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Tome premier.
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long-temps. L’arbre qui la porte conserve ses feuillesvertes plus long-temps que les autres.

La châtaigne exala.de. C’est la meilleure pour legoût. L’arbre qui la porte s’élève fort peu ; il étendses branches horizontalement, mais il charge extrê-mement, même trop, car il s’épuise très-vite.

La châtaigne de Cars. Elle n’est pas très-grosse,mais elle est très-bonne, et a sur-tout la propriétéde se mieux conserver que les autres. L’arbre qui laproduit est un peu tardif, mais pousse bien. Un larecherche beaucoup.

La châtaigne osillarde. On donne ce nom , prèsde Poitiers et de Tours , à deux châtaignes bien dif-férentes en qualité : l’une e6t grosse et bonne, l’au-tre, petite et médiocre.

Le marron de Lyon, d’Auhray, d'Agen , sur-tout celui de Luc, le plus gros de tous, doivent êtreprincipalement mentionnés; mais on ne peut faireconnaître les nuances de leur saveur; il n’y a que legoût qui puisse les saisir.

Ces marrons sont l’objet d’un grand commerce :on en envoie jusqu’en Russie .

Variétés des châtaignes des environs de Périgueux ,suivant l’ordre de leur maturité; par M. Bruzeau.(Extrait de la Feuille du cultivateur .)

La royale blanchère , qui est plus hâtive et quidonne un fruit très-gros, un peu camus, de cou-leur très-brune. Elle ne se conserve pas long-temps.On la récolte dès la fin de septembre. Ses feuilleset son brou sont blanchâtres , sa forme est pyra-midale.

hapourtalonne , qui se récolte en même temps quela précédente, donne un fruit de moyenne grosseur,presque rond, de couleur jaune, à écorce fine, àgoût très-savoureux. Elle, n’a presque pas de zestedans sa chair, ce qui la rend presque aussi agréableque le marron. Sa feuille est petite et d’un vertfoncé; ses rameaux sont étendus.

La corive est petite et camuse; elle se conserve]long-temps et est bonne à sécher.

La royale Hélène est singulière : en surfant deson brou, elle est lisse et gluqnte; elle est un peucamuse et assez bonne.

ha.grande épine est un peu allongée; elle portesur son brou des épines beaucoup plus longues queles autres.

haganebellonne est assez.grosse, decouLeur brune,pointue , un peu aplatie. Elle est très-bonne à sé-cher , et se conserve long-tpmps en vert. ■

,ha gajiiaude qst,.»ne des plus grosses , de couleurrès-brunq j uujreu, de duvet vers la poiute r Èlle e6t,ijrès-bonne à séplier.

ha verte c’espla plus estitpée, en ce qu’elle sç,conserve le miqqx çt.çbargp beaucoup : aussi est-.^llp la plusjjsquemmeut cultivée.

h'égalqde Qp.jnarron bâtard est inferieur en bontéu-atqvrai marron ; mais il eftt plus gros et charge beau-'«Wjplusr,-/ , al .

,-r. sauvage, C’qst le,marron

,] nan^reffejilTress^nijbl^.pp ^qwfon pour la ferme et

Le vrai marron est sans contredit le meilleur de

tous ; il est presque rpud , sans aucun zeste dans lachair, plus petit que,la châtaigne, ce qui le distinguefort bien du marron deLy on>

Il se récolte des dqrnfers , .même laisse lombersouvent son brou et son fruit en même temps. Safeuille est étroite et lpisante.

La poumude, la nafeude,. la modtchàne , lâ i>i-soye et la royale tardive se distinguent difficilementdes précédentes. >. j

On perpétue de greffes les bonnes variétés. Onpeut greffer le châtaignier en fente étenéfcussoil ; maison ipréfère la greffe dite en sifflet ou en flûte, quiconsiste à enlever Sur le •sujet un anneau d r écorce,et à le remplacer par un autre anneau d’écorce prissur l’arbre dont on veut jnultiplier la variété.

« On peut présumer, ditM. Bosc, par une phrased’Olivier de Serres , qu’on.croyait, de son temps ,que les marrons de Lyon venaient de Sardaigne , etceux du Luc de Toscane ; mais il y a toufctieu decroire que le châtaignier est indigène à la France .

» Il en est, ajoute-t-il des châtaigniers commede la plupart des autres arbres. Sa récolfe , généra-lement parlant, n’est abondante que de deux annéesl’une. Les circonstances atmosphériques Influentégalement beaucoup sur la qualité.et là quantité deschâtaignes. Un mois d’août froid les empêche degrossir; un mois d’octobre pluvieux lés engraisse ,comme on dit ; un mois de novembre sec ët chaudles perfectionne et les fait mûrir.

» Certaines années , la plus grande partie de larécolte des châtaignes est piquée des vers et tombeavant le temps. L’insecte qui produit ce ver ou ,mieux , cette chenille , est une teigne , ou pëut-êtrela pyralepflugione de Fab., figurée PI. XL , n°.' 19du 2 e . volume des Mémoires de Réaumur, qui sortde sa coque à l’époque où les châtaignes entrent enfleurs. Quelle que soit l’étendue de ses ravages , iln’est pas de moyen de s’y opposer, car le seul pra-ticable serait d’allumer des feux pour attirer et brû-ler l’insecte parfait ; et combien en faudrait - il,chaque jour, dans lés Cevennes seules? »

On mange les châtaignes dans diffêrens états, etpréparées de diverses manières. Quelques personnesaiptent à les manger crues avant leur maturité Com-plète;.parce. qu’elles ont, dans cet état, un goûtsucré; mais il ijaut leur enlever non-seulement leurjécorce ou peau extérieure, mais encore celle Inté-rieure , c’est-à-dire la membrane qui les retttuvreImmédiatement j ce qui n’ëst pas facile. Céttepeau,qui est alors blanche, et qui ensuite devient brune,

,est âcre au point d’exciter des picotent ens à la, gorge|et une toux fatigante à ceux qui la mangent k quel-que époque que,ce soit.. Oh l’appelle tan dans quel-ques endroits.

Les chàtaignesj pour avoir toute la saveur qui leurest propre et pour se conserver , deinafiüènt à êtrecueillies dans leur complète maturité : en consé-quence il faut, autant que possible, attendre qu’ellestombent d’elles-mêmés. On les mangé soit bouilliesdans de l’ratnwee un peu-de sel, soit rùties. sous laicçodre, soit grillées dans une poêle ou un poêlonpercé de trous» (in ten-fait aussi des compotes et desconfitures Sëchès j cfdhjftflbs sous le rirtnvde marronsglacés. On dit que la fâéine de la châtaigne est bonne