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qui sont placés dans un fonds riche , et qu’on pour-rait laisser sur pied jusqu’à l’àge de 5 o à 60 ans, sion ne devait pas présumer avec raison que leur re- (peuplement souffrirait beaucoup de ce retard; il estdonc plus sage , en ce dernier cas, de faire un petit'sacrifice en produit pour assurer la reproduction etl’intérêt permanent de la forêt.
On peut donc dire que l’exploitabilité d’une fo-rêt , se détermine par le maximum des produits con-sécutifs de plusieurs révolutions.
Mais on s’aperçoit que la connaissance dumaximum, des produits ne peut être acquise , sansposséder celle de l’accroissement; que par consé-quent il importe beaucoup de connaître, avant dedéterminer l’exploitabilité, l’àge où la force végé-tative se prononce le plus vigoureusement, de com-parer les produits respectifs de la même forêt,.ex-ploitée en différentes époques, et de fixer ainsil’àge auquel la forêt peut et doit être exploitée,afin de réunir le plus d’avantages, tant pour les pro-priétaires actuels que pour ceux qui leur succéde-ront.
Observons encore que l’époque de l’exploitabilitéd’une forêt, qui nous promet le maximum des pro-duits en bois, n’est pas toujours celle du maximumen argent. Le particulier, qui ne considère pas saforêt dans ses rapports avec l’utilité publique, maisqui la regarde , au contraire, comme un objet decopimerce, ne la traitera pas d’après les mêmesprincipes que le gouvernement, qui ne s’arrête pasà ces idées mercantiles , et qui s’occupe de conser-ver aux générations futures le dépôt qui lui a étélégué.
§ VII. De la description des districts et de l’estima -tion de leurs produits présens etfuturs.
La division d’une forêt en districts , divisions etsous-divisions, . et les expériences sur l’accroisse-ment étant faites, et la révolution de la futaie etdu taillis déterminée , on procède à la descriptiondes districts, en s’occupant en même temps de l’étatdes produits qui doit l’accompagner.
U état des produits d’un district, sans la descrip-tion qui doit renfermer toutes les notes et observa-tions qui peuvent intéresser l’économie forestière ,ne serait intelligible que pour celui qui l’aurait fait,et la description d’un district, sans l’état des pro-duits , ne remplirait pas l’objet qu’on se propose defaire connaître, c’est-à-dire, les ressources aux-quelles on peut prétendre, et ne mettrait pas àmême d’établir une balance entre les produits dechaque décennie de la révolution.
Le premier tableau ci-après est celui qui avait étéadopté dans les forêts de la rive gauche du Rhinpour modèle des descriptions des districts. Ces des-criptions doivent être aussi brièves que possible, etne comprendre que les caractères principaux de laforêt.
Le mode d’exploitation d’une forêt se règlesuivant la révolution et les principes de cultureadoptés : l’estimation des bois sur pied, combinéeaveç les lois de l’accroissement, sert de base à la
recherche des produits des différentes exploita-tions.
Divers moyens s’emploient pour parvenir à uneconnaissance exacte de la consistance et du produitactuel des forêts.
L’estimation des bois, au moyen des arpens d’es-sais , est employée avec avantage, tandis que quel-quefois, sur-tout dans les parties de forêts uni-formes , le comptage et l’estimation par classes luiest préféré.
L’estimation par pied d’arbres n’est préférable quedans certains cas, et lorsque les deux premières-mé-thodes ne peuvent être appliquées.
Plusieurs taxateurs (estimateurs) se servent de cedernier moyen pour faire une estimation de la ré-serve définitive des jeunes futaies. M. Lintz ditqu’il n’entrevoit pas la nécessité ni le but de cetteopération, qui ne contribue en rien à l’évalua-tion des exploitations futures , dont le produit estbasé sur la cousistance plus ou moins pleine etl’accroissement plus ou moins rapide des jeunesbois.
11 ajoute que l’expérience qu’il a acquise dansce travail, lui a prouvé que, si d’un côté il estindispensable qu’on s’étaie des principes d’unesaine théorie, il ne faut pas non plus s’en rendreesclave.
Ainsi, en apportant aux opérations de l’araé-nagement tous les soins et la précision qui doi-vent les caractériser, il ne s’agit pas de vouloirsuivre à la lettre tous les procédés recommandéspar tel ou tel auteur : ce serait souvent perdre letemps en minuties dont l’application ne rendraitle travail, ni plus parfait , ni plus intéressant ; carce qui, dans une forêt, parait mériter une atten-tion particulière, n’est d’aucune utilité dans telleautre.
La théorie s’occupe à donner des principes géné-raux qui embrassent tous les cas qui peuvent se pré-senter dans la pratique; mais ce serait se donnerbeaucoup de peine pour rien , que de recourir à desmoyens compliqués, lorsqu’un jugement sain et uncertain tact acquis par l’expérience y peuvent sup-pléer.
§ \'III. De Fétat général de l’aménagement desforêts.
Lorsque la description d’un triage ou d’une forêtest faite, on réunit les différens états des produitsparticuliers pour en composer l’état général.
Avant de faire ce travail, purement mécanique,on fera bien de faire les totaux des produits dechaque décennie, et de les comparer entre eux ; carnous savons que la succession constante des produitsest une des premières obligations de l’ aménagementqui doit toujours être remplie, si toutefois le produittotal de la forêt n’est pas diminué par cette réparti-tion uniforme dans les époques successives de la ré-volution.
Supposant que, d’après l’exploitabilité d’une fu-taie réglée à 120 ans, la coupe de réensemencementd’un district quelconque dût être assise dans lasixième décennie; supposant encore qu’il fût vrai,