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fonctions qu’ils aient à remplir. Cet art doit entrerdans l’ordre de leurs études, comme il devra entrerdans l’enseignement de la science forestière , si,comme on doit l’espérer , le gouvernement se décideà créer des écoles spéciales pour cette partie de l’ad-ministration publique. V. forestier.
Les géomètres eux-mêmes nous sauront gré d’in-sérer ici une instruction qui leur rappellera les vé-ritables principes de leur art.
Ces motifs nous ont déterminés à nous assurer duconsentement nécessaire pour employer dans notreOuvrage l’article arpentage, qui se trouve dans leNouveau Coursd’agriculture, imprimé par M. Dé-terville, article rédigé par M. Lacroix, membre del’institut. C’est cet article qui formera la i re . sec-tion.
I». SECTION.
Instruction sur l'arpentage.
L’arpentage est l’art de mesurer l’étendue desterres, ce qui se fait soit immédiatement sur le ter-rain, soit sur le plan qu’on en a levé, et qui le re-présente en petit. De là vient que l’on comprendquelquefois dans la définition de l’arpentage l 'art delever les plans, mais à tort ; car l’un n’emploie toutau plus que les procédés les plus élémentaires del’autre , qui s’étend à la construction des cartes desrégions les plus considérables, et jusqu’à la mesurede la circonférence de la terre. Tous deux emprun-tent le secours de la géométrie , science qui paraîtdevoir sa naissance au besoin qu’on eut, presquedès l’origine des sociétés, de fixer et de reconnaîtreles limites des champs. Ce n’est aussi qu’à ce besoinque doivent satisfaire les notions d’arpentage qu’ilest convenable d’insérer dans un livre de la maturede celui-ci ; car on ne saurait aller au - delà sansentrer dans un détail de méthodes et d’instrumensqui supposent une connaissance assez étendue desdiverses branches des mathématiques , pour laquelleil est indispensable de recourir aux traités spéciaux,très-multipliés et très-répandus.
Mais les premières notions, qui s’appuient sur unpetit nombre de vérités géométriques presque évi-dentes par elles-mêmes, peuvent être néanmoinstrès-utiles à l’habitant des campagnes, parce qu’ellesle mettent en état de connaître ou de vérifier par lui-même la contenance des pièces de terre qu’il ex-ploite, de celles qu’il voudrait échanger pour réunirdes propriétés trop morcelées, et de substituer, dansles transactions qui l’intéressent lé plus, sa propreconviction à la confiance plus ou moins incertainequ’il est obligé d’avoir dans les arpenteurs de pro-fession. Ces mêmes notions devraient entrer dansl’instruction de quiconque sait écrire et calculer ;car en donnant aux nombres un objet sensible , eten obligeant à tirer des lignes, à tracer des plans ,elles offrent à-la-fois le meilleur moyen d’exercerl’intelligence, et de préparer la main au genre dedessin nécessaire pour représenter les machines etles travaux des arts de construction , dessin dont ilimporte beaucoup de répandre les élémens. (V. dansles lissais sur l'enseignement en général, et sur celuides mathématiques en particulier, par S.-F. Lacroix ,ce qui regarde le dessin.)
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Première partie. De l’arpentage sur le terrain.
1 . C’est uniquement de la superficie ou de l 'airedu terrain que s’occupe l’arpentage , c’est-à-dired’une étendue qui n’a que deux dimensions, lon-gueur et largeur ; et il la suppose d’abord plane, oudu moins n’ayant que des inégalités trop petitespour qu’il soit nécessaire d’en tenir compte.
Cet article étant destiné aux personnes qui n’ontaucune connaissance de la géométrie, nous les pré-venons qu’il est à propos qu’elles prennent la peined’exécuter toutes les opérations , qu’elles tracenttoutes les figures que nous indiquons : c’est le seulmoyen de comprendre les procédés que nous en-seignons et les raisonnemens qui en font sentir lajustesse.
2 . Les figures auxquelles on rapporte l’aire d’unterrain pour la mesure, et qu’il est nécessaire desavoir construire, ont leur contour formé de lignesdroites.
3. Tout le monde entend par une ligne droite leplus court chemin pour aller d’un point à un autre,quand il n’y a aucun obstacle interposé entre cesdeux points.
Deux points déterminent une ligne droite, c’est-à-dire que dès que l’on voit deux points, on conçoitsur-le-champ la ligne cjui va de l’un à l’autre , et onne peut la prolonger que d’une seule manière , dechaque côté de ces deux points.
AB, figure i re . , est une ligne droite déterminéepar les points A et B , et les prolongemens ponctuésAC et BD ne forment encore avec AB qu’une mêmeligne droite.
4- Pour tracer une ligne droite sur le terrain, ilsuffit de planter un piquet à chacune de ses extré-mités , et de tendre de l’une à l’autre un cordeau.
Si cette ligne droite doit être d’une grande éten-due, il faut marquer plusieurs points entre ses ex-trémités, ce qui se fait en plaçant des piquets demanière que lorsqu’on se met à quelque distancederrière le premier , il cache parfaitement tous lesautres : cela prouve qu’ils sont dans la direction duravou visuel qui va d’une extrémité à l’autre de laligne, et qui est toujours droit. V . La Jig. 2 .
C’est là ce qu’oa appelle aligner ou prendre unalignement.
C’est aussi en visant le long du bord d’une règle ,comme si on voulait l’aligner sur un point, que l’onreconnaît si elle ne bombe pas , ou si elle ne creusepas entre ses extrémités, et par conséquent si elle estbien dressée ou non.
Avec une règle bien dressée , on s’assure si unesurface est plane ou non ; car , dans le premier cas ,le bord de la règle s’applique dans tous ses pointssur cette surface , dans quelque sens qu’onle place:ce qui n’a pas lieu dans le cas contraire.
5. Pour tracer une ligne droite sur le papier, onse sert d’une règle bien dressée, qu’on applique con-tre les deux points par lesquels doit passer la ligne,et l’on fait glisser le long de cette règle un crayonou une plume.
Si l’on veut que la ligne soit tracee bien exacte-ment, il faut que le crayon soit taillé à plat, afinqu’il puisse s’appliquer immédiatement contre la