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BOULE DE NEIGE. Y. Home.
BOULEAU, Betula . Genre d’arbres de la mo-noécie tétrandrie et de la famille des amentacées, quise rapproche beaucoup de celui de I'aune^ et quirenferme une dixaine d’espèces connues, dont laprincipale et la plus précieuse est notre bouleaucommun.
Dénominations. Le bouleau se nomme en latinbetula, en anglais birch , en allemand birke , et enitalien betulla, dénominations qui, suivant l’oin-«ynet de Civry, auraient signifié verge dans leursens primitif.
Histoire, te Le bouleau, dit Pline, aime les lieuxfroids ; il croit dans les Gaules, et il est devenu re-doutable par les verges ou faisceaux qu’il fournitaux magistrats. Gaudetfrigidis betula. Gallica hœcarbor mirabilicandore atque tenuitate , terribilis ma-gistratuum virgis. Calepin, dans son Dictionnaire,rappelle aussi que les Romains transportèrent lebouleau en Italie , et qu’ils en formaient les fais-ceaux qui se portaient devant les magistrats. Betulaarbor est virgis aptissima, cortice candidissima ,quant Romani ex Gallid in Italiam transtulemnt,et ex ea fasces conficiebant qui magistratibus sole-bantprœferri. » Tout le monde sait, dit l’oinsynetde Civry, que la terreur du bouleau est restreinteaujourd’hui aux écoles , si ce n’est en quelques oc-casions où la justice réglée décerne aussi le châti-ment Jes verges. Au reste , c’est de l’usage dontPline fait mention qu’est venu l’emploi d’huissier àverge. »
Les punitions flétrissantes dont parle Poinsynetde Civry ont été abolies par nos lois pénales , laverge n’est même plus en usage dans les écoles. Onest persuadé aujourd’hui que l’on peut élever la jeu-nesse et la former à la vertu et aux sciences sans ladégrader par des chàtimens avilissans.
Pline dit que le bois servait à faire des cercles etdes corbeilles, et que les Gaulois en tiraient un bi-tume par la décoction. Eadem circulis Jlexibilis,item corbium cortis. Bitumen ex ea Galliœ exco-quunt. Plin., lib. 16, cap. 18.
Description du genre. Fleurs monoïque:.
Fleurs males en chatons cylindriques pendans.Chaque fleur composée de 4 écailles portées sur unpédicelle commun, dont une extérieure terminale ,attachée par le centre en forme de bouclier ; les troisInférieures membraneuses , concaves, plus petites:environ îa étamines adhérentes au pédicelle. An-thères à une loge, 6’ouvrant par un sillon longi-tudinal.
Fleurs femelles disposées en chatons grêles.Ecailles ovales, imbriquées; 2 ou 3 fleurs sous cha-cune ; ovaires comprimés , à 2 loges, surmontés cha-cun de a styles grêles. Péricarpe mince, bordé d’unemembrane à 2 loges monospermes, dont une avortecommunément. Les écailles du chaton persistent',croissent après la floraison, et tombent à l’époquede là maturité. Voici les différentes espèces de bou-leau connues.
Bouleau blanc, le bouleau commun, le bou-
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leau des bois , Betula alba, Linn. ; en allemand ge-meine birke, en anglais cornmon birch-tree.
2 0 . Bouleau pubescent, Betulapubescens,W\\.,ou bouleau odorant; Betula odorata. Beckstein ;en allemand wohlric/tende schwarze-birke.
3 °. Bouleau nain, Betula nana , Linn. ; en alle-mand zwerg-birke, en anglais d-warf-birch.
Espèces de l’Amérique septentrionale.
4 °. Bouleau a papier ou a canot, Betula pa-pyracea , WiLlcj- , ou papyrifera , Mich. ; en aile-’mand papier-birke, en anglais papcr-birck.
5 °. Bouleau a feuilles de peuplier , Betulapopulifblia; en anglais white-birch.
6°. Bouleau rouge , ou noir ou lanuleux, Be-tula rubra, Mich. ; Bet. nigra, Willd . ; Bet. lanu-losa, A. Mich. ; en anglais red-birch.
7°. Bouleau a feuilles de merisier, Betulalenta , Linn. ; en allemand nordamericanische zahebitke , en anglais poplar leaved-birch ou blach birch .
8°. Bouleau jaune ou bouleau élevé , Betulalutea, JMich., ou Betula excelsa, Ait. Hort., Kew. ;en allemand canadische grosse birke, en anglais yellow-birch.
9 0 . Bouleau a feuilles de marceau, Betulapumila , Linn. ; en allemand nordamericanischekleine birke , en anglais dwarf-birch of Canada .
L’espèce dont les forestiers aient principalement às’occuper est le bouleau blanc, qui est si multipliédans nos forêts et dont l’utilité sera d’autant plusappréciée, que la rareté du bois se fera plus sentir.Nous allons rapporter sur cet arbre tous les rensei-gnemens qui peuvent en bien faire connaître lesavantages, soit sous le rapport de sa culture dans lesterrains qui so refusent à la production d’arbres plusprécieux, soit sous celui de ses qualités et usages.
Le Bouleau blanc ou commun ( V. la fïg. àVAtlas) est un arbre forestier de la deuxième gran-deur , qui s’élève de 4 ° à 5 o pieds et dont le troncacquiert au plus 4 pieds de tour, mais qui, dans lesbons terrains et lorsqu’il est renfermé dans des mas-sifs de futaies, parvient à 60 et 80 pieds de haut, surun diamètre qui n’est pas ordinairement proportionnéà son élévation. Il est remarquable par son port et lablancheur de son écorce.
Sa tige est assez droite , cylindrique, sans diffor-mités et sans noeuds ; elle 11e pousse de branches quevers son sommet; celles-ci se divisent en rameauxsouples, effilés, allongés et pendans lorsqu’ils nesont pas gênés par des arbres voisins. Dans le cascontraire, ses branches sont plus rapprochées dutronc. C’est donc de la situation où se trouve cetarbre que dépend sa forme droite ou en parasol, etc’est sans aucun fondement qu’on a cru qu’il exis-tait une espèce ou variété de bouleau-pltmreur.
• Lès rameaux sont quelquefois parsemés de petitstubercules résineux sous la forme de petits pointsblanchâtres.
11 pousse un grand nombre de racines qui s’éten-dent horizontalement dans la terre.