DIX
DIS
DISPOSITION. C’est l’arrangement des différenttes parties d’un tout.
Dans la pratique , la disposition du discours con-siste dans Yexorde, qui doit être très-court, dans lanarration ou l’exposé des faits , dans la question dedroit , dans la preuve ou les moyens , dans la répli-que ou la réponse aux objections, et dans les conclu-sions.
On suit à-peu-près le même ordre dans les rap-ports qui se font pour l’instruction des affaires dansles administrations. Ces rapports , lorsqu’ils sont dequelque importance , sont divisés en quatre parties:Yexorde, qui contient quelques observations géné-rales; 1 es faits, la discussion et les conclusions.
La division est d’une grande utilité pour présen-ter commodément à l’esprit, dans le détail de cha-que partie , ce qn’il ne verrait qu’avec confusion etavec peine ; sans le secours de cet artifice. Maiscette division serait encore insuffisante , si l’auteurd’un discours, d’un rapport ne savait point coordon-ner toutes les parties secondaires de son travail, dansl’ordre le plus favorable à l’intelligence. L’ordre desalates , dans l’exposé des faits et dans la citation desactes et des lois qu’il faut appliquer ou interpréter ,est très-propre à faciliter la discussion et la conclu 1sion. Enfin il ne faut point oublier que tout ce quin’est point nécessaire à la discussion, doit être écartédu discours, comme nuisible à la précision et à laclarté. Exposer les faits clairement , bien établir laquestion de droit et l’état de la législation , c’estfaire arriver d’elle-même la solution delà question.
Disposition. On entend parce mot, dans la pra-tique , ce qui est ordonné par une loi , une ordon-nance, un jugement. Il se dit au'.si des conventionsportées par un acte.
DISSÉMINATION. Ce mot vient du latin disse-minare , formé de la particule dis, çà et là , et deseminare , répandre : il signifie répandre çà et là.C’est le nom cju’on donneou, mieux, qu’on doit don-ner , car il est peu employé, à la dispersion natu-relle des graines et des plantes; elle s’opère à de gran-des distances, lorsqueles semences sont pourvues d’ai-grettes , comme dans le pissenlit , ou d’ailes mem-braneuses, comme dans le bouleau, le pin, les big-nognes. Quelquefois le péricarpe, ou ce qui en tiejntlieu, est si léger lui-même, ou pourvu d’appendicessi bien disposés qu’il peut aussi se soutenir dansl’atmosphère, et voltiger avec la semence, comme ilarrive aux capsules sèches de l’orme et ue T^é'rable.
Il y a des graines qui sont transportées au loinpar les oiseaux, qui, mangeant le fruit , ne les digè-rent pas ; et telle est celle du genévrier , dont lagrive est friande. Le corbeau, qui ramasse des noi-settes , en forme aussi des dépôts , d’où naissent desarbrisseaux , lorsqu’il les oublie. Les vents , enfin,chassent et roulent les graines à de très-grandes dis-tances. Ce sont ces causes qui contribuent an repeu-plement des forêts , et auxquelles on doit l’appari-tion de plantes dans des lieux où elles né s’étaiqntpoint montrées précédemment, ou la renaissancede celles qui, depuis long-temps, en avaient dis-paru. Nos futaies se régénèrent quelquefois enchênes, hêtres ^et autres espèces, quarante àns aprèsque le soleil a été dépouillé. Mais ces moyens sont!
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lents, et c’cst en favorisant les ensemencemens na-turels’, lors des exploitations , que l’on parvient àmaintenir les bonnes essences dans les forêts. V.Exploitation , Pin , Sapin.
DISTILLATION DU BOIS. La distillation estune opération chimique , par laquelle , à l’aide dufeu, on sépare des vapeurs ou liqueurs de quelquessùfcstances renfermées dans des vaisseaux.
L’augmentation du prix du bois a fixé , dans cesderniers temps, l’attention des personnes instruites,qui ont cherché à tirer de ce combustible tout leparti possible.
Les forestiers , de leur côté , se sont occupés desmoyens d’accroître le produit en nature des forêts ,en indiquant différens modes d’aménagement, d’ex-ploitation et de repeuplement.
Les physiciens ont présenté des vues sur l’emploiqui leur paraissait le plus utile de chaque espèce debois. D’autres se sont appliqués à la recherche d’unmode de carbonisation qui, plus avantageux que ce-lui généralement adopté, donnât (indépendammentd’une plus grande quantité de charbon), des pro-duits accessoires, entièrement perdus par les procè-des ordinaires.
La Société d’encouragement pour l’industrie na-tionale a proposé un prix pour celui qui détermi-nerait, par des expériences faites en grand, quelssont les divers produits de la distillation du bois, etles avantages qu’on peut en retirer , soit dans les pro-cédés de quelques arts , soit dans Péconomie domes-tique.
MM. Fremin, Brune, Lebon et Mollerat ont suc-cessivement fait des tentatives qui ont eu des succèsconstatés. V. le Mémorial forestier de 1807, Z 7, 22 9et suivantes.
Le procédé de ( M. Mollerataobtenule suffrage del’Institut. 1 Lé mémoire publié'parce savant, dontnous ayons fait un extrait, à l’art. Charbon, fait con-naître que les produits en charbon obtenus par sonprocédé , sont doubles de ceux qu’pn obtient par lainéthdde ordinaire, et qii’outre le charbon on tireencore de Y acide pyroligneux et de Yhuile épaisse.
Aujourd’hui ce genre d’industrie se répand dansplusieurs parties delaÉrance, et l’on compte déjàun grand nombred’établissemens destinés à la fabri-cation du charbon, avec distillation des produitsdivers qu’on peut en tirer. V. Charbon.
DIXIEME. Les dixième, vingtième, cinquantième■étaient dés impositions que le roi mettait sur les reve-nus de ses sujets, pour le soulagement de l’état, dans|les temps de guerre etautres fâcheuses circonstances.
1 Lei/cr/èmeétaitaussi une pareilleportionquisepré-levait sur le prix des gros bois , baliveaux et autresarbres de réserve des ecclésiastiques , communau-tés séculières, et laïques, gens de main-morte,engagistes et autres , où le roi avait des droits àprendre, pour être, ledit dixième, employé au sou-lagement des pauvres communautés religieuses, ainsiqu’il avait été ordonné par nombre d’arrêts, notam-ment par celui du 29 novembre 1729,
Le dixième était encore le dro^t que le roi pre-nait sur les mines , minières qf métaux.
Ces droits n’ont plus lieu, j , ,
Mais le dixième du prix des ventes des bojs des