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le pin sauvage, qui au surplus donne des produitsplus avantageux encore et dont on fait de grandssemis en Hollande et dans le Hanovre pour fertiliserles bruyères et les landes, et les employer, après 40ou 5 o ans, à la culture des cliènes et autres bois durs,et même à la culture des céréales.
Miller dit avoir vu des terrains dont la locationn’était pas d’un sclielling (24 sous) par acre et paran,"produire 10 ou 12 livres sterlings (9 à 10 louis)à chaque révolution de 12 ans.
• Semis à demeure. Dans les cultures forestières, onfait peu de pépinières de bouleau , parce que l’ontrouv(ybeaucoup de plants dans les bois, qui, àl’âge de 2 à 3 ans, peuvent être employés pour fairedes plantations; mais les semis à demeure offrent unmoyen très-expéditif et très-économique de repeu-pler de grandes étendues de terrains. Ces semis ,cependant, ne réussissent pas toujours , ils exigentdes procédés particuliers, mais simples ; et c’est sansdoute parée qu’on enterre trop les semences etparce qu’on emploie des cultures trop soignées, qu’onn’obtient pas de succès : d’où est venue l’opinion gé-nérale que la graine de bouleau , qui multiplie simerveilleusement d’elle-même, se refusait de passerpar la main des hommes. Il ne faut presque pointcultiver le terrain , et la graine doit être seulementmêlée avec, la terre à la surface du sol et ne jamaisêtre recouverte de plus d’un dixième de pouce.
Si on sème en automne ou au printemps, il fautchoisir un temps calme et pluvieux, afin que lagraine s’attache à la terré et ne soit point enlevéepar le vent ; mais il est très-avantageux de semer enmars ou en avril sur la neige, quand elle est sur lepoint de disparaître : on se contente alors de la ré-pandre à la surface , parce que la neige en fondantl’enterrera toujours assez. Cependant cette manièrede semer ne peut avoir lieu sur les montagnes enpente, parce que la graine se trouverait entraînéelors de la fonte des neiges.
Les semis d’automne lèvent au printemps, et ceuxdu printemps cinq à six semaines après qu’ils sontlaits.
Les bouleaux aiment en général les terrains dé-couverts; cependant comme les jeunes plants sortentde terre avec deux petites feuilles séminales fort dé-licates, et qu’ils prennent très-peu de développe-ment la première année, ils ont quelquefois à souf-frir des chaleurs et de la sécheresse : c’est pourquoi ,lorsqu’on le peut, il est utile de faire les semis dansdes endroits ombragés et exposés au'nord. On peutencore leur procurer de l’ombrage par des planta-tions d’arbres, comme peupliers-marceaux", etc.,ou par des plantations de topinambours, dont leslignes, dirigées de l’est à l’ouest, abriteraient lease-mis du soleil dittmidi. La récolte de ces tuberculesserait encore d’un grand produit.
Voici les procédés de culture qui se, trou vent in-diqués dans les auteurs allemands :
i°. Si le terrain est en nature de terre labourable,on commence par y semer du seigle ou de l’avoine ,puis on répand les graines de bouleau et on faittraîner des bourrées d’épines à la surface, et si onopère au printemps, on raffermit le terrain avec unrouleau.
2 0 . Mais si le terrain est couvert de mousse , depetites bruyères et d’herbes, et cependant suscep-tible d’ètre entamé par la herse de fer, on commencepar y répandre les semences par un temps calme, etde suite on fait gratter la surface du sol avec la herseà dents de fer, ou avec des râteaux aussi à dents defer, ou enfin avec des branches d’arbres chargéesd’un fort poids.
3 °. Si les bruyères, les herbes et la mousse sonttrop hautes pour que le terrain puisse être travailléparle?moyens que nous venons d’indiquer, il fautles arracher, semer ensuite la graine de bouleau etfaire passer sur le terrain soit la herse dé fer, soitdes râteaux, soit des branches traînantes.
4 °. Quand le terrain est tellement occupé par lesarbustes , la mousse et les herbes, qu’aucun desmoyens qu’on vient de proposer ne peut réussir, onle cultive par bandes de 2 pieds de large et éloignéesles unes des autres de 3 pieds, ou par petites placescarrées de 2 • pieds, à la distance aussi de 2 piedsentre elles, et disposées comtjie les cases noires d’undamier. Dans cette culture , on se contente de peleiles gazons en les rangeant à droite ; ensuite on remueun peu la terre avec, le hoyau, puis on répand lasemence, qu’on mêle avec la terre au moyen d’unrâteau de fer. Les rayons ou bandes doivent êtredirigés de l’est à 1,’ouest dans les plaines, et horizon-talement sur le revers des montagnes.
Lorsqu’on a fait des semis dans les forêts où ilse trouve de gros arbres, il faut, à la deuxième outroisième année, abattre ces arbres, parce qu’à cetteépoque les plants se plaisent bien mieux dans lesendroits découverts. Telles sont les méthodes pro-posées par M. Hartig et plusieurs autres auteurs al-lemands.
5 °. On emploie dans la forêt d’Orléans un moyenaussi prompt qüe sûr de faire des semis de bouleausoit en grand, soit en pépinière, et dont j’ai vu lesbons résultats; il consiste à préparer le terrain parl’incinération des plantes et des gazons qui le re-couvrent, à y répandre des semences à la volée.Cette préparation se fait de deux manières : l’une àfeu courant, l’autre à feu couvert. On l’appelle éco-buage /et dans les Ardennes elle est généralementpratiquée sous le nom A 1 essartage.
Pour que le semis de bouleau réussisse, il estutile que le terrain soit léger et un peu frais, etqu’il offre à sa surface des matières combustibles ,telles que des bruyères, des genêts, des épines etautres plantes qui puissent procurer une certainequantité de cendres. Le temps le plus favorable auxessartages est la fin du mois d’août et le commen-cement de septembre , lorsque les chaleurs de l’étéont desséché les herbes et la terre. Dans le moded’incendie à feu courant, on fait autour de l’empla-cement un large fossé ou un pelage à la houe, deplusieurs mètres de largeur, sur lequel on ne laisseaucune matière qui puisse communiquer le feu auxparties environnantes ; ensuite, si le vent est favo-rable, c’est-à-dire s’il ne souffle pas avec trop deforce et s’il se trouve dans une heureuse directionpar rapport au terrain à incendier, on allume lefe'u du côté d’où il vient ; le feu gagne petit à petittoute la surface du local et s’arrête aux limites for-