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Tome premier.
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tion les bâtlmens et domaines nécessaires ou utiles àun service public dans son département, mais à lacharge de verser à la caisse d’amortissement unesomme égale à celle pour laquelle le domaine de-mandé sera entré dans l’état des biens cédés à lacaisse d’amortissement.

La loidu i 5 mars 1817, sur les finances, porte quetous les bois de l’état sont affectés à la caisse d’a-mortissement, àl’exception de la quantité nécessairepour former un revenu net de 4 millions , pour ladotation des établissemens ecclésiastiques. Maiselle ne peut les vendre qu’en vertu d’une loi, et elleest seulement autorisée à aliéner i 5 o,000 hectaresde ces forêts. \ . domaines.

AMPLEXICAULE. ( T. de bot. ) Ce mot vientA'amplexus , embrassement, et de caulis , tige. Unefeuille amplexicaule est celle dont la base embrassela tige.

ANATOMIE DES PLANTES. Le mot anatomievient du grec ana , à travers , et de temnô , retran-cher, couper. Dissection de quelque partie d’un êtreorganisé.

L’anatomie des plantes a pour objet d’en faire con-naître la structure. V. Physiologie végétale.

ANE. Quadrupède du genre du cheval. Il est as-similé, pour les délits de pâturage, aux chevaux ,bœufs et vaches, et l’amende pour ces délits doitêtre de 20 fr., conformément aux dispositions del’art. 10 du titre XXXII de l’ordonnance de 1669,bien que l’âne ne soit pas dénommé dans cet article.Mais il est évident, d’après l’art. 12 du même titre,qu’il n’y a aucune différence à faire entre le chevalet l’âne , quant aux délits. C’est d’ailleurs la juris-prudence constante des tribunaux.

ANEE. On appelle ainsi la charge d’un âne. Y.bourrique.

ANESSE . Bourrique , femelle de l’âne. Y. bour-rique.

ANCIEN. Les baliveaux se distinguent en ancienset en modernes , et fort souvent l’on retranche lemot baliveaux pour dire seulement les anciens et lesmodernes.

Les baliveaux modernes sont ceux de la dernièrecoupe , les baliveaux anciens sont ceux des coupesprécédentes. Y. baliveaux.

ANDEL. Rivière qui se jette dans la Seine à unelieue est du Pont-de-l'Arche , et qui sert au flot-tage.

On appelle, à Paris , bois d’Andcl ou simplementandel,\e bois, qui vient par cette rivière. Il est très-droit , sans nœuds , tout de hêtre , quelquefois mêléde charme, et plus court d’un pied que le bois ordi-naire.

ANDROGYNE, androgynus. ( T. de bot.) Ce mottient du grec andros , gén. d 'anêr, homme, et degunê , femme 11 est synonyme d’hermaphrodite.

Une plante androgyne est pourvue tout-à-la-foisde fleurs mâles et de fleurs femelles sur le même ré-ceptacle , et sur-tout entremêlées : tels sont les épisde quelques espèces de carex.

ANDROMEDE, andromeda. Genre de plantesmo-nopétalées de la décandrie monogynieet delà familledes bicornes , qui a pour caractères : un calice très-petit, à 5 divisions; une corolle en grelot ou en tube,

à cinq lobes; dix étamines dont les anthères s’ou-vrent par le sommet et les filets attachés à la basede la corolle ; un ovaire supère, arrondi, chargéd’un style terminé par un stigmate obtus; une cap-sule globuleuse, polysperme, à 5 valves et à 5 loges;des semences petites et luisantes.

Les andromèdes sont des arbrisseaux ou sous-ar-brisseaux à feuilles alternes, coriaces , et à fleursdisposées en grappes ou en épis axillaires, que l’oncultive pour l’ornement , et qui ont beaucoup derapport avec les bruyères , les arbousiers , les ai-relles.

Dénomination, a Linné ayant observé trois espècesde ce genre en Laponie , lui a donné le nom poé-tique d’ Andromède , par allusion à ce que la fabledit de cette jeune et malheureuse princesse, qui avaitété exposée sur un rocher pour être dévorée par unmonstre marin. Les astronomes donnent aussi cenom aune constellation boréale voisine de celle despoissons. » ( Nouv. édit, des arb. de JJuh.)

e sr èc e s.

On compte une trentaine d’espèces d’andromèdes,dont la plus grande partie appartiennent à l’Amériqueseptentrionale, et y remplacent, dit M. Bosc , lesbruyères qui y sont inconnues. Les andromèdesqu’on trouve en Europe ne croissent que dans lesparties les plus septentrionales, sur les Alpes de laLaponie et de la Sibérie , excepté celle que nous al-lons décrire.

L’ANDROMEDE A FEUILLES DE rOLIUM ou AFEUILLES REPLIEES , OU A FEUILLES DE ROMARIX ,Andromeda polijolia , Linn. ; en ail. Rosmarin-Andromede ; en angl. Rosemary leaved Andro-meda , est un petit arbrisseau que l’on trouve quel-quefois en France et assez souvent en Allemagne ,dans les forêts, aux endroits humides et tourbeux ,où il accompagne ordinairement le ledum palustreet le vaccinium oxicoccos. Il a, comme eux, des ra-cines traçantes et souples qui servent à la formationde la tourbe. 11 s’élève à 1 pied ou 2 au plus ; sesrameaux sont flexibles et tombans , revêtus d’uneécorce d’un rouge foncé dans leur jeunesse, et grisedans un âge plus avancé. Lés feuilles sont toujoursverLes, alternes, presque sessiles, lancéolées , épais-ses , d’un pouce de long, très-étroites, relevées dansle milieu par une côte saillante, unies en leurs bords,repliées en-dedans, d’un vert foncé et luisant en-dessus , et grises en-dessous. Les fleurs paraissentau.mois de mai, à l’extrémité des rameaux ; ellessont d’une belle couleur rouge, attachées à de longspédoncules de même couleur , et composées d’un ca-lice persistant, d’une corolle monopétale , campa-nulée, à 5 divisions dont les extrémités sont réflé-chies; de 10 étamines courtes, dont les anthères sontà 2 cornes et inclinées Le fruit est une capsule à 5côtes et à 5 loges, qui s’ouvrent par 5 battans , etrenferment de très-petites semences ovales, plates ,et d’un brun luisant. Elles mûrissent au mois deseptembre , et restent dans les terrains couverts demousse où elles tombent, jusqu’à 18 mois avant degermer ; la plupart sont stériles.

On connaît (leux variétés de cette espèce d’andro-