AZO
AYL
AXIT E. (T. de botanique.') Graine, semen axile ,attachée vers l’axe rationnel ou à la columelle.
AXILLAIRE. {T. de botanique.) On appelleaxillaire tout ce qui naît dans l’angle formé par laréunion d’une branche avec la tige, ou d’un pétioleavec un rameau ; cependant on appelle aussi axil-laires les feuilles qui, au lieu d’être insérées dansl’angle, sont insérées sous^l’angle, de manière quece sont les rameaux qui, dans ce cas, sont axillaires,e‘ non pas les feuilles.
AYEUX. Les ayeux ou grands-pères sont dans lamême prohibition pour les adjudications de bois,ou possession d’emploi dans les conservations , queles frères, neveux et cousins, quoique l’ordonnancene parle des degrés que jusqu’à celui de cousin issude germain. ^. patentée.
ATLANTE, aylantus. Genre d’arbre de la poly-gamie détandrie et de la famille des térébinthes.
Uaylanteglanduleux ou de la Chine (V. la fig. àV Atlas) ^ qu’on appelle aussi langit ou improprementvernis du Japon, aylantus glandulosa, Desf., est ungrand et bel arbre originaire de la Chine et du Japon ,qui est aujourd’hui très-commun dans les parcs et dansles jardins d’agrément, et qui mérite d’être cultivédans les forêts. 11 parvient, en 3 o ans, à 5 o et 60pieds de hauteur sur une grosseur proportionné.
Histoire. M. Desfontaines, à qui nous devons ladescription et l’histoire de cet arbre, nous dit qu’ilfut introduit en Europe vers l’an 1751. Ce fut leP. d’Incarville , qui en envoya des graines à laSociété royale de Londres . Miller et Philippe Car-teret-Web le cultivèrent, et il se répandit en Eu-rope . Miller prétendit, contre l’opinion d’Ellis ,que c’était le fasi-no-ki de Kœmpfer, ou vernis duJapon , rhus vernix , Lin., et cette erreur s’accré-dita. Ces deux arbres, ajoute M. Desfontaines, ap-partiennent à des genres différens.
Description. L’aylante glanduleux a les fleursdioïques ou polygames ; les fleurs mâles , composéesd’un calice à 5 dents, de 5 pétales creusés en gout-tière , et de 10 étamines; les Jleursfemelles ou her-maphrodites, composées d’un stigmate évasé, de 5ovaires supères; les fruits, au nombre de 5 parchaque fleur, aplatis , membraneux, allongés , ré-trécis aux deux bouts, échancrés d’un côté , renfer-mant une graine osseuse, lenticulaire, placée aucentre du péricarpe; les feuilles alternes, rappro-chées à l’extrémité des rameaux, pinnées avec uneimpaire comme celles des sumacs ; longues de plusde 2 pieds , avec des folioles au nombre de 11 oude i 3 , opposées, sessiles , lancéolées, obliques,cordiformes , glabres des deux côtés , dentées à labase avec une glande sous chaque dent : d’où lui estvenu l’adjectif de glanduleux.
Il fleurit au commencement de l'été; ses fleurssont petites, nombreuses, d’un blanc sale, dispo-sées en panicules droits et terminaux ; elles répan-dent une odeur forte et désagréable; elles donnenttrès-rarement des fruits dans le climat de Taris.Lorsqu’on froisse les jeunes feuilles de cet arbre ,elles répandent aussi une odeur désagréable et nau-séabonde.
Cidture. L’aylante se plaît dans les terres légèreset fraîches. On le multiplie de boutures, do mar-
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cottes, de racines et de rejetons. Ses racines tracentfort au loin comme celles des sumacs, et produisentun grand nombre de drageons, sur-tout si on lesblesse; ce qui Uonne un moyen très-facile'de lemultiplier.
Un arbre qu’on abat fournit une grande quantitéde ces rejetons pendant plusieurs années. On doitles lever très-tard en automne, pour les planter enpépinière à un ou 2 pieds de distance, selon leurforce. Il est bon de ne pas les mutiler ; mais lorsqueleur tète se dessèche, ce qui arrive souvent, il nefaut pas craindre de les couper rez-terre l’année sui-vante. On leur donne les mêmes soins qu’aux autresplants, et on peut les mettre en place à la troisièmeou quatrième année.
Lorsqu’on arrache un aylante, dit M. Bosc, il fautavoir soin de rassembler toutes les racines qui se sontcassées, et de les mettre en terre dans un sol léger etfrais, en tronçons de 6 pouces, de manière que legros bout soit au jour. Au printemps suivant , laplupart de ces racines poussent des jets ; comme ilen pourrit toujours une partie , il est bon de lesplacer les unes près des autres, à 4 ou 6 pouces parexemple , sauf à les relever après qu’elles aurontpoussé, pour les écarter davantage.
Lorsque le printemps est sec, il est nécessaire ,pour assurer la réussite de ces plantations , de lesarroser quelquefois.
Le savant agronome que je viens de citer observeque les marcottes et les boutures d’aylante sont au-jourd’hui peu employées, tant à cause de leur dif-ficulté et^de l’incertitude du succès, que parce queles rejetons et les racines offrent des moyens de mul-tiplication très-faciles. Il conseille, et je ne puis quepartager son avis , pour avoir suivi pendant long-temps la culture de cet arbre, de l’introduire dansnos plantations forestières, où, comme le peuplierblanc , il se reproduirait abondamment de rejetonsaprès la coupe. Il croît très-bien à l’ombre , et con-viendrait aussi bien aux taillis qu’aux futaies.
Qualités et usages. Quoique l’accroissement del’aylante soit très-rapide , son bois acquiert de lasolidité ; il est blanc, satiné, et d’un tissu assezfin. Il pèse, étant sec, 57 livres 6 onces par piedcube. On peut l’employer à des ouvrages de menui-serie et d’ébénisterie; mais il faut qu’il soit bien sec,sans quoi il se tourmente et se contourne.
Comme arbre de décoration, l’aylante produit ungrand effet dans les jardins paysagers. Il a un portélevé et fine forme pittoresque. Il figure égalementbien, soit au milieu des massifs, soit isolé.
AZEROLIER. V. Aube-épine-azérolier.
AZOTE. Mot composé de l’a privatif grec, etde zôe, vie : sans vie. Les chimistes modernes don-nent aujourd’hui ce nom à un corps simple contenudans l’air de l’atmosphère , dont il forme les 72 cen-tièmes, et que les anciens appelaient airphlogistiqué,et auquel Lavoisier avait donné le nom de mophète oumophète atmosphérique. On ne peut l’obtenir danstoute sa pureté ; il est toujours ou fondu en gaz dansle calorique, et alors il porte le nom de^az azote ,ou liquide et solide dans des combinaisons naturelle»ou artificielles quelconques.