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Tome premier.
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» évident qu’il peut être carbonisé sans être allumé» et même sans être chauffe au rouge ; et lorsqu’on» empêche le charbon formé d’être consumé par*> une combustion sourde et lente, on doit en ob-» tenir davantage à la fin de l’opération qu’on n’en*> trouve ordinairement, etc., etc. »

Métfiodç de fabrication dans les forets de l’Alle-magne .

Cette méthode diffère peu jie celle, jusitéq dans nosforêts; mais comme M, Hartig, qui en donne ladescription dans son Lehrbuch fur forster, y pré-sente des résultats d’expériences et des observationsd’un grand intérêt, nous croyons devoir traduirteCette description.

Cet auteur considère la fabricatipn du charboncomme l’opération d’art la plus importante qui se pra-tique dans les forêts , puisque , dans la plupart despays , on y convertit annuellement des milliers deCordes de bois en charbon , et que c’est du plus oumoins d’habileté de la part de l'ouvrier, que dépen-dent la qualité et la quantité du charbon qu’on enobtient.

Il établit, comme l’a fait Duhamel , la thporie decette fabrication. Si on jette , dit-il, un morceau debois dans un foyer à l’air libre, et qu’on ne l'éteignequ’après qu’il a été entièrement pénétré par le feu danstoutes ses parties, on obtient ce qu’on appelle a\\ char-bon fou plutôt une braise ), qui, lorsqu’on l’allumeensuite, ne donne qu’une faible chaleur, parce queI’actionde l’airlibre luiaenlevé une trop grande par-tie de sa matière inflammable, ou, comme s’exprimentles chimistes, parce que ce, charbon a perdu une tropgrande partie de son carbone, qui s’est uni à l’oxy-gène de l’atmosphère et au calorique pour former del’acide cabonique. Mais si on jette un morceau debois dans un fourneau qui ne laisse d’action à l’airqu’autant qu’âhen faut pour alimenter le feu, etqu’onbouche promptement ce fourneau pour opérer l’ex-tinction du charbon lorsqu’il est en pleine incan-descence , ou bien si On brûle ce bois dans un vais-seau clos tjô’on fait rougir, et qu’on laisse ensuiterefroidir, on obtient, dans ces deux cas, un charbon,

I ui , lorsqu’on l’emploiera, donnera un très-hautegré de chaleur.

En effet, les charbons qu’on fabrique dans untspwce clos, et qui ne laisse entrer que très-peud’air, ou dans un vaisseau fermé, produisent uneffet plus actif et plus durable que le bois lui-même,et on les préfère, pour cette raison, dans les cas oùl’on a besoin de produire un haut degré de chaleurâvec un petit volume de combustible.

M. Hartig observe qu’il a reconnu qu’un habilecharbonnier peut, avec 100 pieds cubes ou 3,906 li-vres de bois de hêtre seo, produire 3 o pieds cubesou 840 livres de charbon, et avec 100 pieds cubes«m 3 , 6 oo liv. de bois dè pin sec , 34 pieds cubes ou

5 y8 livres de charbon. Le hêtre perd donc environles quatre cinquièmes de son poids et les septdixièmes de son volume, le nin les cinq sixièmes deson poitïs et les deux tiers de son volume (j).

L’avàntage tle la fabrication du charbon est doncd’une haute importance pour l’ëconômie forestière,d’autant que,dans un grand nombre de pays richesen bois, on né tirerait qu’un faible produit de mil-liers dê toYéek de bois, à cause de la difficulté dutransport, ou si Pon voulait réduire le bois encendre*.

Dan* la fabrication du charbon^ on doit -consi-dérer

1 °. ï.a nature du bois qu'il s’agit de convertiren •charbon >

2 U . Là Sàisôh la plus convenable,

3 ”. Le choix du lieu ,

4°. La préparation de là place ,

5 °. La grandeur la plusle fourneau ÿ

6°. La disposition et la forme à luidôHHëh,

7 0 . La couve Mark du fourneau ;

8°. LjU 'manière de mettre le feu atifburneau,

9 0 . La cuisson ,

io°. Le refroidissement du charbon ,ii°. 1 ? extraction du charbon ,

12°. Le transport,

j 3 °. IL épreuve de la qualité du chtirbbn ,

1 4 °- La preuve què le charbonnier livre dè fit quan-tité de bois qui lui a été confiée, celle de charbonqu'ille a d'il produire.

Voici côinrrient M. Hartig explique la manièrede traiter chacun de ces objets en particulier :

A. De la ftdtüfe du bois à convertir en charbon.

Pour apprécier la nature du bois destiné à fairedu charbon, on doit considérer P espèce de bois ,son âge , sa qualité , la saison dans laquelle il a étécoupé, ses dimensions , et son étal die dessiccationou d’humidité.

Toute espèce de bois peut être convertie en char-bon; mais Inexpérience a appris qu’il y avait dansla chaleur produite par les charbons des diversesespèces de bois , autant de différences qne dans celledes bois dont ils proviennent.

Le tableau ci-après , dans lequel se trouve les ré-sultats des expériences de M. Hartig sur la combus-tibilité des boïs , mis en regard avec ceux qu’a ob-tenus M. de Werneck sur les degrés de chaleurproduits par chaque espèce de charbon, présente,à cet égard , des rapports comparatifs.

avantageuse que doit avoir

(1.) M. Hartig fait observer que les pieds cubes du bois ,ainsi que du charbon , représentent ici une solidité réelle ;c’est-à-dire qu’ils sont mesurés sans interstices et d’aprèsleur solidité respective.

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