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Le Chèvrefeuille a fruits hoirs est un arbris-seau à tige droite, à rameaux nombreux et flexi-bles, à feuilles pétiolées, elliptiques, crispées surles bords, velues dans leur jeunesse et devenantglabres, à baies noirâtres et distinctes. 11 habite lesmontagnes de la Suisse , de l’Allemagne et du midide la France ; il fleurit au milieu du printemps, etses baies mûrissent peu de temps après.
Les autres espèces ne se trouvent point dans lesforêts de l’Europe ; mais on en cultive plusieurs dansles jardins : tels sont, le chèvrefeuille toujours vert,ou de Virginie, arbrisseau sarmenteux, et d’un as-pect magnifique par la couleur de ses fleurs, d’unrouge éclatant et orangé, et qui paraissent depuis lafin du printemps jusqu’à l’automne; le chèvrefeuillegracieux, ou du Canada , lonicera grata, dontles feuilles sont bleuâtres et les baies rouges; lechèvrefeuille de Tartarie, arbrisseau très-élevé ettouffu, qui se distingue par son feuillage d’un verttendre et ses fleurs couleur de rose; le chèvrefeuillesymphoricarpos, arbrisseau petit, touffu, remar-quable par la couleur fauve de son feuillage, très-joli lorsqu’il est en fleurs et en fruits dans l’arrière-saison. Il a les feuilles ovales, petites, raides, gla-bres, pubescentes en dessous; les baies rouges, glo-buleuses, et restant attachées sur les branches unepartie de l’hiver; il fleurit vers la fin de l’été jus-qu’au milieu de l’automne. Il est originaire de l’A-mérique septentrionale , et cultivé en France depuisenviron cinquante ans. Il se multiplie très-aisémentpar les marcottes, et n’est point délicat sur la naturedu terrain. Le chèvrefeuille Dierville , du nom deDierville , chirurgien français , qui l’a apporté del’Acadie , est un arbrisseau intéressant par la beautéde son feuillage, d’un vert foncé et brillant, parses grappes de fleurs jaunes, et remarquable par sesfruits capsuleux, qui diffèrent par conséquent desfruits des autres chèvrefeuilles. 11 se multiplie par lesnombreux rejets enracinés qu’il fournit en traçant,et il ne craint point le froid.
CHEVRON, capreolus. Les chevrons sont de lon-gues pièces de bois que l’on scie, de 8i niilliin.
( 3 pouces ) sur une face, et de 108 niilliin. (4 pou-ces ) sur l’autre, ou de 108 millim. en carré. Ilssont principalement destinés à la couverture desmaisons, et à soutenir les lattes sur lesquelles on
Î iose la tuile ou l’ardoise; mais ils servent aussi dansa menuiserie.
On emploie, dans la ci-devant Lorraine , les déno-minations de tronce , panne, chevron , perche , demi-perche , pour désigner la grosseur relative des arbresrésineux qui se délivrent aux usagers, aux fermiersdes scieries, des verreries, etc. V. au mot Tronce lavaleur respective de ces différentes dénominations.
CHICOT , coliculus. On appelle chicot ou argotla portion restante d’une branche coupée à une cer-taine distance du tronc, ou ce qui reste hors de terred’un arbre ou arbrisseau abattu.
Comme les fibres, qui ne croissent chaque annéeque d’une épaisseur d’environ 5 millim., seraienttrop long-temps à recouvrir le chicot d’une brancheauquel on aurait laissé trop de longueur, il est con-venable de ne laisser que 2 millim. de hauteur aux
chicots des petites branches qui n’excèdent pas i4millim. de diamètre, et 5 millim. à ceux des bran-ches plus fortes. L’écorce peut alors recouvrir, dansla même année , toutes les petites plaies et unepartie des moyennes.
Quant aux bois qu’on exploite dans la forêt, ilfaut faire en sorte, en les coupant rez terre, qu’iln’y reste point de chicots. V. Exploitation.
L’enlèvement du bois sec et des chicots sur descharrettes par des particuliers non usagers, est undélit. ( Arr. du 2 octobre 1807. )
CHIENS. V. ce mot au Dictionu. des Chasses.
CHIMIE. Ce mot vient du grec chumos, suc, ou dechéô, fondre. C’est une science qui apprend à con-naître l’action intime et réciproque de tous les corpsde la nature les uns sur les autres.
Quelques connaissances de physique, de chimie etd’histoire naturelle, sont utiles aux forestiers. C’estce qui nous a déterminés à présenter sur ces objets desexplications dans le cours de cet ouvrage. V. Acide,Alcali, Azote , Botanique , Calorique , Carbone ,Hydrogène , Lumière, Oxygène, Terre , Physiologievégét. V. aussi le mot Forestier.
CH 1 NCAPIN. Espèce de châtaignier d’Amérique.V. Châtaignier.
CHOMÂGE . Ce mot vient de chaume, et signi-fie l’espace de temps qu’on est sans travailler, qu’onreste sous le chaume.
L’ordonnance de 1669, tit. XXVII, art. 45 , ré-glait les indemnités à payer pour le chômage desmoulins occasionné par la navigation, et l’art. 46du même titre attribuait aux officiers des maîtrisesla connaissance de tous différens sur les droits dechômage.
Cet objet n’est plus dans les attributions de l’Ad-ministration forestière. 11 appartient, quant à lasurveillance , aux ag ens de la navigation; quant àla police, aux conseils de préfecture; quant auxquestions relatives à des droits contestés, aux tribu-naux ordinaires.
Une ordonnance de décembre 1672 avait main-tenu les droits à payer pour chômage , fixés parl’ordonnance de i 66 ç à 2 fr. par vingt-quatreheures.
Le décret du 25 janvier 1807, concernant le flot-tage des bois sur les ruisseaux et canaux qui coulentdans la vallée de Neustadt, porte, art. 10, que oie
chômage des moulins., occasionné par le passage
des flottes, sera payé aux propriétaires ou à leursfermiers, à raison de 2 fr. 25 c. aussi par vingt-quatreheures. »
L’art. 11 du même décret ajoute « qu’il ne serapayé aucun chômage pour les moulins à huile et àscie. »
« Il est expressément défendu, continue l’art. 12,à tout propriétaire ou fermier d’exiger pour lechômage une indemnité plus considérable que celleci-dessus fixée, à peine de restitution du triple, etd’une amende qui ne pourra excéder 100 fr. » V. auRecueil.
On voit que ce décret, en fixant à 2 fr. 25 c. l’in-demnité due pour le chômage, dérogeait à l’art. 45du tit. XXVII de l’ordonnance de 1669; mais cette
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