Band 
Tome premier.
Seite
539
JPEG-Download
 

CEP

gramme est de dix-huit centièmes de grain. Ce petitpoids est destiné à peser les pierres précieuses et lesrésultats des essais de l’orfèvrerie et des monnaies ,ainsi que les essais des mines , pour savoir s’il estavantageux de les exploiter.

CENTILITRE. {Métrologie. ) Mot formé du latincentum , et de litra , mesure cylindrique de corne ,servant, chez les Romains, à mesurer l’huile et d’au-tres liquides. C’est une nouvelle mesure de capacité,la centième partie d’un litron. ( N . Litrei) Elle con-tient 871 lignes cubes, 987,646, c’est-à-dire un peuplus de la moitié d’un pouce cube. Cette mesure nedoit être employée que pour mesurer des liqueurstrès-précieuses.

CENTIMÈTRE. ( Métrologie . ) Mot formé dulatin ce/itum , et du grec metron , mesure. C’est unenouvelle mesure linéaire, la centième partie dumètre. (V. Mètre.} Le centimètre vaut dix milli-mètres , et en mesure ancienne , sa longueur estde 4 lignes, 4344 : cette mesure ne peut servir qu’àmesurer de petites choses.

Centimètre carré. C’est la dix millième par-tie du mètre carré. E11 mesure ancienne , la surfacedu centimètre carré est égale à 19 lignes carrées ,664,076.

Centimètre cube. C’est la millième partie d’unmètre cube. En mesure ancienne , la capacité ducentimètre cube est de 87 lignes cubes, 198,765. Lepoids d’un centimètre cube d’eau distillée est celuidu gramme. Y. Gramme.

CENTISTÈRE. C’est la centième partie du stère.

CEP. Mot qui vient du latin cippus, et qui signifietronc, pied de vigne , uinex stirps.

CEPEE. J'erme forestier qui a la même origineque cep , et qui signifie une touffe de rejets, de brinsproduits par la même souche ou par deux souches,si elles se joignent.

Lorsque les cepées ont acquis un certain âge , onles appelle trochées.

« Les bois de cepées , dit l’art. 44 du tit- XY, del’ordonnance de 1669, ne doivent être abattus et cou-pés à la serpe ou à la scie, mais seulement à lacoguée,a peine , contre les marchands qui les exploiteront,de 100 fr. d’amende, et de confiscation de leurs mar-chandises et outils des ouvriers. »

Les cepées en général sont toujours plus garniesque les racines ne le comportent : une partie desbrins qui les composent sont destinés à périr} mais,avant d’arriver à ce terme, ils épuisent le sol et nui-sent à la croissance des brins qui doivent survivre.Nous avons indiqué, aux mots Aménagementel Ex-ploitation, les éclaircies qu’il convient de faire dansles futaies} on peut aussiles pratiquer dans les taillis,et on ne saurait trop recommander aux particuliersd’opérer le nettoiement des brins superflus et desépines , ronces et autres arbustes, notamment dansles taillis trop fourrés.

Ces éclaircies peuvent se faire à des époques plusou moins rapprochées, suivant le besoin : par exem-ple , un taillis aménagé à vingt-cinq ans peut êtreéclairci de cinq ans en cinq ans. On coupe chaquefois les brins languissons et superflus, et dans uneproportion telle, que ceux qui restent se touchenttoujours par leurs branches supérieures; car si on

CEE. 55g

dégarnissait trop le taillis, les tiges ne s’élèveraientpas et feraient toutes leurs productions en branches.Y. Exploitation.

CERCEAU, CERCLE. ( Circulas ). On appellecerceaux ou cercles des brins de bois refendus parle milieu et dont on se sert pour relier les cuves ,tonneaux, baquets, seaux, etc.

Lps meilleurs cercles sont ceux de brins de chêne de(quinze à dix-huit ans, bien droits; mais comme cesbrins ne se trouvent que dans des fonds exceliens, lescercles de cette espèce sont rares dans la consom-mation.

Ap rès les cercles de chêne, viennent ceux de châ-taignier , et comme cet arbre croît plus vite et plusdroit que le chêne, on peut l’employer à la confec-tion des cercles dès l’âge de cinq ans , dans les bonsfonds et de sept ans dans les autres. 11 s’en fabriqueune grande quantité dans les environs de Paris , deSt.-Brieux, de Périgueux, de Briançon , d’Alais, etc.

Les cerceaux de bouleau durent peu , comparati-vement à ceux de chêne et de châtaignier , quoiqueleur écorce les' garantit de la pourriture ; la forêtd’Orléans en fournit de grandes quantités.

En Champagne et en Bourgogne , on emploie prin-cipalement des cercles de noisetier et de saule mar-ceau ; et comme ils sont inférieurs en qualité à ceuxdont on vient de parler , on les inlercalle avec quel-ques cercles de chêne dans la reliure, des tonneaux.

Le frêne, le merisier et l’aune sont employés àfaire des cercles pour les cuves ; mais il parait qu’onn’en fait point pour les tonneaux.

Les autres espèces de bois sont peu recherchéespour la fabrication de ce genre d’ouvrage.

En hectare de châtaignier bien planté , et qu’onexploite [jour cercles à six ou sept ans, peut don-ner depuis 26 jusqu’à 80 piles, contenant chacune 6rouelles de 24 cercles, de 16 décimètres de longueur.

Dans les pays où le débit des cerceaux est certainet avantageux, on fera bien d’étêter les saules, etde couper les taillis de chêne, châtaignier, bouleau,marceau, et des autres bois propres à la fabrication ducercle , lorsque les brins auront 3 , 4 011 5 mètres delongueur, sur un ou 2 décimètres de circonférencevers le petit bout.

Les perches qui excèdent les dimensions conve-nables aux futailles, et qui ont deqmis 8 jusqu’à i 3mètres de longueur , sur 2 à 4 décimètres de circon-férence au petit bout, peuvent faire des cerceauxpour baignoires, cuviers ou cuves.

Les brins les plus droits et d’un diamètre bien pro-portionné dans toute leur longueur et sans nœuds,sont les meilleurs pour cercles.

Les cercles périssent toujours par l’écorce er l’au-bier, qui sont piqués des vers ; c’est pourquoi onconseille de les faire écorcer , et avec la plane d’enenlever l’aubier.

AJanicre de façonner les cercles, —On travailleà la fabrication des cercles pendant toute l’année ;mais comme le bois se fend et se coupe beaucoupmieux quand il est encore vert, c’est presque exclu-sivement à l’époque des coupes et au printemps ,qu’on s’occupe de cette fabrication.

L’art du cerclier est simple et facile ; cependant ilexige de l’intelligence et de l’habitude pour être

68 *