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exigeait un cautionnement en immeubles de la partdes divers agens d^ l’Administration ; mais la loi du16 nivôse an 9 (6 janvier 1801) n’en a point exigé.
L’ordonnance du roi , du 11 octobre 1820 , porteque les agens et gardes fourniront un cautionnementen inscriptions de rente sur le grand-livre, et dé-termine le montant des cautionnemens pour chaquegrade. V. cette ordonnance au Recueil.
Cautions pour ces baux de pèche. Tout ce quenous avons dit relativement aux cautions à fournirpar les adjudicataires de coupes de bois s’appliqueà celles que doivent donner les adjudicataires de lapèche , avec la seule différence que le receveur gé-néral du département, n’étant pas chargé de la re-cette du prix des baux , n’a point à s’occuper de laréception des cautions des adjudicataires de la pêche.Ces cautions et leurs certificateurs sont reçus duconsentement du receveur des domaines. V. les ar-ticles 27, 28, 29 et 39 du cahier des charges, arrêtéle 11 avril 1821.
Cautionnemens des concessionnaires de ter-rains. \ . Travaux.
CÈDRE DU LIBAN , abies cedrus (I’oir.)5 pinuscedrus (Lin.) ; larix orientalis fructu rotundiore obtuso( Tournef. ). C’est un arbre résineux, très-ancienne-ment connu, qui appartient à la famille des conifères,et qui fait partie du genre pin , suivant Linné ; dugenre sapin, suivant Loiret et plusieurs autres bota-nistes ; et du genre mélèze , suivant Tournefort etMiller.
Dénomination. — Il se nomme en grec cédrns ,ou cédr’élatê ; en latin, cedrus; en italien , cedro ;en allemand libanotische ceder; en anglais , ceder oflibanus. On ne connaît point l’étymologie du motcèdre ; ce mot était un terme générique employé parles anciens pour désigner plusieurs espèces d’arbres.Pline désigne en effet sous cette dénomination, tan-tôt le véritable cèdre , tantôt le cyprès horizontal,tantôt les genévriers.
Description .—Le cèdre(V. la figure à \'Atlas, sousle mot Sapin ) est un des plus beaux arbres de lanature; son port est noble et majestueux; son tronc,recouvert d’une écorce brunâtre et crevassée , ac-quiert, avec les années, jusqu’à 24 et 3 o pieds decirconférence, et sa tige s’élève quelquefois à 100 piedsde hauteur. Les premières branches sont d’une gros-seur proportionnée à celle du tronc , et elles sem-blent elles-mêmes former de gros arbres. Elles sont,en général, disposées par étages, et s’étendent fortau loin, en se distribuant latéralement en nombreuxrameaux, qui se déploient en quelque sorte comme delarges éventails. A leur extrémité , elles s’inclinentun peu vers la terre, et environnent ainsi l’arbred’une oinbre fort étendue et très-épaisse. Les feuillesqui les garnissent ont une teinte sombre ; elles sontpersistantes, petites, fines, étroites, un peu piquan-tes , solitaires et éparses sur les rameaux de l’an-née, et disposées en faisceaux sur les anciens. Lesfleurs mâles forment des chatons simples, solitaires,d’une couleur roussâtre, longs d’environ 2 pouces etredressés vers le ciel ; les chatons femelles sontcourts, arrondis, un peu ovoïdes, se changeant,après la fécondation, en cônes ovales, et qui, lorsde la maturité, ont depuis 2 pouces et demi jusqu’à
5 pouces de haut, et sont dirigés vers le ciel. Ussont composés d’écailles très - larges, obtuses ettronquées à leur sommet ; minces en leur bord, ve-loutées et roussâtres en leur dos ; sous chacune deces écailles et à leur base se trouvent deux semencesailées et oblongues. Le cèdre fleurit, dans le climatde Paris , au mois d’octobre ; ses fruits mûrissentun an après; mais ils peuvent rester plusieurs an-nées sur l’arbre sans tomber et même sans s’ouvrir.
Le cèdre croit naturellement dans plusieurs par-ties de l’Asie, sur le mont Liban et le mont Taurus,en Sibérie , où Pallas en a vu des forêts tout entièresentre le Wolga et le Tobol , ainsi que sur les montsAltaïks.
Histoire. — On pourrait écrire un volume surl’histoire de cet arbre célèbre , que l’on trouvementionnée dans un grand nombre de livres sacréset profanes. Nous nous contenterons d’extraire quel-ques passages des recherches historiques faites surle cèdre par M. Loiseleur Deslongschamps et parquelques autres auteurs.
D’après les lois de Moïse , le bois de cèdre était,chez les Israélites , au nombre des offrandes que leslépreux devaient présenter pourse purifier après leurguérison, (Levit., cap. XIV.)
Lorsque Salomon eut bâti le temple de Jérusalem ,il en fit revêtir intérieurement tous les murs de lam-bris de cèdre, et le fit couvrir en entier avec lemême bois. (Reg., lib. III, cap'XVI.) Outre letemple que Salomon consacra au Seigneur, il bâtitencore un palais appelé maison du bois du Liban .
( Ib., cap. VII. ) Ce roi n’ayant pas dans ses étatsl’immense quantité de ce bois qu’il lui fallait pôurles grands édifices qu’il éleva , obtint d’Hiran ,roi de Tyr , la permission de faire couper sur lemont Liban tous les cèdres et sapins dont il avaitbesoin. (Ib., cap. III. )
Le prophète Ezéchiel compare un prince puissantau cèdre du Liban :
Ecce Assur quasi cedrus in Libano , pulcherramis et frondibus nemorosus , excelsusquealtitudine , et inter condensas frondes eleva-tum est cacumenejus .— Cedri nonfueruntaltio-res illo inparadisoDei. (Ezech., cap. XXXI. )
Amos met en comparaison la grandeur d’un peu-ple avec celle du cèdre , et sa force avec celle duchêne :
Ego autem exterminavi Amorrhcrum à fadeeorum , cujus altitudo , cedrorum altitudo ejus ,etfortis ipse quasi quercus. (Amos, c. II.)
On connaît les beaux vers de Racine , dont l’idéeprincipale est empruntée des psaumes de David ;
J’ai vu l’impie adoré sur la terre ;
Pareil au cèdre, il cachait dans les cieuxSon front audacieux ;
Il semblait, à son gré , gouverner le tonnerre,
Foulait aux pieds ses ennemis vaincus :
Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.
Vidi impium superexaltatum et elevatumsicut cedros Libani. Et transivi, et ecce nonerat : et quœsivi eum, et non est inventas locusejus. ( Psalm ., 36 .)