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chacune de ces exploitations serait portée dans l’é- 'tat général de l’aménagement de chaque triage, etque les produits figureraient dans les colonnes res-pectives de la période décennale pendant laquelleces coupes auraient lieu.
Nul doute que cette division par décennies nesoit en France préférable à celle de 5o ans.
§ 11. Des opérations qui précèdent celles de l’amé-nagement.
L’ aménagement des forêts doit être précédé deleur abornement et arpentage ; c’est par le plangéométrique et jiar les détails renfermés dans leprocès-verbal d’arpentage que l’on parvient à con-naître les lieux. 11 est important que l’arpenteur aitdes connaissances forestières et puisse aider le fores-tier par ses observations , de même qu’il est néces-saire que le forestier ne soit pas étranger aux con-naissances de la géométrie. Ces deux officiers pour-ront alors travailler de concert et se rectifier mu-tuellement.
Lorsque les limites de la forêt sont fixées et qu’onen connaît la contenance, l’officier forestier chargéde Vaménagement doit y faire une visite générale ,en se faisant accompagner de l’arpenteur. Il exami-nera dans cette visite l’âge et la nature du bois , laqualité du terrani, le climat, l’exposition, et engénéral l’état dans lequel se trouve la forêt, et lesaméliorations qu’elle réclame. La qualité du terrainse juge par la nature des substances qui le compo-sent , par leur état de mélange , par sa profondeur,et sur-toutpar l’état de la végétation des arbres quiy croissent. Il y a plusieurs sortes de climats ; le climat géographique et le climat local. Ce dernier, quivarie d’un lieu à l’autre, d’un canton à un cantonvoisin, dépend de circonstances locales, telles quela situation plus ou moins élevée du terrain, du voi-sinage des eaux, des courans d’air, etc. Ces deuxsortes de climats doivent être soigneusement cons-tatées et prises en considération. L’exposition marqueson influence sur la croissance des arbres d’une ma-nière non moins sensible que le climat et la naturedu sol
On pourra déjà, dans le cours de cette opéra-tion , déterminer d’une manière générale l’exploi-tation future de chaque district , et indiquer augéomètre les divisions principales et les sous-divisions.
Une fois que la visite préliminaire dans une forêta été faite, et qu’on a examiné toutes les circons-tances dont nous avons parlé , reconnu les cantonsbons à être exploités, ceux qui sont composés debois encore trop jeunes, les qualités de bois reclierchées par les consommateurs , les débouchés
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cher les divers objets que nous y rencontrons et fa-ciliter la distribution périodique des produits; enfin,pour éviter des longueurs dans les descriptions, ondivfce les forêts en districts , divisions et sous-divi-sions , désignées sur la carte. Cette classification nsdoit pas être faite au hasard ; il faut, au contraire ,qu’elle soit faite avec discernement, et qu’elle rem-plisse le double objet, i°. d’être régulière autantque possible ; 2 °. de renfermer dans un même dis-trict ou dans une même division des parties sem-blables. Observons cependant que plus elle sera ré-gulière , moins les parties encadrées seront homo-gènes; que souvent la première de ces considérationsdoit céder à la seconde. Il est vrai que rien n’est plussimple ni plus séduisant que l’emploi des lignesdroites dans une division de forêt : l’utilité de cesbelles percées a été démontrée; mais il convient quel-quefois de les négliger, principalement pour les fo-rêts montrueuses, où la séparation des districts pardeslignes droites ne seraitpas toujours sans de gravesin-convéniens. Là, où les circonstances varient à chaquepas , ainsi que le mode d’exploitation , on fera biende baser la division d’une forêt sur celle tracée parla nature même ; il vaut mieux voir quelques diffor-mités dans le dessin que d’augmenter les sous-divi-sions, dont l’accumulation prouve presque toujoursou le défaut ou le désordre d’un aménagement tracédans le cabinet, sans avoir consulté ni la nature nile terrain. Tout ce qui vient d’être dit a peu de rap-port avec les taillis, dont la division se fait facile-ment et presque toujours par des parallèles qui secoupent à angle droit.
On aura soin de comprendre , autant que possible,dans chacun des districts, des bois de même natureet de même consistance , c’est-à-dire de même venueet également serrés. Cependant comme il y a des casoù cela serait, sinon impossible, du moins désavan-tageux, on les compose quelquefois de deux , troiset de plusieurs divisions qui seront différemmenttraitées. L’une, par exemple, de ces divisions pourraêtre un bois résineux et l’autre un bois à feuilles ;la première pourra être un taillis, et la deuxièmeune partie de futaie, etc., c’est-à-dire que les dif-férentes divisions dans lesquelles un district se par-tage ne sont jamais comprises dans la même exploi-tation. En cela elles diffèrent essentiellement dessous-divisions qui, quant à la consistance, peuventêtre fort différentes entre elles, dans le moment oùse font les opérations; mais qui doivent etre amenéesau même point au bout d’un certain temps limité, età la fin de la révolution de la forêt. Pour mieux fairesentir la différence qu’il y a entre les divisions et lessous-divisions , M. Lintz compare les premières auxespèces dont le type est invariable, et les dernières
suite à la délimitation des districts.
§ III. Des districts ; divisions et sous-divisions.
Pour saisir d’un coup d’œil , dit M. Lintz , lesparties dont une forêt est composée, pour rappro-
par les _ consommateurs , les débouchés et ^ variétés j disparaissent et finissent par se con-moyens de débit ou de transport, etc., on pourra de- p on( j re 1
terminer quelles sont les parties de la forêt à exploi- ’ t _ . .
ter, soit en taillis, soit en futaies. On procédera en- Le tableau A indique les districts, divisions et
sous-divisions d’une forêt ; les districts sont marquéspar des chiffres, les divisions par les lettres majus-cules initiales de l’alphabet et les sous-divisions pardes petites lettres. Un état semblable est nécessaireau taxateur (estimateur) pour confectionner la des-cription d’une forêt.