558 REGLEMENS FORESTIERS. — Axkïe 1801 (ait io).
exprimer, avec la facilité «1e l’usage journalier quis’en fera, et éviter l’inconvénient de plans qui pré-seiiteroient un volume trop considérable, l’adminis-tration adopte dès-à-présent cinq sortes d’échelles.
La première , pour les plads des parties de boisau-dessous de 10 hectares ;
La deuxième , pour les plans de 10 à 5 o hectares;
La troisième, pour ceux de 5 o à 1 5 o hectares ;
La quatrième , pour ceux de i 5 o à 1000 hectares ;
La cinquième, enfin, pour ceux au-dessus de 1000hectares.
Comme il existe beaucoup de plans dressés anté-rieurement à la mise en activité du système mé-trique , l’administration n’a rien voulu perdre desavantages que présentent ceux de ces plans déjà faitsà une échelle qui se trouve en proportion avec cellequ’elle a prescrite.
L’échelle de ces plans anciens se trouvant depuis5 lignes jusqu’à 20 lignes par 100 toises, l’admi-nistration , en se fixant sur ces deux extrêmes, a crudevoir encore prendre, comme on vient de le dire ,trois autres points d’échelle qu’elle juge nécessairesà son service.
En effet, il faut ,
1°. Des plans des coupes annuelles ;
2°. Des plans de l’ensemble d’un aménagement ;
3 °. Des plans de forêts qui comportent plusieursCoupes annuelles sur des points différens.
Les plans des coupes annuelles devant indiquerles bornes, arbres de parois, de lisière ou d’em-prunts , et les pieds corniers, l’administration a déjàprescrit l’échelle d’un décimètre pour 432 mètres ,ce qui revient à une ligne pour 5 toises ou 4320lignes. Cette échelle a paru suffisante pour les plansqui offrent de 5 o hectares jusqu’à i 5 o en superficie ;cependant, comme il existe beaucoup de coupes an-nuelles , au-dessous de 5 o hectares , et que la dési-gnation des objets précités qui doivent se trouverexprimés sur le plan, pourroit présenter des diffi-cultés , l’administration fixe, pour les plans au-des-sous de 5 o hectares jusqu’à 10, une échelle double ;c’est-à-dire que cette échelle sera d’un décimètre pour216 mètres, ce qui revient à une ligne pour 2 toises3 pieds ou 2160 lignes.
Comme le plan à dresser, lors du récolement ,contiendra d’autres détails que l’échelle d’un déci-mètre pour 432 mètres ne pourroit comporter, tousles plans de réarpentage et de récolement serontdressés à l’échelle d’un décimètre pour 2 16 mètres.
Quant au plan des coupes annuelles au-dessousde 10 hectares, leur peu d’étendue détermine éga-lement à prescrire une échelle double de la précé-dente , c’est-à-dire , celle d’un décimètre pour j 08mètres, ce qui revient à 1 lig. pour 1 t. 1 p. 6 po.ou 108 lig.
Les plans des aménagemens ne devant pas pré-senter les mêmes détails que ceux des coupes an-nuelles , pour éviter le volume que formeraient cesplans, s’ils étoient construits à l’une des trois échelles
dont on vient de parler , ceux qui comprendrontplusieurs coupes ou toute autre partie de bois dei 5 o hectares et au-dessus, jusqu’à 1000 hectares ,seront dressés à l’échelle d’un décimètre pour 864mètres , ce qui revient à une ligne pour 10 toises ,ou 8,64o lignes ; de sorte que l'échelle pour les boisde i 5 o à 1000 hectares sera moitié de celle d’undécimètre pour 432 mètres, et donnera ainsi le quarten superficie pour le plan.
Enfin , quant aux parties de bois au-dessus de1000 hectares, et aux forêts entières considérées enmasse, et dont les plans peuvent encore comportermoins de détails, parce que ces détails se retrouventdans les plans particuliers des triages ou des coupes,l’administration prescrit l’échelle d’un décimètrepour 1728 mètres, ce qui revient à une'ligne pour20 toises ou 17,280 lignes (1).
Il ne suffit pas à l’ailministration d’avoir des plansà des échelles comparables et disposés d’une manièreuniforme ,• il faut encore, pour que l’ensemble desforets soit plus aisément saisi, pour que les ressourcesqu’elles peuvent oflrir soient mieux connues, queles divers rapports de chaque bois national avecceux qui l’avoisinent , soient parteinent exprimés.
On sent dès-lors la nécessité de la mise en har-monie de chaque plan avec le système d’une des-cription générale des forêts domaniales , de la-quelle ce plan deviendra l’un des élémens.
L’exactitude de cette description exige donc lerattachement de chaque plan particulier à des pointsfixes; et, dans ces points, il faut, autant que pos-sible , prendre ceux dont l’importance doit fairecroire que leur position a été déterminée invariable-ment dans les opérations faites pour la levée de lagrande carte de France de Cassini.
Si le point de rattachement est pris à une distancetrop éloignée, et qu’il sorte de la feuille destinée àrecevoir le plan , on tirera une ligne jusqu’à l’extré-mité de cette leuille ; on placera dans sa véritabledirection le point observé , en cotant sur la ligne dedirection la distance du point indiqué dans la partiede bois décrite , au point observé au-dehors.
(1) Ici se place , dans l’ Instruction adressée officiellementaux conservations forestières , une note employée a démon-trer «pie l'échelle déjà fixée de o. m • 1. tour \ 3 2 rn . est dansun rapport égal à celle de 1 ligne pour b toises-
Cette première et principale instruction , «lonnée aux ar-penteurs, a été suivie de plusienrsautres qu'il est important«l’indiquer ici : te sont les circulaires «les 2Ü trimaire et 11ventôse an 10; l’instruction du 24 messidor an 12, sur laminière de procéder à la reconnoissance et fixation des li-mites des forêts domaniales, au moment du levé du plan desterritoires «les communes, pour l’operation du cadastre ;le supplémenta cette instruction du i5 tliennidor an i3;a circulaire du 20 septembre i8i3 sur l’aménagemint desbois communaux et le modèle de la soumission à souscrire>ar les arpenteurs pour opérer cet amenagement ; la cireti-;ire du 26 juillet 1Ü14 , qui leur recommande de se confor-mer à l’instruction du y ifimaire en ce qui concerne lesplans.
Nous présenterons l’analyse raisonnée de toutes ces ins-tructions dans le Dirtionnaire des forêts, aux mots abob-5EMÜ1T , iMÉHAGEMlST , ABFF.XTAGB , ARPENTEURS ,CADASTRE, DÉPÔT, EIMITES , PLANS.