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Tome premier.
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provtderé * Uni à la préposition ad : l’action de pour-voir à quelque chose.

Les ordonnances se sont occupées de l’approvi-sionnement en bois des arsenaux de la marine , del’artillerie. V. artillerie , marine.

L’approvisionnement en bois de chauffage desgrandes villes , notammept de Paris , a été aussil’objet de plusieurs réglemens , qui ont ordonnél’ouverture de canaux et établi des règles pour leflottage des bois. V. bois de chauffage , canaux,flottage.

AQUATILE, aquatilis. (T. de bot.) Ce mot vientdu latin aqua , eau. Plante submergée entièrement,ou llottante à la surface de l’eau.

AQUATIQUE. Mot qui vient du latin aqua ,et signifie marécageux, plein d’eau. Dans l’histoirenaturelle, ce mot se dit de ce qui croît, de ce quise nourrit dans l’eau ; ainsi l’on dit : terres aquati-ques , lieux aquatiques , plantes aquatiques , ani-maux aquatiques.

On dit qu’un terrain est aquatique lorsqu’il estbaigné d’eau pendant la plus grande partie de l’an-née.

Un terrain aquatique a ordinairement pour baseun fonds argileux, que les eaux ne peuvent pénétrer,et sur lequel elles ne peuvent couler, par défaut depente.

Les arbres forestiers qui peuvent prospérer dansles terrains où les eaux séjournent pendant une par-tie de l’année sont les saules, les peupliers , l’aune ,le bouleau , le frêne. V. terre , terrain.

ARAIRE. ( T. d?agr. ) C’est ainsi qu’on nommeles charrues dans plusieurs provinces. Ce mot vientd'arare , qui signifie labourer.

Mais Varaire ou areau est une espèce particulièrede charrue sans roue , qu’on emploie dans presquetoutes les parties méridionales de l’Europe . Parsuite, on a donné ce nom à la mesure de terrequ’une charrue de cette espèce peut labourer en unjour.

ARBITRAGE. Ce mot vient du latin arbitra-tum. C’est la juridiction que des particuliers exer-cent sur les diftérens des parties en contestation ,en vertu du pouvoir qui leur est donné. V., sur l’ar-bitrage et les arbitres, le code de procédure civile ,et l’article arbitrage du Répertoire de jurisprudence.

ARBITRAIRE ( peine ). Il n’y a plus de peinearbitraire. V. les art. 2 et 3 du code du 3 brumairean 4 — 25 octobre 1795, et l’art. 4 du code pénalde 1810. Cependant l’ordonnance de 1669, qui estun réglement particulier dont les dispositions pé-nales se trouvent maintenues par les nouveaux codeset notamment par l'art. 484 du code pénal de 1810,doit continuer de recevoir son application dans lescas où elle statue que certains délits seront^ punisd’amende arbitraire; sans quoi, ces délits dont au-cune loi nouvelle n’a déterminé la peine, reste-raient sans répression. V. amende.

ARBITRE. Juge choisi volontairement par lesparties, ou nommé par les juges. Il a le droit, envertu du pouvoir qui lui est donné par le compro-mis des parties , ou par le jugement, de prononcersur les différens. V. expert.

ARBITRER. C’est liquider, apprécier, estimer

une chose en gros , la fixer ou la taxer sans entrerdans aucun détail. -

L’article i 4 du titre 32 , confirmé par l’art. 5 ode l’édit de 1716, défend aux juges d'arbitrer lesamendes et peines, ni de les prononcer moindres quece qu’elles sont réglées par l’ordonnance, ou de lesmodérer ou changer après le jugement , à peinede répétition contre eux , suspension de leur chargepour la première fois, et de privation en cas de ré-cidive. V. amende.

ARBOUSIER, arbutus. Genre de plantes de la dé-candrie monogynieet de la famille des bicornes, dontles caractères sont d’avoir un calice très-petit, di-visé en 5 parties ; une corolle monopétale, glo-buleuse, divisée légèrement en 5 lobes; 10 éta-mines non saillantes ; une baie à 5 loges, quicontiennent de petites semences très-dures.

Les espèces de ce genre sont toutes des arbustes àfeuilles alternes, pctiolées, toujours vertes, à fleursen grappes ou en panicules aux sommités des ra-meaux.

Dénomination. Le nom latin de la première es-pèce est devenu celui du genre : c’est le comaros deThéophraste, de Dioscoride et des auteurs grecs ;Yarbutus et l 'arbutum des Eglogues et des Géorgi-ques de Virgile ; Vunedo de Pline.

ESPÈCES.

On connaît i 3 espèces d’arbousiers, dont 12 ha-bitent les zones tempérées et glaciales des deux hé-misphères, et une la zone torride, sur le continentd’Amérique . Nous ne décrirons que celles qui crois-sent en France .

L’arbousier des Pyrénées , ou fraisier en arbre,ou arbousier commun, arbutus unedo ( Lin. ) , enallemand erdbeerbum , en anglais stravt-berry-tree ,en italien arbuto , est un arbrisseau de i 5 pieds ,qui croît dans les Pyrénées , et que l’on trouve aussien Provence , en Espagne, en Italie , dans l’Orientet sur les côtes de Barbarie. Son écorce est gercée ;ses feuilles sont persistantes , lancéolées , dentéesen scie, un peu coriaces, d’un vert luisant et foncé.Il fleurit à la fin de l’automne; ses corolles sont nuan-cées de rose, et disposées en panicules aux sommi-tés des rameaux. Ses baies, qu’on appelle arbouses,ne mûrissent que la seconde année; elles sont ron-des , de la grosseur d’une cerise , et en approchantde leur maturité, elles se colorent d’un rouge vifagréable à l’œil. Elles ressemblent à une grossefraise , à cause des tubercules dont elles sont hé-rissées. On les mange quand elles sont bien mûres;leur saveur n’est pas désagréable. M. Desfontainesdit qu’elles ne sont point enivrantes comme on l'aprétendu ; mais il paraît que le fruit de l’arbousierou l’arbouse est meilleur en Italie, en Espagne et enPortugal, qu’en Provence .

On cultive l’arbousier des Pyrénées en pleineterre dans nos climats; mais il convient de l’abri-ter des vents du nord , et même de le couvrir depaillassons quand l’hiver est rigoureux.

Ses feuilles, dans quelques parties de la Grèce ,sont employées à tanner les cuirs. Leur décoctionest recommandée pour arrêter le cours de ventre.