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en usance , mais encore pour ceux des ventes pré-cédentes qu’il aurait abattus : cela est décidé parl’arrêt du conseil du 7 février 170 5 , que nous ve-nons de citer, lequel confirme une sentence rendueen la maîtrise de Compiègne contre les adjudica-taires des bois du roi des ordinaires de 1701 et 1702,pour avoir coupé des arbres de réserve dans les ventesprécédentes; fait défenses à tous adjudicataires decouper aucuns parois , arbres de lisières et autresarbres de réserve, tant des ventes actuelles que desprécédentes , à peine de 5 o livres d’amende pourchaque arbre, et de pareille somme de restitution ,conformément aux art. 4 et 8 du tit. XXXII.
Arbres résineux. Ce nom s’applique particuliè-rement aux arbres qui, lorsqu’on les blesse, laissentHuer un suc propre, le plus souvent concret, quel-quefois liquide, qui a la propriété de s’enflammerpar le contact d’un corps incandescent et de ne se dis-soudre quedans l’alcool. Comme la plupart de ces ar-bres restent verts toute l’année, on les appelle aussi,mais mal-à-propos , arbres verts.
Ceux des arbres résineux propres à l’Europe etsusceptibles d’être cultivés en pleine terre dans leclimat de Paris , sont tous compris dans les genrespin , sapin , mélèze , cyprès , genévrier , if. V. cesmots.
La plupart des arbres résineux sont d’un grandintérêt pour les cultures forestières et d’agrément ;ils croissent avec rapidité, ont un bois solide quoi-que léger , peu susceptible de pourriture , et unerésine dontdilférens arts ne peuvent se passer. L’effetqu’ils produisent dans les jardins paysagers les y faitrechercher par les amateurs.
La culture en grand de ces arbres est peu coû-teuse, parce qu’elle n’exige que de très-légers la-bours et peu ou point d’entretien. V. pin.
Leur culture dans les jardins et dans les pépi-nières, quoique facile, exige des précautions parti-culières. Ils demandent à être semés dans une terrefort légère ( la terre de bruyère , par exemple ) ,et à une exposition ombragée , à être repiqués àla fin de la première année, quelquefois même au-paravant , et à être changés de place chacune destrois suivantes , pour pouvoir être plantés à l’àgede 4 à 5 ans avec certitude de succès. C’est aulmoment où ils entrent en sève , soit au printemps ,soit au milieu de l’été, qu’il faut les changer deplace , et cette opération doit être faite avec la plusgrande rapidité possible, par un temps humide ouau moins couvert ; car les racines sont d’une telledélicatesse, que le plus petit coup de haie suffit pourles faire périr. Cette circonstance empêche de lestransporter au loin autrement que dans des pots oudes paniers.
Ious les arbres verts, excepté les thuyas, ne re-poussent pas, ou du moins très-rarement, lorsqu’onles coupe par le pied. On ne les multiplie guère quepar les semences , parce que cette voie est la plusfacile et la seule qui donne de beaux arbres et desarbres de longue durée.
Le semis en grand de quelques espèces de ces ar-bres peut devenir un moyen de fortune pour beau-coup de cultivateurs qui possèdent des fonds de mé-diocre valeur ; savoir, le pin sauvage ou silvestre ,
Tome I.
le pin maritime et le laricio, pour les pays sablon-neux ; le cyprès distique et thuyoïde , pour les paysmarécageux; le sapin, le mélèze, pour les mon-tagnes élevées. Presque tous, dit M. Thouin à quinous empruntons ces leçons , peuvent être avanta-geusement employés pour regarnir les forêts épui-sées, parce qu’ils croissent fort bien à l’ombre desautres arbres, et aiment, dans leur jeunesse, la na-ture du sol qui en recouvre le fond, c’est-à-dire uneterre légère formée de détritus de végétaux. Il nes’agit, dans ce cas, que de gratter la surface du solau printemps, par places, sur lesquelles on répandquelques graines.
Dans les jardins paysagers , les arbres résineuxne produisent de bons effets qu’autant qu’ils sontisolés ou groupés en petit nombre , ou qu’ils sontsur le devant, même à quelque distance des massifs.V. pin, sapin , épicéa , mélèze , aménagement ,exploitation des arbres résineux.
un réglement du 16 septembre 1754 déterminele mode d’administration et d’exploitation des forêtsd’arbres résineux dans la ci-devant maîtrise de Quil-lan. V. au Recueil.
Un décret du 3 o thermidor an i 3 — 18 août i 8 o 5permet l’exploitation, en jardinant, des forêts desapins et de celles mêlées de hêtres et de sapins. Ilprohibe ce mode à l’égard des autres forêts. L’article5 i du cahier des charges dispose que l’exploitationdes bois résineux sera faite suivant l’usage des lieux.
Arbres pour signaux. Les agens forestiers sontautorisés à délivrer les arbres nécessaires à la cons-truction des signaux pour la construction d’une nou-velle carte de France . Y., au Recueil, l’instructiondu 22 juillet 1818 , contenant les formalités à rem-plir.
Arbres surnuméraires. On appelle ainsi les ar-bres qui, après le balivage de ceux à réserver dansune coupe , se trouvent dans le cas de faire partiede cette coupe. Lorsque l’arrêt qui a réglé l’aména-gement d’une forêt communale n’autorise point lacommune à disposer, à chaque coupe , des arbressurnuméraires à la réserve, il faut une autorisationspéciale du gouvernement pour abattre ces arbres.C’est la disposition des art. 3 et 4 du tit. XXIV etde l’art. 3 du tit. XXV de l’ordonnance de 1669 :et cela est fondé sur ce que les baliveaux réservéssont réputés futaies. Nous avons rapporté au Recueildes arrêts du conseil des 21 février j 777, 18 mai1787, 24 mars 1788 et 23 avril 1789, qui accorden tà des communes, à titre de supplément d’affouage ,les arbres surnuméraires à la réserve de leurs coupesaffouagères, et leur font expresse défense de vendreces arbres.
Arbres des routes et chemins. Ce sont les ar-bres que l’on plante sur le bord des routes pour lesdécorer, et dans la vue de procurer des abris et del’ombre aux voyageurs, et d’ajouter aux ressourcesque procurent les autres plantations en bois propresaux constructions, aux arts et au chauffage.
La plantation des routes et chemins vicinaux ,celle desplaces publiques etdes terrains appartenantaux communes est de la plus haute importance. Descalculs faits en 1801 ont établi que la longueur to-tale des routes de la France , à cette époque, était
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