BLA
BOI
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BD OIE , du latin bis, deux, et w'a, chemin.
C’est un chemin fourchu qui rend à deux endroitsdifférens.
BLACHE. En Dauphiné, ce mot signifie un ter-rain planté de chênes ou de châtaigniers, qu’onpeut néanmoins labourer.
On l’appel aussi blachia.
BLAIREAU. Y. ce mot dans le Dict. des chasseset pèche.
BLAIR 1 E. C’était un droit qui appartenait auseigneur haut-justicier, pour la permission de pâ-ture qu’il accordait aux habitans pour leurs bes-tiaux, sur les terres après la récolte , ou dans lesbois et héritages non clos.
Ce droit se percevait tant sur les nobles que surles roturiers , à proportion des héritages qu’ils pos-sédaient et des bestiaux qu’ils avaient, et on appe-lait seigneur blayer celui qui jouissait de ce droit.
Ce droit, dit Coquille, a été appelé Mairie , ouparce que la prestation était en blé, ou parce quele pacage, ut plurimùm , est en pays de blé.
il a été aboli sans indemnité par la loi du i 3avril 1791. Y. au surplus les lois du 25 août 1792et du 17 juillet 1793.
BLANC. ( T. de bot. et de jardinage. ) C’estune maladie qui attaque les plantes et qu’on peutcomparer à la rouille du blé.
fille se communique aux feuilles, aux rameauxet même aux fruits ; elle les rend tout blancs. Onles voit couverts d’une matière cotonneuse, qui s’op-pose à leur transpiration. Le pêcher est l’arbre à quile blanc est le plus funeste ; les melons et les con-combres sont les plantes potagères qui en sont leplus incommodées.
Blanc-bois. C’est le nom commun que l’on donneaujourd’hui aux peupliers, aux saules et autres es-pèces dont le bois est blanc et mou.
On désignait autrefois sous le nom de blanc-boisle charme , le tremble, le bouleau, l’érable, etc. ;mais ces bois ne sont pas de la classe de ceux quel’ordonnance appelle morts-bois. Ces derniers sontd’ailleurs spécifiés par la charte normande de i 3 i 5 ,et par l’art. 5 du titre 23 de l’ordonnance de 1669.V. mort-bois.
Blanc-de-chapon,' On appelle ainsi des veinesblanchâtres et vergetées qui se trouvent dans lesbois qui ont un commencement de pourriture. Cevice provient de gouttière , de gelivure , de roulure,du double aubier , etc.
Blanc-ûtre ou blanc-étoc. C’est un terme usitédans l’exploitation et le commerce de bois. Faireune coupe de bois à blanc-être , c’est n’y rienréserver; abattre tout, tant taillis que baliveaux etarbres anciens.
Blanc de Hollande. C’est l’ypréau ou peuplierblanc de Hollande. V. peuplier.
BLANCHE-TAILLE. L’ordonnance de 1669veut que les arbres soient abattus à blanche-taille,c’est-à-dire horizontalement et à fleur de terre.
BLANCHIR UN ARBRE, C'est en enlever avecla serpe ou la hachette du marteau une portiond’écorce , pour imprimer sur le miroir l’empreintedu marteau.
BLANCHIS. Le blanchis d’un arbre est l’endroi 1d’où l’on a enlevé l’écorce pour y imprimer lamarque du marteau. C’est la même chose que ma-quis ou miroir. Yoy. ces mots.
BLASTÈME, blastema. (T. de bot.) C’est^l’em-bryon, abstraction faite des cotylédons. Il com-prend le collet, la plumule et la radicule.
BLESSURES. Celles faites méchamment à desanimaux, comment punies? Y. bestiaux.
BLINDES. V. chandeliers.
Blindes. ( Génie militaire. ) Pièces de bois ,arbres entrelacés pour soutenir les fascines d’unetranchée et mettre les travailleurs à couvert. Lesbois de blindes sont de 10 à i 3 centimètres ( 4 à 5aouces ) de diamètre , et la moitié de ces pièces ont3 mètres ( 9 pieds ) de longueur , et l’autre moitié16 décimètres (5 pieds). V. fascine , gabion , sau-cisson.
BOCAGE. Bosquet, buisson, petit bois touffu ,agréable et de peu d’étendue.
On dit aussi les pays de bocages, en parlant deceux qui, comme la Bretagne , sont couverts de: bouquets de bois et de haies.
BOCQUILLONS ou BOQUILLONS. Y. bûche-ron.
BOCTIER. On appelle ainsi, aux environs deCharleville,le plant de pommier levé dans les bois.
BŒUF. C’est le taureau châtré. L’article 10 dulitre XXXII de l’ordonnance de 1669 porte qu’unboeuf trouvé en délit sera confisqué, et que quandil ne pourra être saisi, l’amende sera de 20 francs.
Les boeufs et les vaches font plus de tort dans lesbois que les chevaux, mais moins que les moutonset les chèvres.
BOGU 1 N. Les moutons qui vivent dans les boisse nomment ainsi dans quelques lieux.
BOIRES. Y. ce mot dans le Dict. des chasses etpêche.
BOIS. Ce mot a deux significations, que les Latinsdistinguent par les mots sylva , lignum.
On entend par la première un iieu d’une certaineétendue, planté d’arbres propres aus constructions,à la charpente, à la menuiserie, au charronnage ,au chauffage et à divers autres usages. Ces arbressont le plus communément des chênes, des hêtres,des charmes, des bouleaux, des pins, des sapins.Dans ce sens, on dit un grand bois, un petit bois ,un bois de cent hectares , un bois sur le retour, unbois épais et touffu , un bois de haute futaie, un boistaillis , un bois en coupe ^ un bois en défends , unbois defensable, etc. Lorsqu’un bois a une grandeétendue, on l’appelle forêt ; lorsque son étendue estmoyenne, comme 100, 200 hectares , et même plus,il retient le nom de bois ; mais quand il n’a qu’uneetite superficie, on le nomme bocquejteau , bosquet,ouquet de bois ou garenne.
Far la seconde signification, on entend la sub-stance dure et compacte des arbres, ou les arbreseux-mêmes, soit qu’ils existent sur pied ou qu’ilssoient abattus , coupés et même mis en œuvre. C’estdans ce sens qu’on dit bois vert, bois sec , bois dur ,bois blanc , bois mou, bois pourri , bois veiné, boisde chêne , bois de hêtre, de sapin , de cèdre , de Bré-sil ., bois à bâtir, bois de construction, bois de sciage,