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tité de charbon, elle peut être d,u moins très-avan-tageuse dans une multitude de cantons où le bois estrare, et où l’on peut construire, à peu de frais, depetites maisons couvertes en tuiles ou en pierresplates. »
Note d’une date postérieure.
« On trouve, dans le Journal des mines del’an 12, a». 88, un mémoire sur les forges de laStyrie , par M. Rambourg, indiquant un procédésuivi dans ce pays pour la fabrication du charbon,qui s’éloignerait peu du nôtre , si cette opération s’yfaisait à l’abri du vent et de la pluie,
» Les bois qu’on y emploie ont 4 > 6 et.quelque-fois îo à î a pouces de diamètre, sur 4 à 5 pieds delongueur. On n’en fait qu ’urte sèulepile, entre d'euxcloisons en planches , de 5 à 6 pieds de haufeur , sé-parées du bois par de la terre mêlée de cendre et demenu charbon ; on n’y brûle que du sapin.
» On voit, par cet exemple, que notre méthodepeut convenir aux bois blancs comme aux bois durs,et ^eryir même à des usines qui consommeraientune grande quantité de charbon.
» Il manquait essentiellement, ajoute M. Fleu-riau , à la description que j’ai donnée de la fabrica-tion de Benon, d’avoir indiqué la proportion du pro-duit en charbon avec le bois employé. J’avais faitplusieurs tentatives pour la connaître ; mais tou-jours les charbonniers in’en faisaient un mystère.Je viens enfin d’obtenir ce résultat. Un habitant dece bourg, sur les soins duquel je puis compter , abien voulu faire les expériences nécessaires. Il les afaites à diverses fois , tant au printemps qu’en été ,sur du bois de chêne, et dans diverses parties des four-neaux ordinaires.il a obtenu, particulièrement d’u/zbois encore vert, provenant du pied de l’arbre, et pe-sant 27 livres ; savoir, 6 liv. de charbon, ou 0,22 p. J;
» D’un bois également du pied , mais sec , pesant18 livres , 5 .livres à de charbon , ou 0,29 p. “ ;
» Dubois de branches, sec, pesant 16 livres,5 livres de charbon, ou o, 3 i p.
» Ainsi, le bois sec de l’année donne , en été ,3 o pour 100 de charbon , et le bois vert, qui n’offreici que 22 pour 100 de son propre poids, doit avoirproduit réellement plus que ces bois secs , puisque,suivant des expériences bien connues , ces dernjersavaient déjà dû perdre, par la dessiccation, plus de25 pour 100 de leur poids primitif (1).
» Si maintenant nous comparons ces produits,soit à ceux des charbonniers dans les forêts , soit àceux que les chimistes obtiennent par des opérationsdélicates, nous verrons , d’un côté , que les nôtresdépassent de beaucoup les produits des procédés or-dinaires , et de l’autre , que si notre méthode pou-vait être encore perfectionnée, elle nous offrirait desrésultats plus importans.
v En elfet , on lit, dans un rapport fait à la 5 o-
(1) Les bois verts produisent moins que les bois secs, parla raison simple qu’ils éprouvent une plus forte évaporationdans la carbonisation ; et d’ailleurs la manutention des four-neaux composés de bois verts, est plus difficile. V, ci-aprèsles Expériences de MM. Haiti g et Hcrneck,
ciétéd’encouragement, le 8 août 1&1 o, par M. d’Ar-cet oc qu’oH trouve , dans Y" Art d l * charbonnier , que» 100 livres de bois donnent environ 20 livres de.» charbon par la suffocation sur terre ; que les bois» distillés avec soin n’en donnent pas au-delà de» 0,20 à 0,27 ou 0,28, et que l’ingénieur Lebon33 n’en trouvait même que 0,16 à 0,17.
» Cependant il est bon d’observer qu’ensuiteM. Mollerat a obtenu , par la distillation , dans unfourneau de son invention jusqu’à 0,29.
t» Enfin, nouS voyons, dans un mémoire ducomte de Rumford , inséré dans la Bibliothèque bri-tannique dfe janvier i 8 i 3 , qu’il a trouvé, par unesuite d’expériences faites sur six espèces de boisdans des bocaux fermés, que 100 parties de bois secont donné 43,33 parties de charbon, terme moyen ,et que l’uniformité desrésultats est telle, que la subs-tance solide paraît être identique dans tous, puis-qu’ils ont produit; savoir,
peuplier.
Tilleul.
Sapin.
Erable.
Qrme.
Chêne.
» On voit donc qu’on perd, par les méthodes vul-gaires, 5 o pour 100 de la matière charbMmeuse quiexiste réellement dans le bois , et que là méthodede Benon, quoique très-probablement la plus par-faite , pourrait cependant nous procurer encore plusdu tiers en sus de son produit actuel, s’il était pos-sible de pratiquer en grand les procédés employés parle comte de Rumford .
» Au surplus, comme l’opinion quecet ingénieuxphysicien s’en était formée peut être ici d’un grandpoids, je crois ne pouvoir mieux terminer ces ob-servations, qu’en la faisant connaître.
» Voici l’extrait de sa réponse à l’envoi que je luiavais fait de ce mémoire.
a Aiiteuil, le 19 avril i 8 i 3 .
» Monsieur, vous avez eu raison de présumer33 que je trouverais dans l’intéressant mémoire que» vous m’avez fait l’honneur de m’adresser, des» faits qui se rattachent à l’objet de mes'recherchesn sur la carbonisation des bois. J’en ai trouvé plu-» sieurs, et je suis de plus en plus persuadé qu’en» perfectionnant ce procédé, on trouvera une éco-» nomie très-considérable.
» Il n’y a nul doute que les procédés employés33 dans la forêt de Benon, que vous avez décrits, ainsi33 que ceux de la Styrie , sont beaucoup plus écono-33 miques que ceux qu’on emploie généralement. La31 chaleur se trouve mieux enfermée et plus concen-13 trée, et connue l’enveloppe qui couvre le bois est33 défendue contre l’action des vents et contre les33 pluies , le bois n’est plus tant exposé à etre con-33 sumé par une combustion sourde, après qu’il a13 été changé en charbon.
33 Comme il a été démontré, par les résultats de33 mes expériences, qu’une chaleur beaucoup moin-33 dre en intensité que celle de l’incandescence suf-» fit pour carboniser le bois parfaitement, il est