troisie'me partie.
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CHAPITRE IV.
De la muniere de travailler, & polir , les verres de î Oculaire ;par les machines precedentes.
O vr. décrire succintement icy, l’uíàge des deux preceden-tes machines } l’on remarquera, que les platines, ou formes, quiy font montées, quoy-que de semblable concavité spherïque,sont neantmoins disserentes, en la capacité de la figure de leursuperficie : car la premiere ne se sert point de son centre, pourle travail du verre j mais seulement d’un espace de largeur suf-fisante , de fa circonférence , àl’entour de son centre. En laseconde , toute la superficie ; sert au travail du verre. Et par conséquent, cesdeux fortes déformés,supposent unedifferente conduite de la molette pour yformer, & polir le verre. Or les platines, estants ípheriquement forméespar ces machines, dans toute la précision possible * ôc par une douce conduitede l’outil, qui ne diffère aucunement ( chacune en íà maniéré, ) de ce que nousen avons déja amplement dit au Chapitre z. de la Section premiere.Et que pourcette cause, nous ne répétons pas icy : remarquants seulement pour la premie-îre, que le verre demeurant stable, fur le devant de la forme, n'y doit avoirqu’un seul mouvement ; qui est celuy, que l’on Iuy donne circulairement en-tre les doigts, fur Taxe de fa molette, Sc toûjours d’un meíme sens ; cependantque le pied, y donne l’impulsion à la forme, avec la marche t v. Pour laseconde, qui a son centre, il faut que la main y donne deux mouvements, auverre ; c’est.pourquoy, ayant posé sa molette sur le devant de la forme, en sor-te, qu’elle y applique parfaitement de sa pesanteur propre ; Sc l’y tenant fermedes deux mains, on la conduira toûjours contigûmentáson support de la cir-conférence, au centre j & réciproquement, on la r’amenera du centre, à lacirconférence ; la tournant à chaque fois, un peu entre les doigts, pendantque le contrepoids s, donnera l’impulsion à la machine, &àla forme, fur sonarbre b c. L'on donnera le grez à la forme avec un pinceau, comme font lesLapidaires, peu, Sc souvent ; l’égalant à chaque fois avec le verre d’épreuve ,devant que d’y exposer le bon verre : que l’on continuera d’y travailler avec legrez de la premiere force , tant qu’il soit entierement formé. Mais pour Radou-cir,on le conduira par les moindres forces de grez,de degré,cn degré,jusques Xce qu’il soit proche de son adoucissement: car alors, fans plus luy changerle grez, on le travaillera du peu qui restera de matière, fur la forme } ( que l’ony laissera à dessein ,un peu épaissir } l’humectant seulement parfois, de quel-que goutte d’eau ) tant que le verre paroisse parfaitement adoucy : & que leregardant avec un verre convexe , qui grossisse beaucoup l’efpece , l’on n'yvoye aucun vestige du grez. Alors nettoyant la forme, Sc le verre, avec del'eau bien nette, qu’il n’y reste aucune saleté, & Ressuyant bien proprement,°n le polira puis âpres, en l’une de ces trois maniérés: c’est-à-fçavoir , ou furle papier, préparé dans fa propre forme, en ,1a maniéré que j'ay exposée, au
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