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naient les plus belles espérances. Il fit connaîtreque, cFaprès quelques observations , on s’était déter-miné à employer aux couvertures des herbes de touteespèce, telles que des joncs, roseaux , gourbets et au-tres plantes que fournissent les parties basses etmaré-cageuses ; qu’il en avait résulté une très-grande écono -mie et même une amélioration réelle dans les travaux.
Aujourd'hui, la plantation des dunes de Gascogneest placée dans les attributions du ministère de l’in-térieur, et paraît se continuer avec activité.
Il résulte de tout ce qui précède que la fixationdes sables et leur fertilisation n’offrent plus mainte-nant aucune difficulté; qu’il s’agit seulement d’enarrêter le cours, près de la mer, par des clayonnages,ou, mieux encore, par des châssis en planches, et decouvrir avec des branchages , ou seulement avec desherbes coupées, les dunes mobiles, de semer les sa-bles en graines de pin et autres arbres , et de mêleravec les semences des graines de genêt, ajonc, et detous autres arbustes propres à défendre les jeunessemis de bois utiles.
Quelques auteurs, parmi lesquels se trouve M.De-candole, qui a fait un ouvrage sur les dunes de laHollande , ont donné la liste des plantes qui crois-sent dans les sables , et qu’on peut employer pourles fixer. Au nombre de ces plantes sont le roseaudes sables , Vélyme, les genêts, les fétuques , le petitérable de Montpellier, etc. ( Y. le Dictionnaire d’a-griculture, au mot Terrains sablonneux. ) M. Boscpense que le topinambour, dont la tige est élevéeet chargée de larges feuilles , ainsi que le phytolaca,pourraient être employés avec un grand avantage pourabriter les semis. Je dois aussi (aire remarquer que cesavant avait proposé , dans le dictionnaire ci-dessusindiqué, de substituer les châssis en planches depin aux clayonnages, substitution qui, comme nousl’avons dit, a été faite dans les derniers temps; etqu’il conseille de faire entrer plusieurs sortes d’ar-bustes dans les plantations , tels que l’ajonc , le ta-marisque , l’arbousier , l’alaterne, l’épine blanche ,le prunelier, le chèvrefeuille, le garou , la bruyèreCes arbustes sont en effet très-propres à fixer le sa-ble et à abriter les semis.
Indépendamment des dunes formées par les ma-rées sur les bords de la mer, il existe des amas con-sidérables de sables dans l'intérieur des terres, etqui sont également le jouet des vents.
La France présente, dans plusieurs parties de sasurface, de ces sables arides et mouvans. Les pro-cédés pour les fixer ne diffèrent pas beaucoup deceux dont nous venons de rendre compte.
M. de llurgsdorf, dans son Manuelforestier, dontnous avons donné la traduction en 1808 , s’est oc-cupé avec une attention particulière de cet objet,parce que la Prusse , où il était grand-maître des fo-rêts , présente des régions considérables, qui sontcouvertes d’un sable mouvant. Il considère ces amascomme étant dus à des couches de sables renduesmobiles par l’enlèvement des terres qui les recou-vraient, ou par leur défaut primitif de consistance,et il pose en principe qu’il faut, pour arrêter le cours
de ces sables , i°. établir les obstacles à l’endroitmême où commencent les irruptions; 2°. placer lespremiers rangs de piquets ou clayonnages dans lesportions de terres qui sont encore fermes, vers l’ouestdes ensablemens; 3 °. opérer toujours dans la direc-tion de l’ouest à l’est ; 4°. faire choix de moyenstels que , dès la première année , le mouvement dessables soit arrêté invariablement sur la partie oùl’on opère. La méthode qu’il indique pour fixerles sables dans les plaines , consiste à établir desclayonnages ou treillages serrés , et à recouvrir lasurface du sol avec des branches. V., dans son Ma-nuel forestier, les procédés qu’il indique , et ceux deM. Hartig, que nous y avons ajoutés en note.
Des dispositions réglementaires sur les dunes.
Un décret, du 14 décembre 1810 (V. au Recueil),porte que , dans tous les départemens maritimes ,il sera pris des mesures pour l’ensemencement, laplantation et la culture des végétaux reconnus lesplus favorables à la fixation des dunes ; que les pré-fets feront dresser par les ingénieurs des ponts etchaussées un plan des dunes susceptibles d’èlrefixées, en distinguant celles qui appartiennent audomaine; que chaque préfet fera rédiger un mémoiresur la manière la plus avantageuse de procéder àl’ensemencement et à la plantation, et qu’il y join-dra un projet de réglement contenant les mesuresd’administration publique les plus appropriées à sondépartement; que si les particuliers propriétaires desdunes refusaient d’exécuter les travaux commandés,l’administration publique pourrait être autorisée àpourvoir à la plantation à ses frais , et qu’alors elleconserverait la propriété des dunes, et recueilleraitles fruits des coupes, jusqu’à l’entier recouvrementdes dépenses ; qu’aucune coupe de plantes conserva-trices ne peut être faite que d’après une autorisationspéciale du directeur général des ponts et chaus-sées et sur l’avis des préfets; que les gardes néces-saires à la surveillance des plantations seront nom-més, et leur traitement fixé d’après le mode usitépour les hois communaux; que les délits seront pour-suivis et punis conformément aux dispositions duCode pénal; que cependant il 11’est rien innové à ce quise pratique pour les plantations des dunes du départe-ment des Landes et du département de la Gironde.
DUPLICATA, du latin duplico, je double.
Dans la pratique et en administration , on appelleainsi le double d’une pièce , d’un brevet , d’unacte, etc.
Le duplicata de tous actes , titres et pièces, soumis.tu timbre ne peut être donné que sur papier timbré.
DURELIN. Non vulgaire du chêne - rouvre ouroure à larges feuilles. Y, Chêne-
DURET. Espèce d’érable qui croît dans les mon-tagnes de l’est de la France et en Suisse : c’est l 'éra-ble à feuilles d’Obier de Villars. N . Erable.
DUVET. On donne ce nom aux poils extrême-ment déliés, courts, soyeux, qui recouvrent cer-tains fruits, comme les pèches, et qui sont peut-être un organe excrétoire.
FIN DU TOME PREMIER.