Band 
Tome premier.
Seite
273
JPEG-Download
 

ARP

qui fait la moitié d’un cercle, dont on se sert dans lachasse aux oiseaux.

ARGOT ou ERGOT. ( T. de jard.) Chicot de boismort. Argoter, c’est retrancher le bois mort jusqu’auvif.

ARIDE. Ce mot se dit d’un terrain sec et stérile,et même d’une contrée en général. L’aridité provientde plusieurs causes : du défaut d’eau , de la tropgrande quantité de rochers, d’argile, de craie pure,de sable, du froid, de la chaleur excessive.

ARMÉS. V. ce mot dans le Dictionnaire deschasses; et dans celui - ci les mots port d’armes ,prescription.

Les armes saisies et déposées dans les greffes descours et tribunaux doivent être vendues. \. l’ins-truction du 17 avril 1820.

ARMEMENT DES GARDES. Il consiste dansun fusil simple. ( Circul. du 3 i juillet 1806 .)

ARMER un arbre. C’est le garnir et l’entourerd’épines pour le conserver, et empêcher qu’il n’ysoit touché par les bestiaux ou par les passans. L’ar-ticle 6 de l’arrêt du conseil du 3 mai 1720 ordon-nait aux propriétaires d’héritages aboutissant auxgrands chemins, de les planter d’ormes , hêtres ,châtaigniers , arbres fruitiers ou autres , et de lesarmer d’épines.

Les arbres d’une pépinière ayant l’écorce tendredélicate, sur-tout quand ils ont été serrés et à l’om-bre , il faut, quand on les transplante, avoir soind’en entortiller la tige avec des cordons de paille ,pour ne point les exposer tout-à-coup aux fortesgelées, ni aux grandes ardeurs du soleil, qui occa-sionneraient des gerçures. Cette précaution est par-ticulièrement nécessaire pour les tilleuls exposés àun grand soleil, ainsi que le prouve une plantationde ce genre faite au jardin des Tuileries , où tousles arbres sont gercés dans la longueur de leur tige,du côté du midi.

ARMONS. Y. charronnage.

ARPENT. Mot qui vient du celte ara , labouré,

f 'en , un , et neiz , jour, labour d’un jour; ou duatin arpendium , corruption i'an ipendium , l’ac-tion de mesurer la terre avec une corde: d’où l’ona fait aroipennium , aripennium et arpendium.

C’est une mesure ancienne de superficie, qui va-riait suivant les localités.

L’arpent des eaux et forêts contient 100 perchescarrées, de 22 pieds de côté ; ce qui fait, par perche,484 pieds carrés , et par arpent 48,400. Le rapportde cet arpent à l’hectare est à-peu-près comme 1 està 2, c’est-à-dire qu’un arpent des eaux et forêts vautun peu plus qu’un demi-hectare ; il égale 5i ares7 centiares. Y. are.

Il était défendu de se servir d’autre mesure, tantdans les bois du roi que dans ceux des ecclésiastiques,des communautés et des particuliers , à peine de1000 livres d’amende. {Art. 14 du tit. XXVII dePord. de 1669 )

L’arpent de Paris contient aussi 100 perches car-rées ; mais la perche n’a que 18 pieds de longueur,d’où il suit que la perche carrée n’a que 324 piedset l’arpent 32,400.

«• La perche de 18 pieds, observe M. Lacroix,

Tome I.

ARP 270

dans le Dictionnaire d’agriculture, contenant 3 toiseslinéaires, il s’ensuit que la perche carrée contient 9toises carrées, et l’arpent de Paris 900 toises carrées.Cet arpent, étant rapporté ainsi par un nombre rondtrès-simple à la toise carrée, donné par la toise linéaire,unité fondamentale de l’ancien système métrique, estbien plus commode pour les calculs, que l’ arpent deseaux et forêts , dont la valeur en toises carrées estexprimée par le nombre fractionnaire i 344 Gnne peut même réduire ce dernier arpent en un carrédont le côté comprenne un nombre exact de toises ,puisque ce côté, composé de 10 perches linéairesou de 10 fois 22 pieds, aurait 36 toises 4 pieds delongueur. L’arpent de Paris , au contraire, répondprécisément à un carré de 3 o toises de côté. Ce rap-prochement est bien propre, ce me semble, à mon-trer l’incurie qui régnait autrefois à l’égard du sys-tème métrique, puisqu’on y avait laissé subsister ,comme légale , une mesure aussi incohérente avecla toise que cet arpent des eaux et forêts.

r> Si de l’usage des deux arpens que je viens de citeril résultait déjà beaucoup d’embarras dans les cal-culs , c’était bien pis encore lorsqu’on embrassait latotalité des mesures particulières aux diverses pro-vinces de la France . Il n’est pas possible de penserà ce chaos de valeurs bizarres , et à la confusionqu’elles devaient jeter dans la comparaison de tran-sactions semblables, faites dans des lieux différens,sans apprécier le service que rendra le nouveau sys-tème métrique , quand il sera universellement etfranchement employé par tous les Français . On sentalors combien il serait raisonnable que l’on voulûtbien consacrer quelques momens pour en acquérirl’usage , en renonçant à de vieilles habitudes quiconduisent à des opérations beaucoup plus longuesque celles que prescrit le calcul décimal. Le tempsqu’il en coûterait pour prendre une teinture de cecalcul serait bien moins considérable que celui qu’exi-gent journellement les conversions maladroites quel’on fait des anciennes mesures en nouvelles , uni-quement parce que l’on s’obstine à mesurer toujoursavec l’ancien pied , l’ancienne toise , l’ancienneperche , au lieu d’employer le décimètre , le mètre ,le décamètre , etc., qui leur répondent dans le nou-veau système. » V. mesure.

Akpent d’essai. Y. estimation des bois par ar-pens d’essai.

ARPENTAGE. Mot qui a la même origine qu’ar-pent. Nous diviserons cet article en deux sections :la i re . contiendra une instruction sur l’art de l’ar-pentage et sur la levée des plans ; la 2 e ., l’exposédes dispositions réglementaires concernant l’arpen-tage dans les forêts.

Si la connaissance de l’arpentage est utile à tonsceux qui possèdent ou administrent des propriétésrurales, elle l’est sur-toutaux agens forestiers, dontpresque toutes les opérations en forêts exigent leministère des arpenteurs, et qui , faute de notionssuffisantes pour apprécier ou vérifier le travail deceux-ci, peuvent se trouver exposés à donner suiteà des actes infidèles ou inexacts. La réputation deprobité et de capacité des géomètres forestiers nesaurait être un motif pour les agens forestiers de resterétrangers à un art qui intéresse les plus importante»

35