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année ; mais afin d’abréger l’exemple , passons desuite à la 25 e . année.
» Par la supposition, le brin aura en circonfé-rence : premièrement les 240 lignes qu’il avait àl’àge de 20 ans , plus 11 , plus 10 , plus 9 , plus 8 ,plus 7 lignes de grosseur, acquises pendant les 5années suivantes : total, 285 lignes. Son diamètrealors sera de ç 5 lignes, et le carré de ce diamètre seraégal à 9,025 lignes carrées. Divisez 9,025 par 25 ,vous aurez au quotient 36 1, nombre qui représentel’accroissement moyen pris sur 25 ans.
» Sur quoi, deux remarques importantes à faire :la première, que malgré la diminution successivedans le grossissement , l’accroissement moyen estnéanmoins plus fort qu’il ne l’était à l’âge de20ans,puisqu’il n’était alors que de 320 lignes, et que nousvenons de le trouver de 36 1.
33 La 2 e . , que l’accroissement total était repré-senté à l’âge de 20 ans par le nombre 6 , 4 oo, et 5 ansaprès parle nombre 9,025 ; différence très-forte, etqui montre déjà l’avantage qui se trouve à avoir dif-féré la coupe.
33 A la 26 e . année , le brin , par la supposition,aura 291 lignes de circonférence , 97 lignes de dia-mètre , dont le carré est égal à 9,409 lignes car-rées.
33 La différence entre 9 ,Oî 5 , carré du diamètred’un brin supposé à 25 ans, et 9,409 , carré de cemême brin supposé à 26 ans , n’est plus que de 384lignes carrées. Mais l’accroissement moyen de cebrin , à l’âge de 25 ans , était de 36 1 lignes ; donc iln’y a plus de bénéfice à suspendre la coupe ; donc ,à l’àge de 25 ans, il avait acquis, à fort peu dechose près, son plus haut point d’accroissement (1).
33 Cette démonstration est la base de ce qui mereste à dire. Ce qui a été démpntré à l’égard d’unseul brin, est applicable à tous les brins à-la-foisqui composent un arpent de taillis, quel que soitle grossissement que l’on suppose à chacun d’eux,et quel que soit l’âge du bois. Les données, et con-séquemment les résultats, peuvent être différens;mais les principes , mais la formule du calcul, sontet demeurent essentiellement les mêmes.
» Tous les brins d’un taillis ne se ressemblentpas, sans doute, ils sont inégaux en grosseur; aussine proposé-je pas de juger de tout un taillis par unseul individu. Mais on en jugera par une approxi-
(1) « On conçoit, ajoute l’auteur, que si le déclin dugrossissement se fait avec plus de lenteur, le maximum seranécessairement prolongé. Par exemple , en supposant que le
rossissement se soit maintenu uniformément jusqu’à l’âge
e 20 ans, et qu’à dater de cette époque il n’ait décliné qued’une demi-ligne par an, on demande à quel âge ce taillisaura acquis son maximum.
u Le calcul démontrera que c’est à 33 ans : car, par l’hy-pothèse , la circonférence à 32 ans d’âge =2 24° -f-100 = 34“>.
» Le diamètre = 115.
» Le carré de 115 sa i3,225.
u i 3,225 divi-é par 3a = 4*3. Ce dernier nombre repré-sente l’accroissement moyen pendant 32 ans.
» A 33 ans d’âge la circonférence =3 35o et demi.
» Le diamètre = 196 f.
» Le carré du diamètre = 2.
« La différence de i3,65o à i3,225 est de 4a5 qui s’éloignetrès-peu de 4>3, accroissement moyeu des 32 années précé-dentes. u
mation qui s’éloignera très-peu de l’exactitude ri-goureuse, si l’on choisit un certain nombre de brinsdans les différentes classes de grosseur, et dans lesdifférentes espèces d’arbres qui forment l’essence dutaillis, pour en former une moyenne proportion-nelle et la soumettre au calcul, d’après la formulesuivante :
33 i». Choisissez 20 brins, ou un tel nombre quevous voudrez. Vous les désignerez, numéroterez etdécrirez de manière qu’on puisse aisément les re-connaître aux années suivantes.
33 2°. Mesurez le diamètre de chacun d’eux, au moyendu compas courbe (2). Prenez votremesure constam-ment à la même hauteur , à 3 pieds, par exemple ,parce que les arbres ne sont jamais parfaitementronds ; mesurez-les par le plus grand diamètre :l’opération s’en fait plus facilement.
33 3 °. Carrez chacun de ces diamètres ;
33 4 °. Additionnez les 20 produits : formez-en untotal.
33 5 °. Divisez ce total par le nombre des brinschoisis ;
33 6 °. Divisez le quotient de votre première divi-sion par le nombre des années du taillis. Ce derniernombre, au second quotient, vous donnera lamoyenne proportionnelle ou croissance moyenne dutaillis, pendant les années qui ont précédé le mesu-rage.
33 7 0 . Recommencez la même opération une an-née après, et à la même époque ( 3 ). Comparez lesdeuxquotiens de l’art. 6. Leur différence vous don-nera juste l’accroissement du taillis pendant la der-nière année. »
Exemple.
Soit un taillis âgé de 1 5 ans, dont il s’agisse deconnaître l’accroissement pendant la seizième an-née.
(1) On choisira 5 brins parmi les petits, 10 parmiles moyens , 5 parmi les grands.
(2) ( 3 ) ( 4 ) Supposons que le mesurage soit con-forme à ce qui est indiqué ci-après :
(2) Voyez la figure de ce compas dans l’ouvrage de l’au-teur. On peut aussi mesurer le diamètre avec un instrumentsemblable à celui dont se servent les cordonniers pour leursmesures, pourvu qu’il soit suffisamment gradué, ou em-ployer les rubans métriques des gardes.
(3) Il est important que l’opération se fasse lorsque legrossissement de l’année a cessé, c’est-à-dire, après la chutedes feuilles, et par un temps à-peu-près semblable chaqueannée ; car on sait, d'après les expériences de Haies et deDuhamel , que le diamètre des arbres augmente dans lestemps humides, et qu’il diminue dans les temps secs.