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cées, sont très-sensibles aux gelées de l’hiver sui-vant, et T s’il est rigoureux, il en périt beaucoup.Telle est la première cause de la diminution desbrins d’um taillis, indiquée par l’auteur.
A 4 ou 5 ans , si I e bois est situé dans un terrainfertile et profond, et si le bétail en a été soigneuse-ment écarté , les brins sont encore très-rapprochés ;mais si on pénètre dans l’intérieur, on aperçoit,dans la grosseur des jeunes pousses, des variationsconsidérables qui comprennent depuis 1 jusqu’à 4et 5 pouces de tour. A cette époque la partie li-gneuse a encore peu de densité, et les fortes geléessont toujours à craindre. On doit s’attendre quetout le menu bois sera étouffé par la suite, soit parle défaut d’air, soit plutôt encore par défaut denourriture.
Telles sont les autres causes de la mort d’ungrand nombre de brins du taillis.
A l’àge de8 à îo ans, continue l’auteur, le tailliscommence de lui-même à s’éclaircir ; mais il y resteencore beaucoup de brindilles, qui périraient indu-bitablement si l’on différait la coupe. Il estime queles principaux brins peuvent être alors moyenne-ment à la distance de 3 pieds entre eux, et que l’ar-pent contiendrait plus de 5ooo brins, si le bétail,le gibier et les maraudeurs n’y portaient aucun dom-mage, et s’il ne s’y rencontrait absolument aucuneclairière.
Il compare un taillis de îo ans à un carré de pé-pinière dont on n’aurait espacé les arbres qu’à 3pieds en tous sens. Cet espace suffisant pour qu’ilsy acquièrent 6 à 7 pouces de gros, devient insuffi-sant passé ce point, et alors les brins languissent etgrossissent peu, parce qu’ils se dérobent mutuelle-ment la nourriture. C’est cette considération quiavait porté Varennes de Fenille à proposer l’éclair-cie des taillis; opération qu’il a exécutée avec beau-coup de succès. Il avait laissé dans le premieréclaircie les plus beaux brins à une distance moyennede 6 pieds; ce qui faisait 14 à i5oo brins par arpent.Ces brins avaient pris au moins 5 pieds d’élévationen 3 ans. Il se proposait de faire un second éclair-cie lorsque l’accroissement se serait ralenti, et dedonner aux brins la distance moyenne de 7 pieds ,ce qui aurait fait les 900 brins par arpent supposéspar Duhamel. Enfin, il pensait qu’on devait abattreà 25 ans les trois quarts des brins conservés, et ré-server 225 arbres choisis , bien venans, élancés, vi-goureux, qu’il conseillait de laisser croître en fu-taies, en les éclaircissant encore par la suite jusqu’àce qu’il n’en restât plus que le tiers, 11 modifie en-suite les règles qu’il vient de donner quant à l’âgeoù il fait les éclaircies, et il pense qu’à l’égard desbois dont les coupes ont été réglées de tout temps à20 ou 25 ans , on pourrait retarder le premieréclaircie, et peut-être même n’en faire qu’un, parceque les souches étant plus séparées et les clairièresplus fréquentes, il y a plus d’espace pour nourrirles jeunes brins, et qu’il y croît par conséquentmoins de brindilles. Il ajoute avec raison que , pourque les brins s’élancent en hauteur et grossissenttout-à-la-fois , il faut qu’ils ne soient ni trop , nitrop peu serrés. Quant à la manière d’exécuter ceséclaircies , il veut qu’ils se fassent à la journée et
à forfait, en présence du maître ou d’un homme af-fidé , et qu’on n’abandonne jamais la dépouille quien provient aux ouvriers , en déduction du prix deleur travail.
Mais que les taillis aient été éclaircis ou non, ilassure que la règle qu’il va établir pour connaîtreleur plus haut point d’accroissement, leur sera éga-lement applicable.
Il distingue dans l’accroissement deux sortes demaximum ., celui d’un arbre considéré individuelle-ment , et celui d’un taillis considéré en masse.
Le maximum individuel se prolonge, suivant lui,jusqu’à l’instant où l’arbre commence à s’altérerdans le cœur ; mais il ne s’en occupe point ici ,parce que ce maximum individuel ne concerne queles arbres de futaie et d’avenue.
Quant au maximum d’un taillis , considéré enmasse , il le subdivise en simple et en composé (1).
« Le simple, dit-il, qu’on pourrait égalementnommer maximum physique ou absolu, est le pointoù, indépendamment de toute adjonction étrangère,l’accroissement du taillis commence à décliner phy-siquement.
» Dans le maximum composé, il entre une donnéede plus , savoir: l’intérêt pécuniaire qu’eût rapportéle prix du taillis vendu , et dont on est privé lors-qu’on diffère la vente. Nous ne nous occuperons dumaximum composé qu’après avoir établi la théoriedu maximum simple. »
L’auteur distingue d’abord l’accroissement dugrossissement. « Le dernier peut avoir commencé àdécroître, quoique l’accroissement continue d’aug-menter. Soit, par exemple , un brin de taillis del’àge de 22 ans, qui ait grossi de 12 lignes par annéecommune. Sa circonférence sera de 240 lignes ; sondiamètre de 80 lignes (environ), et le carré de cediamètre de 6,400 lignes carrées.
» Si on divise ces 6,400 lignes carrées par 20, lequotient donne 320 lignes carrées, nombre qui ex-prime une quantité proportionnelle à celle dont cebrin a cru moyennement chaque année.
» Supposé maintenant que le grossissement dece brin commence à décroître à cette époque, etqu’amaigri successivement par le voisinage des au-tres brins , il ne prenne plus que 11 lignes de grosàla 21 e , année, 10 lignes àla 22 e ., 9 lignesà la 23 e .,8 lignes à la 24°., 7 lignes à la 25 e ., etc. , ce brin ,par la supposition , aura à 21 ans , 251 lignes decirconférence , ou 83 lignes et demie de diamètre ,dont le carré est égal à 7,000 lignes carrées ( plusune fraction). Mais les cylindres de même hauteursont entre eux comme les carrés du diamètre de leurbase ; donc le brin de 20 ans est au brin de 21 anscomme 6,4oo est à 7,000.
» La différence entre 6,400 et 7,000 est de 600.Donc il y a eu à la 31'. année beaucoup d’accrois-sement, quoique le grossissement ait diminué, puis-que jusque-là l’accroissement moyen, calculé sur20 ans, n’avait été que de 320 , et que nous le<trouvons de 600.
» On peut faire un calcul semblable pour chaque
-(1) Ce qui va suivre n'étant pas de nature à être analysé,j’ai dû le copier textuellement.