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elle, à cet égard, compatible dans leur personne avecl'hommage et le ressort auxquels ils étaient soumis?Les biens qu’ils possédaient dans cette partie de leursétats formaient-ils un domaine public, un patri-moine de souveraineté ?
La négative est soutenue par M. IL dans l’Ency-(Jopédie méthodique, article Burrois , et par les au-teurs de la nouvelle édition de Dénisart aux motsBarrjis et domaine ; mais M. Merlin a combattucette opinion dans une affaire jugée par la cour decassation. V. sa dissertation au mot 7 ?ar du Réper-toire de jurisprudence. Ello est d’un grand intérêtpour les questions de droit politique et de doma-nialité. V. aussi dans notre Dictionnaire les motsaffectations, domaine et tiers-denier.
BARANDAGE. C’est l’action de barrer une ri-vière avec un filet , pour y pécher ; mais voyez cemot dans le Dictionnaire des chasses et pèches.
BARDEAU . Petit ais ou espèce de merrain donton se sert au lieu de tuile pour couvrir des maisons.On doit choisir ces petites planches sans aubier, pourprévenir la pourriture. Ou les appelle aussi ais-seau -c, aissettes , aissis.
Enfin on donne le nom de bardeaux à de petitstrains de bois. V. flottage.
BARRAS. On donne ce nom, dans les landes deBordeaux , à la résine qui déroule pendant l’hiverdu pin maritime : mêlée avec le galipot, elle formele brai sec. V. résine.
BARRE. (T. générique qui a plusieurs signifi-cations dans la marine.) C’est particulièrement lenom de plusieurs pièces qui font partie de Varcassed’un bâtiment, et qui ont respectivement plus oumoins de courbure. Entre ces barres, quelques-unesont des noms distinctifs, quoiqu’elles portent en-semble le nom de barre de l’arcasse.
Barre d'arcasse (PL 8 des bois de marine ), oulisse d’hourdi. Y. arcasse.
BARRE et PALISSONS. V. palisson.
BARROT. Diminutif de bau. V . bau. Les bar-rots sont aux planchers des gaillards et des dunettes(V. gaillard et dunette ), à-peu-près ce que les solivessont aux planchers dans les bàtimens construits surterre. Ils prennent, suivant leurs différentes desti-nations , le nom des pièces principales auxquellesils s’appliquent : les baux des faux-ponts portent ladénomination de faux barrots. Les barrots sur les-quels sont établies les différentes soutes d’un vais-seau, reçoivent, à cause de leur place, le nom debanot de soute. Barrot de gaillard (PI 22) s’entendde même du barrot qui soutient le gaillard, et ainsides autres. Y. les PL 22 et 23 des bois de marine.
BAR ROTIN. Diminutif de barrot ou barrot dedunette , tugne, carrosse , etc. On appelle quelque-fois les eajuiotins demi-barrots : ce sont des piècesde bois de moindre grosseur que les barrots.
BAS-FONDS. En terme d’agriculture, ce mot sedit des terrains bas et enfoncés. Les bas-fonds sontfertilgs, mais humides et souvent inondés. Les bois ysont exposés à la gelée; maison en diminue les effetspar des fossés d’assainissement et en donnant accèsaux vents du nord.
BASSIN. (T 1 , de marine. ) Ce mot a deux significa-tions : par la première, il exprime un réduit pra-
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tiqué dans un port pour y mettre les navires ensûreté contre l’agitation de la mer : alors on ditbassin de port. Ce n’est ordinairement qu’une en-ceinte de maçonnerie, avec une ouverture du cûtéde la mer pas plus large qu’il 11e faut pour y laisserjiasser commodément le plus gros bâtiment quipuisse entrer dans le port.
La seconde acception du mot bassin exprime uneenceinte pratiquée dans un port pour y construireà sec des vaisseaux et d’autres bàtimens de mer, oupour les y réparer, mais de sorte que, l’ouvrage lai»,ils puissent être mis à flot, en laissant entrer Peaude la mer daus le bassin : on le nomme dans ce tasbassin de construction.
BATARDEAU. Mot qui vient du latin basturn,bâton , le batardeau étant une cloison de bâtons.
En termes d’ hydraulique, c’est une espèce de diguefaite de pieux , d’ais et de terre , pour détournerl’eau d’une rivière.
En terme de ponts et chaussées , et avant l’inven-tion de la nouvelle méthode de construire les ponts,on appelait batardeau une enceinte qui renfermaitdeux ou trois piles, et qui était composée de plu-sieurs pieux battus dans le lit d’une rivière.
La connaissance des différens mus à l’occasion desbatardeaux était attribuée aux officiers des eaux etforêts par les art. 4 et 14 du tit. i' r . de l’ordonnancede 1669.
L’article 4 * du tit. XXVII défend expressémentde faire aucuns batardeaux ou autres édifices nuisi-bles au cours des eaux dans les fleuves et rivièresnavigables ou flottables , à peine d’amende arbi-traire.
BATARDIÈRES. ( T. de jard. ) C’est le lieu oùles jardiniers élèvent des arbres lorsqu’ils sortentdu semis, c’est-à-dire au bout de 3 ou 4 ans ; on lesplante plus éloignés les uns des autres que dans lapépinière , pour leur faire prendre, avec la serpette,le croissant ou le ciseau, la forme qu’ils doiventavoir dans les vergers et les bosquets. Y. motte.
BATIMENT. Nom cjui s’applique non-seulementà toutes les constructions qui se font sur terre et àtous les édifices qui s'y élèvent, mais encore à tousles vaisseaux et navires.
V. bois d bâtir , constructions d distance prohibéedes forêts , marine.
BATS. Y. attelles.
BATTANS de soufflets. Y. panneaux.
BATTOIRS à lessive. Ils se fabriquent dans lesventes. On scie les billes de bois dont on les tire , à12 ou i 3 pouées de longueur; la partie évasée doitavoir 12 pouces de largeur, et l’épaisseur, vers lemanche, doit être d’environ i 5 lignes : on les dresseà la plane ; on y présente un patron, dont on tracele contour avec de la pierre noire ; un ouvrier em-porte avec la hache ce qui est hors du trait, et leplaneur achève l’ouvrage. Ces battoirs s’enfument dela même manière que les sabots.
BATTUES. Les battues pour la destruction desloups et la manière d’y procéder sont indiquées parl’ordonnance du 20 août 1814, l’instruction du mi-nistre de l’intérieur, du 9 juillet j8i8, et l’instruc-tion de l’administration , du 2.3 mars 1821 , art. 6a.V., flans le Dictionnaire des chasses, le mot loup.