Les trois trous d , e, f, fur le milieu des extrémi-tez, des trois branches, ou rayons, 8c de médiocre grosseur, pour ne les af-faiblir j ils serviront à mettre trois viz , pour serrer, & retenir la forme, dansfa boëte ; toujours en mesme situation : 8c pour plus grande seureré, l’on ymarquera leurs reperes.
Cette boëte estant ainsi fabriquée , pours’en servir maintenant, en pre-mier lieu, à faire les modelés, des formes qu’elle doit porter, sur l’arbre dutour, des machines suivantes -. l’on aura un vaisseau quarré, assez solide, d’en-viron un pied 6c demy de diagonale, 6c de huit ou neuf pouces de hauteur, ouprofondeur } & ayant humecté du labié propre à fondre ,6c bien broyé 6c dé-mêlé ensemble, pour luy donner corps; l’on en remplira ce vaisseau, le foulantbien, en l’y mettant 5 8c y en remettant mesme encore par dessus ce qu’il eupeut tenir, on le battra d’un bois plat, pour le rendre bien ferme j 6c on le ta-xera en fuite uniment à l'égal des bords du vaisseau. L’on aura puis âpres uneplatine de bois, tournée exprez, pour remplir bien justement la boëte que nousavons construite ; en sorte,que ses 3. oreilles, estants receuës en entailles, dansl’épaisseurde la circonférence de cette platine de bois, elle soit exactement é-gaie, à celle du cercle de la boëte. L’épaisseur de cette platine de bois, peutestre d’un pouce Sc demy ; pour servir à toutes sortes de formes, pour les verresobjectifs, de différentes sphères. Cette platine de bois,ainsi preparée, on l'inse-rera dans fa boëte, 6c ayantfait un trou dans le fable au milieu du vaisseau, poury placer la viz du tenon de la boëte,on l’y pressera,en forte,que son fond touchela superficie du sable -, 6c l’on frappera en suite sur sa platine de bois, pour fairedoucement enfoncer la boëte, dans ce fable, de l’épaisseur environ de demypouce, si la forme que l’on veut faire , est pour des grands Oculaires, ( car el-le doit avoir moins de concavité ) mais pour les autres moindres, il la faudroicenfoncer davantage, dans le fable ; pour donner à proportion , plus d’épais-seur, à la forme, que l’on veut faire , qui seroit plus concave : 6c d’autantplus, qu’elle fera de moindre í'phere. Laissant donc la boëte de fer, ou de cui-vre , ainsi enfoncée dans le fable 5 l’on en séparera adroitement, la platine debois: 6c l’on aura dans le fable ,1e moule tout fait ,pour yjetter en estain , dansíà propre boëte, la forme que l’on désiré mouler. Mais devant que de fermerce moule, l’on preparera trois petites chevilles de bois, longues d’un pouce ;de la grosseur justement, fur | de pouce de leur longueur , pour remplir lç strois trous d , e, f, des rayons de la boëte : ces chevilles, seront un peu en di-minuant de grosseur, sur les trois autres lignes qui restent de leur longueur. Etl’on enfoncera dans le fable ,1e costé de leurs extrémitez plus grosses, par 1_Ç Strous d, e, f, de la boëte j ne leur laissant que trois lignes, de longueur de)ie hors du fable. Cela fait ,bon couvrira le dessus du vaisseau d’une forte