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pluies froides du printemps et les nombreuses peu-plades d’oiseaux qui s’en nourrissent.
La défense de détruire les nids dans les forêts estdonc une mesure à l’exécution de laquelle on doit■veiller avec le plus grand soin.
Moyen de détruire les chenilles. — Les chenillesqui sont véritablement nuisibles sont : la chenillecommune, la livrée , la processionnaire, celle àoreilles, celle du pin, du chou , des grains, quel-ques arpenteuses, et en général celles qui vivent ensociété.
Nous avons vu que les chenilles les plus commu-nes et les plus à craindre se formaient des nids enfilant une espèce de coque , dans laquelle elles seretirent pendant la nuit , ou lorsqu’il fait froid etqu’il pleut. C’est donc là le berceau où croissent,où vivent les ennemis que nous sommes si intéres-sés à détruire. Pour y réussir d'une manière effi-cace , il faut couper les extrémités des branches surlesquelles les nids sont placés , et les écraser ou plu-tôt les jeter au feu tout de suite, parce que si on leslaissait à terre, les jeunes chenilles qui ont été se-couées sortiraient et se répandraient par-tout. Letemps le plus propre pour échenitler, c’est lors-qu’il fait froid, parce qu’alors toutes les jeunes che-nilles sont rassemblées dans leurs nids ; si on n’apas eu la précaution d’écheniller pendant l’hiver ,on ne peut plus le faire qu’après une forte pluie, quia fait rentrer les chenilles dans leur domicile : celteméthode de les détruire est la meilleure de toutescelles qu’on peut indiquer, les autres n’attaquantque quelques individus; mais celle-ci tend à la des-truction générale de l’espèce , en faisant mourir à-la-fois de nombreuses familles , qui auraient des gé-nérations à l’infini si ori les laissait subsister. Il nesuffit pas d’attaquer les chenilles sur les arbres, ilfaut encore les chercher dans les haies voisines desvergers et des jardins , parce que ces insectes, aprèsavoir ravagé les arbustes sur lesquels ils naissent,se mettent en route pour arriver sur les arbres quileur olfrent de quoi vivre.
Une loi, du 26 ventôse an 4 ( 1 é mars 1796), or-donne à tous propriétaires d’écheniller en temps utileles arbres et les haies de leurs possessions. V . Eche-nillage.
Mais un excellent moyen de prévenir la multipli-cation des chenilles serait de détruire la chrysalideou l’insecte parfait, si on pouvait les atteindre plusfacilement, puisque la destruction d’une seule chry-salide du bombice ou du bombice lui-même peutempêcher la naissance de deux à trois cents che-nilles. On recommande avec raison d’allumer desfeux clairs, où viennent se précipiter les bombices,les noctuelles , les phalènes, etc. V. le mot Insecte ,où nous indiquons ceux qui nuisent aux forêts etquelques moyens d’en diminuer la propagation.
CHEVAL, equus. Les chevaux sont employés à denombreux travaux dans les forêts, et principalementaux transports des bois et aux cultures. Lesmarchandsde bois, leurs voituriers et autres personnes à leursolde , ne peuvent faire ni laisser paître leurs che-vaux et bestiaux dans les ventes ni dans les forêts ,à peine de confiscation desdits chevaux et bestiaux ,
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et de toutes pertes, dommages-intérêts et amendes.( Cah. des ch. , art. 78. )
L’amende, pour cheval trouvé en délit dans lesforêts, est de 20 fr. , et la restitution de pareillesomme. ( Ord. de 1669, tit. XXXII, art. 8 et 10.)
Un arrêté du gouvernement, du i 5 brumaire an13 (7 novembre i 8 o 3 ) (V. au Recueil) , concer-nant le pacage des chevaux employés au service desforges de l’ort-Brillet et autres, dans les départe-mens de la Mayenne, de la Loire-Inférieure et d’Ille-et-Vilaine , réduit l’amende à 3 fr.
L’introduction de chevaux attelés dans un cantonde bois, est un délit, et la peine est indépendante desdommages causés. ( Arr. de la C. de cass. , du 26décembre 1806. )
L’amende pour la somme ou charge en bois dedélit d’un cheval ou d’une bourrique , est de 4 fr. ,et la restitution de pareille somme. ( Ord. de 1669,tit. XXXII, art. o et 8.)
L’amende pour enlèvement d’herbages, glandsou faines,«est de 20 fr. , par charge de cheval ou debourrique, et la restitution de pareille somme, (Ib. tart. 8 ci 12. )
Les inspecteurs, sous-inspecteurs et gardes géné-raux, doivent être pourvus d’un cheval, et il est re-commandé aux conservateurs de veiller à l’exécutionde cette disposition. ( Instr. du a 3 mars 1821,art. 19.)
CHEVAUCHEE. Voyage à cheval que sont obli-gés de faire certains officiers pour satisfaire au de-voir de leur charge. Les officiers des maîtrises rédi-geaient des rapports ou procès-verbaux de leurs che-vauchées.
CHEVELU. On nomme ainsi les filamens qui ter-minent les petites racines des arbres, parce qu’ils res-semblent à une chevelure. 11 est important de les mé-nager dans les transplantations, parce qu’ils sontautant de suçoirs qui puisent la nourriture de l’arbredans le sein de la terre. C’est pour cela qu’on recom-mande d’arracher avec la motte les arbres délicats,et sur-tout les arbres verts, et d’entourer les racinesde mousse , de paille, et qu’on les couvre de torchisfait avec de la bouse de vache et de la terre franche.Lorsque le dessèchement du chevelu est peu avancé,on peut rétablir la circulation de la sève en le fai-sant tremper pendant quelques heures dans l’eau ;mais lorsqu’il l’est davantage, il faut le couper,parce qu’il est, dans cet état, sujet à chancir dansla terre , et, par suite , à faire chancir les racines-mères.
Lorsqu’on met un arbre en terre, il faut étendre lechevelu de ses racines, et lui donner à-peu-près lamême position qu’il avait auparavant, L’oubli decette pratique nuit beaucoup au succès de la plan-tation. V. Plantations ,’ et Physiologie végétale,4 e . section.
CHÈVRE , cupra. Eo mot latin capra vient decarpere, brouter. La chèvre est la femelle du bouc;cependant, sous la dénomination de chèvre on com-prend les différens âges et sexes de ce quadrupède,et par conséquent le bouc, qui en est le mâle , le.chevreau, qu on appelle aussi cabri , cabril ou ca-brit, ou biquet, et la chèvre proprement dite, à la-quelle on donne , dans beaucoup d’endroits", le nom