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La même commission a fait un second rapport,duquel il résulte que l’acide pyro-ligneux ne pré-sente rien que de salubre , employé comme le vinai-gre ordinaire.
Procédé de carbonisation par distillation ,• parM. Foucaud, de Bordeaux .
Ce procédé donne la facilité de sortir le charbondu fourneavi quinze ou vingt heures après qu’il estcuit, et lui procure plus de poids que n’cn a le char-bon fait par suffocation. Il consiste dans l’établisse-ment de trois fourneaux ayant chacun goo piedscubes de capacité, placés à 3 pieds d’intervalle l’unde l’autre, et communiquant entre eux par un tuyaude fonte qu’on peut fermer à volonté, au moyend’une soupape. Voici la manière d’opérer : Oncharge le fourneau du milieu, et vingt-quatre heuresaprès que l’opération est commencée, lorsque l’a-cide commence à se dégager, on met un second four-neau en feu, et quand co second fourneau est enactivité depuis vingt-quatre heures, l’opération decelui du milieu est finie. On fait alors passer l’açidevaporisé qui se dégage, du second fourneau dans ce-lui du milieu; le charbon de celui-ci ainsi que levase, étant à une haute température, s’imprègnent,dans l’intervalle de deux à trois heures, d’une quan-tité de liquide, qui s’y solidifie en quelque sorte, etqui est double de celle que le charbon prend ordinai-rement à l’air libre.
Trente-six heures après que l’opération du secondfourneau est commencée, on allume le troisièmefourneau, et douze heures après on retire le char-bon de celui du milieu : quand le troisième fourneauallumé a vingt-quatre heures d’opération, le char-bon est fait dans le second ; alors on fait passer surle charbon de ce second fourneau l’acide qui se dé-gage du troisième, en sorte que l’activité est perma-nente dans les trois fourneaux. Le refroidissementdes fourneaux s’opère en quinze ou vingt heures.
! Descript. des brevets, t. Y. )
Procédé de carbonisation ; par M. de la Cka-beaussière.
Ce procédé offre le grand avantage de pouvoirêtre employé dans les forêts mêmes. La dépense estd’envli*on 45 o fr. pour un fourneau, dont 400 fr.pour un couvercle ou chapeau en tôle, que l’on petittransporter et employer pendant long-temps; il n’ya donc que 5 o fr. pour la construction du fourneau.M de la Chabeaussière creuse ses fourneaux enterre, ou il les élève sur le sol.
Les fourneaux souterrains sont des fosses rondes,de 10 pieds de diamètre à l’ouverture, g pieds deprofondeur ; et 9 pieds de largeur au fond ; il y a huitrigoles ou évents creusés dans les parois de la fosse, et Idans lesquels sont placés des tuyaux en terre cuite
f iour la circulation de l’air. Lorsqu’on veut recueil-ir le goudron, on forme un appareil de condensa-tion ; un chapeau en tôle, percé de trons, s’appliquesur Içs bords garnis en briques de la fosse, aprèsqu’ou l'à remplie de bois.
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Les autres fourneaux ne sont autre chose qu’liemur circulaire en gazon, torchis ou pisé, de 9 pieds-de hauteur sur 8 pieds de largeur à sa base, èr3 pieds à sa partie supérieure, qui est garnie de bri-ques, et sur laquelle doit reposer le couvercle. Lesévents de ces fourneaux sont au nombre de huit.
Le produit annuel de huit de ces fourneaux a été;pour 5oo décastères de chêne, de 16,000 hôctoL dé'charbon, ce qui fait environ 9.5 pour 100. On a re-cueilli en outre du goudron, et milia pièces, de-3o veltes chacune,en acide pyro-ligneux, qui-, rec-tifié, a produit par pièce i 3 kilogr. d’acide acétiqueou vinaigre de bois.
Nous recommandons ce procédé dans les grandesforêts. On en trouve une bonne description, ac-compagnée de dessins, dans le Bulletin de la So-ciété d’encouragement, année 183 1 , p. 296 , qui sevend chez M me . Huzard, libraire à Paris. !
Observations sur lès produits en charbon des diffé-rentes méthodes de fabrication qu’on vient d’ex-poser.
Il parait, d’après les expériences dé M. de Ruin-ford, que 100 parties de bois sec donnent 43,33 par-ties de charbon, terme moyen. La meilleure mé-thode de fabrication sera donc celle qui donnera lesproduits les plus rapprochés de cette proportion,toutes choses égales d’ailleurs.
Méthode ordinaire de fabrication sur terre, décritepar Duhamel. — Duhamel dit qu’on estime com-munément que le poids du charbon, dans cette fa-brication, est à celui du bois comme ùn est à quatre.Le produit serait, d’après cette supposition, de25 pour 100; mais il paraît que l’évaluation deDuhamel est trop forte. Nous avons vu que, sui-vant un ouvrage ayant pour titre l 'Art du char-bonnier, cité parM. d’Arcet, 100 livres de bois nedonnaient environ que 20 livres de charbon par lasuffocation sur terre; et d’un autre côté, il résultedes expériences de M. Hartig qüô le terme commund’une bonne fabrication sur terre est de 20 pour100, tandis que celui d’une fabrication médiocren’est que de 17. Un admettant la moyenne pro-portionnelle entre ces deux résultats, le produitserait de 18 et demi c’éét, je crois, cette pro-portion qu’il faut admettre ; elle est plus faibleque celle supposée par Duhamel et plus forte quecelle qui a été admise par M. Molferat, pour lacomparaison des produits de cette fabrication avecceux de sou .procédé. 11 y aurait donc à augmenterde 2 et demi pour iço lçs produits de la fabrica-tion sur terre, qpi ne <6nt estimes qu’à 16 dansles calculs'compaéârifs de M. Mollerat, et par con-séquent à diminuer d’autant l’excédant qu’il a trouvéà l’avantage de son : jirodédë ; mais ce procédé se re-commanderait encore patron excédant considérableen charbon, et sur-tour par les produits en acidepyro-ligneux «t en goudron qu’il fournit.
La méthode décrite par Duhamel, et qui estr tellepratiquée dans nos forêts, laisse beaucoup à dé-sirer quant à l’ordre dags.lèquel les bois sont pla-cés. On ne voit pas que les charbonniers aient par-