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Tome premier.
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355
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BIV

35 S

BIN

Enfiu on appelle billes des tronçons d’arbresciés.

BILLET. C’est un mot qui provient du latin bar-bare billetus , diminutif de billus , dont les Alle-mands ont fait billett, et les Anglais bill : petitelettre missive , certains écrits imprimés ou à lamain.

Dans la pratique et le commerce , un billet est engénéral la reconnaissance d’une dette , avec pro-messe de la payer. V. les art. 187 et 188 du liv. 1du code de commerce.

Billet d’afforestement. C’est, en terme deforêts, le permis d’exploiter que donne l’agent fo-restier. V. permis d’exploiter.

Billet de contentement. C’est un écrit par le-quel le receveur du domaine déclare qu’il est contentde la caution que le marchand a fournie pour ré-pondre du prix de l’adjudication.

BILLONS, BILLOTS. On appelle billes, billons,billots, des tronçons de bois de sciage.

RILOBÉ. Adjectif formé du latin bis et de lo-bus, lobe: à deux lobes.

( Botan.) Ce mot diffère de bifide, en ce qu’aulieu d’un angle aigu séparant les deux divisions ,c’est un sinus obtus, ou plus ou moins arrondi à sonfond.

BINAGE. ( T. d’agr. , de jard. et cTécon. for. )Il vient du latin binum , double, dont la racine estbis , deux fois. C’est, dans son acception la plus gé-nérale , le second labour que l’on donne à une terre;mais il a diverses significations suivant les diffé-rentes parties de l’agriculture auxquelles il s’ap-plique.

En terme de jardinier et de forestier, le motbinage signifie une opération qui consiste à remuerla surface de la terre avec une binette, ou avec unepetite bêche ou un béchot. On donne des binagespour ameublir la terre , la rendre plus propre à re-cevoir les influences de l’air, des rosées , des pluies,et faciliter aux racines les moyens de pénétrer plusaisément. On les emploie également pour détruireles mauvaises herbes ; mais pour qu’ils produisentde bons effet», il faut qu’ils soient donnés à propos :ou doit, observe M. Thouin , art. binage du Nou-veau dictionnaire d’agriculture , consulter l’état desplantes, la nature du sol et la constitution de l’at-mosphère.

En restreignant l’appliçation de ces principes auxforêts, nous dirons que les binages sont très-avan-tageux aux pépinières et aux plantations, lorsqueles plants sont enracinés et qu’ils sont assez fortspour n’être pas facilement ébranlés, tandis qu’ilspourraient être nuisibles avant cette époque. Ils sontencore très-utiles dans les terres fortes , qui se dur-cissent à la surface et serrent le collet des racines ,après les pluies d’orage qui ont battu le sol. Cetteopération au contraire serait dangereuse si on lafaisait par un temps sec dans une terre très-légère ,parce qu’elle occasionnerait une déperdition encoreplus abondante de l’humidité de la terre , et don-nerait à l’air et au soleil le moyen de la dessécherà une plus grande profondeur. Il ne faut biner cessortes de terre qu’à l’approche d’une pluie , afin queles inégalités <^ue produit le binage à la surface ,

puissent retenir les eaux et donner à la terre le tempsde s’en imbiber plus profondément. Lorsqu’on binepour faire périr les plantes qui gênent la végétationdes arbres cultivés, il convient de le faire par untemps sec et lorsque la terre vient à se dessécher.Alors quelques heures d’un soleil ardent suffisentpour faire périr les herbes coupées entre deux terres

f iar le binage, sur-tout quand on a eu l’attention dees éventer au moyen d’un léger coup de rateau, ousimplement avec les dents de la binette.

Il est encore très-important pour prévenir le re-tour d’une grande quantité d’herbes , de faire lesbinages avant que ces herbes soient montées engraines, ou si elles sont déjà dans cet état, de le*ramasser et de les brûler.

On donne ordinairement deux binages aux pépi-nières et aux plantations forestières : l’un au prin-temps et l’autre en automme, ou bien l’un en hiveret l’autre en été. V. plantation.

BINARD. Charriot à quatre roues d’égale hau-teur, avec un plancher sur lequel on met de grandsfardeaux.

BIQUE. C’est, en langage vulgaire, le nom delàchèvre.

BIRES. V. ce mot dans le Dict . des chasses o*pêche.

BISANNUEL. Adjectif formé du latin bis etde annus, année. Il se dit des plantes qui périssentaprès avoir subsisté pendant deux ans environ.Quelques-unes de ces plantes poussent leurs feuillesavant l’hiver, ne montent en graine que l’annéesuivante, et ne meurent qu’après s’être ressemées.Telle est l’angélique des jardins.

BISEXE. Ce mot vient du latin bis, deux, et Desexus , sexe. Une fleur bisexe ou hermaphroditeest celle qui réunit les organes mâles et les organesfemelles. Presque tous les arbres forestiers sont dece nombre.

BISQUINS. Dans quelques cantons, on donnece nom aux moutons qui vivent habituellementdans les bois. Us ont une laine très-grossière et peuabondante ; mais leur chair contracte un goût desauvageon qui la fait rechercher pour la table.

BITERNÉ. Adjectif formé du latin bis, d eux ,et de ter, trois. ( T. de bot. ) Fleur dont le pétiolecommun se partage au sommet en 3 rameaux por-tant chacun 3 folioles.

BITTES. — Bittons. ( PL 17. ) ( T. de mar. )C’est le nom de deux forts piliers de bois qui s’é-lèvent verticalement près de l’avant d’un vaisseau ,au-dessus de son premier pont. Elles sont souventnommées grandes bittes , pour les distinguer desbittes plus petites, qui, d’ailleurs, portent le nomde bittons.

BIVALVE. Adjectif formé du latin bis , deuxfois, et d evalva, cosse, gousse, coquille. Un fruitbivalve se sépare en deux comme les deux battonsd’une porte, ou comme les deux panneaux d’unecoquille bivalve, telle qu’une moule. Ce terme con-vient surtout aux siliques.

BIVIAIRE. Place située dans les angles des routes ,et chemins.

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